Le proverbe empirique qui dit : "C'est en forgeant qu'on devient forgeron" est un proverbe de vérité, car il est plutôt rare, en effet, qu'en forgeant, un forgeron devienne petit télégraphiste ou mannequin de haute-couture.
On dit que la liberté est la valeur suprême, et qu'elle n'a pas de prix. Mais elle s'achète, pourtant.
C'est par la servitude qu'on devient une âme damnée.
On doit posséder la science d'une manière qu'on puisse la faire paraître quand on veut.
J'ai bien observé les mouches. Je ne comprends pas pourquoi on dit qu'elles sont sales. Elles s'essuient toujours les mains avant de passer à table.
On pourrait comparer le plaisir de jouer à l'état amoureux.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence.
Et oui le passé c'est douloureux. Mais à mon sens on peut soit le fuir, soit tout en apprendre.
On ne peut détourner l'attaque d'une bête sauvage les mains nues.
Le temps : ce que l'on gagne d'expérience ne vaut pas ce qu'on perd d'illusion.
Qui suis-je ? Où vais-je ? Qu'est-ce qu'on mange à midi ?
Je crois qu'on devient adulte à travers un objet d'amour : un être humain, Dieu, les autres, en fait tout ce qui vous sort de vous-mêmes.
D'une vieille poule, on fait un meilleur bouillon.
On choisit l'âge de faire des enfants suivant le temps que l'on est prêt à passer avec eux.
Quand un économiste vous répond, on ne comprend plus ce qu'on lui avait demandé.
On n'est pas responsable de ses pensées. On est coupable seulement de celles que l'on cultive.
On ne rapièce pas le temps passé à coups d'illusions.
Il fait bon d'ouvrir la porte au rêve : on cherche la magique extase de la poésie dans la lecture des chef-d'oeuvre qu'elle a produits.
Les romantiques furent les derniers spécialistes du suicide. Depuis, on le bâcle...
Insolence. C'est le mot qu'on qualifie l'esprit des inférieurs quand on reste à court de réponse.
L'erreur est égale, que l'on dépasse les bornes ou que l'on reste en deçà.
On dit communément que "le temps c'est de l'argent". Faites le calcul, au cours du dollar.
Tu es belle comme on tueLe coeur démesuré j'étouffeTon ventre est nu comme la nuit
On ne tue pas les vivants !Plutôt marrant venant d'un type qui pointe un flingue sur ma gueule.
L'avion reste le moyen de transport le plus sûr ! C'est ça oui et pourquoi les aéroports on appelle ça un terminal ?
- Comment t'appelle-t-on jeune fille ? - Alice ! - LA Alice ? - Il y a un débat plutôt vif à ce sujet... - Désolé je ne fais pas de politique.
Le mot amour est devenu vieux Il veut plus qu'on l'embête Trop de gens l'on gardé pour eux Il a mal dans sa tête.
L'amitié : c'est accepter chez les autres ce que l'on ne tolère pas chez soi.
On a toujours assez d'humilité pour supporter sa propre réussite.
La télévision, on ne peut pas la regarder. Quand on est debout, on ne la regarde pas. Quand on est assis, on s'endort.
Si l'on vient te dire que quelqu'un a mal parlé de toi réponds : "Il faut qu'il ignore tous mes autres défauts, pour ne parler que de ceux qui lui sont connus."
La vertu est infiniment plus dangereuse que le vice. On ne peut la dénoncer, on ne peut que la punir.
On peut facilement tirer tant de livres de la vie et l'on peut tirer si peu, si peu des livres.
Le sommet du crâne est apparemment l'unique endroit où l'on n'a aucune chance de pouvoir faire pousser des cheveux.
On a mieux qu'un trésor quand on sait s'en passer.
Dès qu'ils apprennent qu'on va déshabiller leur carapace, ils rougissent. Je serai toujours fasciné par la pudeur des homards.
On a la foi ou on ne l'a pas, mais moi, je refuse de désespérer de l'Afrique. Ce serait refuser d'espérer, tout simplement. C'est enraciné, fondamental.
Le passé, pour peu qu'on y songe, est chose infiniment plus stable que le présent, aussi paraissait-il d'une conséquence plus grande.
On est des vikings, ça a toujours été un métier à risques.
- C'est calme par ici. En prison, il y avait toujours du bruit, tu sais ? Quelqu'un qui criait, les gardes qui faisaient l'appel. Je m'y étais habitué... - Tu as raison. On devrait y retourner.
La vie est comme on la fait.
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
Est-ce qu'on finit un jour par oublier, par ne plus souffrir ? - Rien ne s'efface jamais entièrement. Ce sont les impressions qui s'estompent.
Tout chien a le droit de mordre une fois, mais dans le cas d'un chien qui n'arrête pas de mordre, on adopte un point de vue différent.
La fatigue est une des choses au monde les plus intéressantes à penser. Elle est comme la jalousie, comme le mensonge ou comme la peur. Elle est comme ces choses impures que l'on tient loin de ses yeux. Comme ces choses elle nous fait toucher terre.
Le temps et l'obsession et l'amour qu'on met dans l'écriture vous éloignent de la vie.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
Changer de métier n'est rien, mais renoncer à ce qu'on sait, à sa propre maîtrise, n'est pas facile.
Quand on vieillit, le regard intérieur se fait myope. On rêve moins. On devient plus avide et plus avare. On vieillit quand on commence à se retourner.