Existe-t-il au-delà de la silencieuse nuit Un jour sans fin ? La mort est-elle une porte conduisant vers la lumière ? Nous ne le pouvons dire.
Telle lumière dans l'espritQui brille quand on quitte, de nuit, sa chambre,Une lampe cachée contre son coeur,Pour retrouver une autre ombre dansante.
Personnellement, je suis vraiment contre la peine de mort pour plusieurs raisons.
Quand je mourrai, je ne veux pas laisser de restes. Je voudrais disparaître. Les gens ne diraient pas "il est mort aujourd'hui", ils diraient "il a disparu".
L'homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
La nuit je ferme les yeux et je laisse commencer la vraie vie.
Toutes les fautes passées sont pardonnées à celui qui passe la nuit du Destin en veillée pieuse avec foi et espoir de récompense.
Ne pleurons pas nos amis, c'est une grâce que nous fait la mort de nous séparer d'eux avant que la vie ne les ait séparés de nous.
Leçon ancestrale, coutume venue de la nuit des temps : attendre infiniment, mais sans rien attendre de personne.
La mort n'est pas la dernière fin, il nous reste encore à mourir chez les autres.
L'été : un éblouissement comme est la neige, Celle qui vient légère et ne dure pas, Et rien de nous n'en trouble la lumière D'eau qui s'est condensée puis s'évapore.
La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
La mort c'est la mort, c'est aussi simple que ça.
Aucun de nos instants qui ne soit éphémère ! La mort est une corde au cou de tout vivant.
Je me rappelle une nuit durant l'occupation, j'avais laissé la lumière du salon allumée en allant faire pipi. J'ai été réveillé en sursaut par de grands coups à la porte. Ma grand-mère est allée ouvrir, il s'agissait d'officiers allemands armés. [...] â–º Lire la suite
La neige. C'est de la lumière dont la terre est couverte. Des franges d'écume sur les rochers. Un vol de papillons blancs.
Un simple rayon de lumière d'une étoile lointaine arrivant aux yeux d'un tyran d'une époque révolue a peut-être changé le cours de sa vie, peut-être changé le destin des nations, ou peut avoir transformé la surface du globe. Si intriqués, si inconcevablement complexes sont les processus de la nature.
Si vous ne voulez pas qu'on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d'être lues ou faites, des choses qui valent la peine d'être écrites.
Mieux vaut s'enfoncer dans la nuit qu'un clou dans la fesse droite.
Un beau corps de femme est la meilleure lampe de chevet. Dormir à deux rend la nuit moins opaque.
Mieux vaut étudier que jeûner tout un jour et veiller toute une nuit pour méditer en vain.
Un homme mort ne parle plus.
Pendant quatre-vingts ans tu te sens en danger de mort et un jour tu avais raison, tu meurs.
La mort est la plus sûre compagne de toute de l'homme, la seule sur qui tu peux compter en dernière instance pour t'arracher aux dangers de la vie.
Toute mort est la première.
La seule différence que je connaisse entre la mort et la vie, c'est qu'à présent vous vivez en masse, et que dissous, épars en molécules, dans vingt ans d'ici vous vivrez en détail.
J'étais aussi mort avant de naître que je le serai après avoir vécu. J'ai donc de l'abolition de la personnalité une interminable habitude.
Ma ville. Elle est toujours là pour moi. Chaque nuit de solitude, elle est là pour moi. Ce n'est pas une espèce de fausse nymphette maquillée au marqueur. Non, c'est une vieille ville, vieille et fière de ses moindres pustules, [...] â–º Lire la suite
La mort est un acte du coeur.
À l'aspect de cette multiplicité de supplices, qui n'a jamais rendu les hommes meilleurs, j'ai cherché si, dans un gouvernement sage, la peine de mort était vraiment utile ; j'ai examiné si elle était juste. Quel peut être ce droit que les hommes s'attribuent d'égorger leurs semblables ?
Peut-être est-ce justement le signe de la mort ; quand la pensée s'arrête.