Je crois qu'on peut vivre plusieurs vies grâce à son style personnel. Chaque jour est une occasion de se réinventer.
En amour il faut être sincère, sinon on gâche sa vie.
Mon père m'a dit « quitte le village », on m'a dit de renoncer à Paro, Paro de renoncer à la boisson et voila que vous me dites de quitter cette maison, un jour on me dira « quitte ce monde ! »
Si vous avez un peu de patience, vous découvrirez qu'on peut utiliser les immenses ressources du Web pour perdre son temps avec une efficacité que vous n'aviez jamais osé imaginer.
Au diable on vend son âme, à Jésus on la donne.
Il est beaucoup plus difficile de quitter la génération à laquelle on appartient que son conjoint ou son employeur.
Le grand amour, quand il n'y a plus de distance, quand on n'a même plus besoin de poser une question parce que la réponse est déjà en soi et en l'autre.
On ne cause bien avec une femme qu'après.
On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison.
On ne sait pas assez combien les femmes sont une aristocratie. Il n'y a pas de peuples chez elles.
La bonne volonté, il suffit qu'on l'affirme, ça ne se mesure pas.
Il y a des femmes tellement précoces que l'on est tenté de se demander si elles ont été jamais vierges.
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu'il nous reste le baisemain.
On dit tout. Tout ce qu'on peut. Et pas un mot de vrai nulle part.
Les mots permettent d'ironiser sur tout, de minimiser les situations fâcheuses quand on les vit et de les grossir de nouveau quand on les raconte.
Dans la vie, quand on pense le dernier acte arrivé, on s'aperçoit souvent que la pièce ne se comprend pas sans son épilogue.
On n'a plus grand-chose à dire quand on a trouvé à qui parler.
Ce qu'on appelle le beau n'est d'ordinaire qu'une sublimation des réalités de la vie.
Ce qui est chouette dans le fait de ne pas avoir d'argent, c'est qu'on peut imaginer comme tout serait parfait si on en avait.
C'est en faisant bien l'homme, ou la femme, qu'on aide l'humanité à se faire.
C'est surtout lorsqu'on est obligé de parler de soi que la brièveté est nécessaire.
On ne peut espérer changer spirituellement si l'on ne s'y est pas préparé.
Il n'y a ni événement absolu ni être providentiel. On est tous dans une sorte de vase à se débattre.
Y'a tant de vagues et de fuméeQu'on n'arrive plus à distinguerLe blanc du noirEt l'énergie du désespoir.
Ce qu'on appelle la vie n'est qu'un bref épisode entre deux grands mystères qui n'en font en fait qu'un seul.
On est dans une voiture jaune, la route est à nous et on a des tas de perspectives.
Aujourd'hui, le rugby tamponne beaucoup, on voit surtout des collisions entre des grands costauds, alors que le jeu d'antan avait ses ogres et ses lutins.
Tant qu'on est respectés, reconnus et qu'on peut exprimer clairement nos idées, il n'y a pas de difficulté.
Si on continue avec la concurrence fiscale, dans dix ou vingt ans, il n'y aura plus d'impôt sur les sociétés.
On n'est pas tombé d'accord encore si le génie est la perfection de ce qui va mourir, ou la singularité de ce qui va naître.
Avec une voix forte dans la gorge, on est presque incapable de penser des choses subtiles.
Le sel est âcre quand on le goûte à part ; mais c'est le parfait assaisonnement qui donne aux mets toute leur saveur. Ainsi les difficultés sont-elles le sel de la vie.
Ah ! On parle des liens du mariage ! Mais les liens du divorce sont encore plus indissolubles !
L'amitié peut être muette, et le doit être presque toujours. L'amour au contraire doit être éloquent et l'on ne peut jamais trop dire qu'on aime.
L'ignorance nous force à des actions dont on ne comprend ni les causes ni les effets.
Quand on tient la poule, il faut la plumer.
Ce n'est pas parce qu'on donne des conseils aux autres qu'on agit bien soi-même.
La vie mérite qu'on lui donne sa vie.
Se souvenir, c'est prouver qu'on est deux.
A marcher sur une corde raide, on finit toujours un jour ou l'autre par se casser la figure.
On doit avouer ses qualités à voix basse et sa défaite à haute voix.
Il n'y a rien de si dangereux que la flatterie dans les conjonctures où celui que l'on flatte peut avoir peur.
Comprendra-t-on cette importance que prend pour vous toute chose si nul autre que vous ne l'a décidée, menée à bien ?
On peut passer une vie entière à côté du sexe, en ne rêvant qu'à ça.
Ne pas s'éterniser au fond de la merde ; parce que même si la merde est une bonne école, on en connaît qu'elle a engloutis pour toujours.
Quand le loup nous poursuit, on appelle l'ours bon oncle.
L'amour de mon peuple a retenti jusqu'au fond de mon coeur. Ah ! l'on peut commander ailleurs, mais c'est en France qu'on règne.
- Elle a simplement voulu aider cette pauvre Emily. - Je crois que cette pauvre Emily en a assez qu'on l'appelle « cette pauvre Emily ».
Quand la famille vole en éclat, on peut compter sur ses amis pour sortir du bourbier. Ou s'y enfoncer. Mais, attention, quand la nuit tombe, les masques tombent aussi. Tout peut arriver et tout est permis, jusqu'au lendemain matin.
Je n'ai pas de devise. On m'accuserait d'en trafiquer.