Il est faux de croire que l'échelle des craintes correspond à celle des dangers qui les inspirent. On peut avoir peur de ne pas dormir et nullement d'un duel sérieux, d'un rat et pas d'un lion.
On peut s'enivrer de son âme. Cette ivrognerie-là s'appelle l'héroïsme.
A travers les larmes on voit drôlement mieux qu'à la loupe ou avec des jumelles.
On voyait particulièrement sur la carte un fleuve, un grand fleuve puissant, qui ressemblait à un immense serpent déroulé, la tête dans la mer, le corps au repos, infléchi sur de vastes distances, la queue perdue au fond du pays.Remonter [...] ► Lire la suite
Je rêve d'un jour où l'égoïsme ne régnera plus dans les sciences, où on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académiciens des plis cachetés, on s'empressera de publier ses moindres observations pour peu qu'elles soient nouvelles, et on ajoutera " je ne sais pas le reste".
On ne viendra pas vous servir sur un plateau d'argent, vous avez à travailler pour que ça arrive !
Acheter une maison à crédit: c'est le crédit qui est cher, pas la maison. La preuve, c'est que quand on a fini de payer, si on pouvait vendre le crédit, on se ferait plus de pognon qu'en vendant la maison.
C'est dans la nature humaine ; quand on nous dit de ne pas toucher à quelque chose en général on y touche quand même... Même si on sait qu'on ne devrait pas. Peut-être parce que, au fond, on aime se compliquer la vie.
Ce qu'il y a de bien avec la fin de la journée, c'est qu'on sait que demain, tout recommence.
Demain notre ami Raymond pensera que c'est le plus beau jour de sa vie. Son p'tit déj' aura meilleur goût qu'aucun des repas qu'on a pu faire.
On ne guérit pas le mal par le mal.
A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.
L'enfance. Cette heureuse et brève période de l'existence où l'on a tout juste assez de conscience pour savourer la joie d'être et d'inconscience pour ignorer les difficultés de la vie.
C'est par la lutte qu'on survit et qu'on gagne ce qu'on veut. Par la force, et non par la faiblesse.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
On ne peut remplir que ce qui est vide.
Je croyais qu'on pouvait mourir de honte. Ce n'est pas vrai. Je croyais aussi qu'il est impossible de haïr sa mère. Ce n'est pas vrai non plus.
Ce qu'il y a de plus dur à regarder en face, c'est le visage d'une mère qu'on n'aime pas et qui fait pitié.
A quoi bon s'agiter ? On est toujours plus jeune que l'année prochaine.
Rien dans la vie n'exige plus d'attention que les choses qui paraissent naturelles ; on se défie toujours assez de l'extraordinaire.
Quand on compose de la musique, on est à l'intérieur de soi.
La vie serait beaucoup plus simple si l'on ne retenait que l'essentiel des choses.
Quand on aime une femme laide, il n'y a pas de raison que cela cesse, au contraire. On l'aimera de plus en plus puisque si la beauté s'altère avec le temps, la laideur, elle, s'accentue.
Quand on s'habitue à chercher son bien-être dans ses propres efforts, on s'élève dans sa propre opinion comme dans celle des autres.
Personne ne fait l'histoire, on ne la voit pas, pas plus qu'on ne voit l'herbe pousser.
L'idée de justice est au fond une idée de théâtre, de dénouement, de retour à l'équilibre ; après quoi, il n'y a plus rien. On s'en va. Fini le drame.
Mais on traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit. Entre le non-dit et le dit, même d'une chose gravissime, il vaut mieux dire la chose gravissime. Et la chose qui va peut-être faire énormément de peine à l'enfant, il faut la dire.
- Elle m'a sauvé la vie. - On s'est sauvé l'un l'autre.
On doit mieux aimer ses amis pour leurs défauts que pour leurs qualités.
Plus je sais bien tromper, et plus je suis fidèle. Plus je suis infidèle et plus on me chérit.
Le bac, c'est comme la lessive : on mouille, on sèche... et on repasse.
On ne peut pas être à la fois, l'assaillant, l'agresseur, et celui qui fortifie la ville contre l'agression.
Comment voulez-vous que la postérité juge équitablement tous les morts ? Comment les interroger dans l'ombre où ils fuient ? Dès qu'on pourrait être juste envers eux, on les oublie.
N'étaient des nuages, on ne jouirait pas du soleil.
Quand on pardonne, on aime. Et quand on aime, la lumière divine descend sur nous.
Un psychiatre est un monsieur qu'on paie très cher pour qu'il vous pose des questions qu'une femme nous pose, elle, gratuitement.
Quand on ne veut pas danser, on dit que la terre est mouillée.
On n'est pas responsable de ses pensées. On est coupable seulement de celles que l'on cultive.
C'est avec les utopies qu'on construit l'avenir et avec les rêves qu'on avance.
Ils ont du bol les poissons rouges, parce qu'eux, au moins, on ne leur demande pas de sortir du bain...
Le bonheur, je crois, après pas mal d'expérience, s'atteint et se procure par des choses qui sont gratuites et de petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention.
Que de dangers quand on quitte la maison ! Je songe à cela lorsque je me souviens de mon fils Peter me disant : « Je veux pas aller à l'école maternelle, papa ! Je veux rester à la maison [...] ► Lire la suite
Mon partenaire est Tim McGee. Petits muscles, gros cerveau, le coeur d'un lion. Ensemble, on est virtuellement imbattables. Virtuellement.
C'est bizarre t'as trop la tête du gars qui croit qu'on en a quelque chose à foutre de ce qu'il dit !
Lorsqu'on dit d'une femme qu'elle n'a pas froid aux yeux, c'est qu'on pense qu'elle a le feu quelque part.
On ne fond pas une bonne épée avec du mauvais fer.
Rien n'est miraculeux. Si l'on apprend ce que sait le magicien, il n'y a plus de magie.
L'histoire, dit-on, est la mémoire de l'humanité : la politique se loge dans ses trous.
Cette force que l'on appelle le rêve ; reflet dans le miroir des symboles du vrai visage de son moi.
On confond trop volontiers la qualité du plaisir dramatique avec la difficulté qu'on éprouve à en jouir.