On ne peut pas balayer d'un revers de main et oublier l'abstention massive.
On ne réduira pas les fractures françaises, on les aggravera au contraire si on persiste à trouver des justifications à la haine dont la France est l'objet.
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
Le grand processus auquel on est soumis, c'est le processus de la désagrégation, de l'oubli et du tri.
Trop de liberté fait peur aux gens, certains s'en débarrassent comme on se décharge d'un poids trop lourd, c'est pourquoi il y a des dominés et des dominants.
On n'écoute plus ce que les gens disent. On se contente de regarder comment ils le disent, quel regard ils ont en le disant, et si leur cravate est assortie à leur pochette.
Plus on aime, plus on souffre. La somme des douleurs possibles pour chaque âme est proportionnelle à son degré de perfection
Tout le mal de ce monde vient de ce qu'on n'est pas assez bon ou pas assez pervers.
L'enfance ne se vit pas dans l'action mais dans quelque chose de plus subtil, qu'on appelle l'innocence à défaut de pouvoir la mieux nommer.
On ne trompe pas l'impuissance : c'est elle qui ment en tendant une main incapable de recevoir.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
Faire parti d'un jury signifie être passif et visionner la sélection de quelqu'un d'autre. C'est comme un menu, on ne choisit pas les plats.
On marie les femmes avant qu'elles soient rien et qu'elles puissent rien être. Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
Plus encore que dans les autres métiers, si on n'existe pas dans celui-ci, on n'existe pas dans la vie.
Les derniers témoins ont vu Jeanne en larmes. Elle avait dix-neuf ans. Elle était belle. Les carnets de Léonard de Vinci disent que l'âme pleure quand elle doit se séparer de cette merveille qu'est le corps.Le fleuve de Rouen est [...] ► Lire la suite
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
Qui pond un oeuf pond une poule, puisqu'on ne sait pas qui a commencé !
Il y a surtout une chose qui frappe quand on arrive à Paris, dans les milieux aritistiques, en général c'est une terrible indifférence.
À la fin de sa vie, on peut évaluer sa vie à partir de six critères : le physique, la famille, l'époque, les amitiés, l'amour, la profession.
On s'est embrassé toi et moi, comme dans « Autant en emporte le vent », avec la montée de la musique et la montée de... la musique ! C'était rien pour toi ?
- Mais enfin pourquoi tu ne leur dis pas ? - Toi la ferme ! - Dis leur pourquoi on est là ! - Tu m'avais promis que tu dirais rien ! - Dis pourquoi tu l'as attaqué Anna ! Et vous tous vous êtes [...] ► Lire la suite
- Mais putain qui êtes-vous Cyphre ? - Surveillez votre langage. - Héhé, j'en ai rien a foutre qu'on soit dans une église, d'accord ? Moi les églises ça me fout les boules, j'aime pas les églises. - Êtes-vous athée ? - Oui, évidemment... J'suis d'Brooklyn.
Si vous avez un peu de patience, vous découvrirez qu'on peut utiliser les immenses ressources du Web pour perdre son temps avec une efficacité que vous n'aviez jamais osé imaginer.
On peut fendre un rocher ; on ne peut pas toujours attendrir un coeur.
Certains esprits sont des trains qui vont si vite qu'on n'a pas le temps de s'apercevoir qu'ils sont vides.
Dès que vous êtes assurés qu'on vous aime, préoccupez-vous d'être inoubliable quand on ne vous aimera plus.
On sort de l'enfance comme d'un pays. On ne revient pas en arrière.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
Tout est si simple et si facile quand on rêve. Comment ensuite continuer tout bonnement d'exister comme s'il n'y avait pas eu cette parenthèse brûlante.
Le théâtre est l'exercice d'un métier, inaccessible à l'esprit, dans lequel on ne peut rien comprendre que dans l'épisodique, le fragmentaire, le momentané, car la loi est "l'explicable" et "l'inconnaissable".
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
La grande faiblesse des régimes de liberté, c'est que chacun y est libre de clamer qu'on ne l'est pas.
Quand on traite de vaurien quelqu'un qui ne vaut pas grand-chose, on lui cause un préjudice commercial.
Parfois je pense que tous les gens (même ceux qui collectionnent des papillons) ont envie de mourir et que si on nous apprenait à voler nous partirions illico vers n'importe quel autre pays.
Est-ce qu'au Paradis on peut commander des Pizza Hut ?
On n'entre pas dans le Paradis demain, ni après-demain, ni dans dix ans, on y entre aujourd'hui, quand on est pauvre et crucifié.
Je suis maintenant convaincu que le nom qu'on porte a une incidence sur notre destin.
On n'est pas tombé d'accord encore si le génie est la perfection de ce qui va mourir, ou la singularité de ce qui va naître.
Avoir une idée originale, c'est se souvenir de quelque chose qu'on a entendu quelque part et avoir oublié où.
On ne cause bien avec une femme qu'après.
Il ne faut pas beaucoup d'esprit pour montrer ce qu'on sait ; mais il en faut infiniment pour enseigner ce qu'on ignore.
Il y a des souvenirs qu'on ne partage pas.
On juge de la vertu d'une femme à ses dessous.
Le principe de la monarchie se corrompt lorsque des âmes singulièrement lâches croient que ce qui fait que l'on doit tout au prince fait que l'on ne doit rien à sa patrie.
Il ne faut pas partager le monde entre les gens qui mentent et ceux à qui l'on dit la vérité, mais entre ceux à qui l'on dit la vérité et ceux à qui l'on est obligé de mentir.
Ce qui demeure le plus difficile à pardonner, c'est la charité qu'on a reçue.
Il n'y a que d'immortels principes, puisque, du jour où un principe meurt, on s'aperçoit que ce n'était qu'un paradoxe.
On gagne à être connu. On perd à être trop connu.
Soyons sérieux, on n'est pas pour l'avortement, pas plus qu'on est pour la guerre. Mais parfois, il faut faire la guerre.
Ne pas s'éterniser au fond de la merde ; parce que même si la merde est une bonne école, on en connaît qu'elle a engloutis pour toujours.