Henri Bergson réclamait déjà au début du XXe siècle un amour du genre humain, et notre civilisation n'a fait aucun progrès de ce côté-là.
Un innocent persécuté prend longtemps pour un pur amour de la justice l'orgueil de son petit individu.
Il n'y a pas d'autre amour que celui qui consiste à donner sa vie pour ceux qu'on aime.
Rien n'est jamais sûr, mais quand quelque chose en amour ne marche pas depuis le début, ça ne marchera jamais. Ne poussez pas.
L'avenir est entre les mains de ceux qui explorent... et de toute la beauté qu'ils découvrent en traversant des frontières toujours plus reculées, ils développent pour la nature et pour l'homme un amour infini.
Malgré les apparences, le génie de la civilisation moderne est un génie simplificateur.
Je considère les louanges non seulement comme une récompense et un résultat, mais aussi comme le début d'un nouveau processus.
Colonisation : tête de pont dans une civilisation de la barbarie d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation.
Pourtant, l'histoire a montré que si la force matérielle peut vaincre certaines idéologies, elle ne peut plus effacer une civilisation sans déstabiliser toute la planète.
Notre fonction première est de créer une émotion et notre fonction secondaire est de soutenir cette émotion.
L'homme ne cesse pas d'être un enfant même à l'âge adulte et il a besoin de la certitude que la compagne choisie ne lui réserve pas seulement l'amour d'une épouse, mais aussi un peu de cet amour maternel que toute femme porte en elle.
Rien n'est plus naturel que d'aimer son pays, mais pourquoi notre amour connaît-il des frontières ?
J'refuse d'être traité comme une merde pour un salaire de merde, j'refuse de perdre mon amour sous prétexte que c'est la vie, qu'on peut rien y faire, j'refuse de croire que ma passion doit forcément rester un loisir et que je peux pas en vivre. La vie c'est ça et ça, pas ça ou ça.
Au début d'une aventure, le cocu y est toujours pour quelque chose.
Verrou. Appareil distinctif de la civilisation et de l'évolution de la pensée.
Mon amour pour l'amour n'est que l'amour du mépris.
Si notre peur consciente est de ne pas être aimé, notre peur réelle, mais généralement inconsciente, est d'aimer. Aimer signifie se compromettre sans garantie, se livrer sans réserve, en espérant que notre amour engendrera l'amour dans l'aimé. L'amour est un acte de foi, et qui a peu de foi a peu d'amour.
Peut-on être un père quand on n'a pas le sentiment d'en avoir eu vraiment un soi-même ?
Maintenant, vous commencez à penser par vous-même au lieu de laisser les autres penser à votre place. C'est le début de la sagesse.
Ne croyez pas à quatre choses : amour d'une femme, charité d'un frère, soleil d'hiver et nuage d'été.
Notre seule vraie famille est celle des livres. On y éprouve un sentiment de perméabilité avec celui qui raconte : il donne tant de force, tant de frissons.
Peu d'objets éveillent, comme le livre, le sentiment d'absolue propriété. Tombés entre nos mains, les livres deviennent nos esclaves.
Humour, c'est amour ; ironie, c'est mépris.
C'est un sentiment horrible de savoir que les choses ont mal tourné et que vous ne pouvez rien faire pour y remédier.
C'est le sentiment le plus merveilleux du monde, sachant que vous êtes aimé et désiré.
Quand on ne sait pas, on ne se pose pas trop de questions, mais quand on commence à disposer d'un début d'explication, on veut à tout prix tout savoir, tout comprendre.
Mon livre doit être écrit dans l'ivresse d'une émotion qui rende inutile l'exercice de la volonté. C'est le fruit d'une région de l'être ou l'émotion triomphe.
La volonté de profiter pleinement dès à présent du monde et de ce qu'offre la vie, de chercher le ciel ici-bas sans se laisser arrêter par le moindre scrupule. Cette vision des choses est entrée pour une grande part dans [...] â–º Lire la suite
C'est tellement rare, c'est tellement improbable, c'est tellement miraculeux que c'est peut-être ça la civilisation et la culture. Rencontrer quelqu'un qui écoute.
Les gens heureux en amour ont l'air profondément attentifs.
La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne.