On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.
On dit d'un homme qu'il est raisonnable, comme les putains disent d'un client qu'il est sérieux.
L'expérience n'existe pas au cinéma. On est débutant à chaque fois.
Après ne pas vivre avec ceux qu'on aime, le plus grand supplice est de vivre avec ceux que l'on n'aime pas. C'est-à-dire avec plus des trois quarts du genre humain.
Avec des si, on scierait.
A regarder par une vitre, quelle qu'en soit l'opacité, on devient pourtant moins aveugle.
On peut reconnaitre un enfant guérissable, un enfant fichu, on ne sait jamais... Et c'est ça le problème, c'est qu'on ne sait jamais.
Y'a tant de vagues et de fuméeQu'on n'arrive plus à distinguerLe blanc du noirEt l'énergie du désespoir.
Rappelle-toi des promesses qu'on s'était faîtes mais qu'on a foiré.
C'est comme ça qu'on a gagné la partie. Ensemble. Heureux. Et là, au fond du béton, on a enfin partagé notre rêve d'enfant : le rêve d'un amour sans fin...
Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir.
Le réel n'est jamais ce qu'on pourrait croire, mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser.
Plus on fait de choses, plus on a de temps pour en faire. Moins on en fait, moins on en a : les oisifs n'ont jamais une minute à eux.
On peut tout faire avec des idées. On peut tout faire... surtout influencer les autres
On pense toujours connaître ses enfants jusqu'au jour où l'on découvre qu'ils sont faits de chair et d'os comme les autres humains.
L'auto-stoppeuse est une passagère avec laquelle on sait quand on part, mais avec laquelle on ne sait jamais jusqu'où ça peut aller.
Quand on n'est pas assez fortuné pour se payer le bonheur, il ne faut pas s'en approcher de trop et le regarder...
Une bataille est un drame en trois actes. On commence par s'ennuyer ferme, puis on est terrifié et pour finir on est mort.
Il n'est pas honteux d'être sot si on ne fait pas abus de la sottise.
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.
On ne peut pas aimer la quantité, on n'aime que la qualité.
Est-il indispensable, après tout, de découvrir qui l'on est ? Et n'y a-t-il pas plus de joie à se méconnaître, et à se perdre de vue ?
New York est une ville hospitalière, quand on est seul un jour de fête. Tout est ouvert.
Même si on prouve aux femmes que tous les hommes sont des menteurs, elles admettront toujours une exception pour le seul homme sincère : celui qui leur dit qu'il les aime, et qu'elles sont belles à voir.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux. Je m'arrose de ton parfum pour que tu repousses.
Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le [...] ► Lire la suite
Avoir du pouvoir, c'est garder le sourire quand on se fait casser les côtes par plus puissant que soi.
Rien ne sert d'être vivant le temps qu'on travaille. L'évènement dont chacun est en droit d'attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n'ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n'est pas au prix du travail.
Chaque jour est l'occasion d'une dette que l'on contracte ou que l'on rembourse.
On ne donne pas un coup sur la tête de celui qui a votre doigt dans sa bouche.
Si un homme de couleur découvre un mort, on dira qu'il l'a tué.
Le fil qui unit deux amis est tellement bon qu'on ne peut jamais le rafistoler lorsqu'il est coupé.
On ne lâche pas un homme à terre.
- Il semblerait qu'on ait lancé une nouvelle tendance. - Je crois que geek, c'est le nouveau chic.
En démocratie, vous dites ce que vous voulez, et vous faites ce qu'on vous dit.
Pauvres messieurs auxquels on interdit de fumer leur cigare parce que la fumée risque de réveiller le chat que la demoiselle a dans la gorge !
Dans les rêves, on ne voit jamais le soleil, bien qu'on ait souvent la perception d'une clarté beaucoup plus vive. Les objets et les corps sont lumineux par eux-mêmes.
Les femmes ! Ah ! Les femmes ! Elles sont comme l'argent : on aimerait pouvoir les jeter par la fenêtre.
Logique : un bon outil qu'on nous vend presque toujours sans la manière de s'en servir.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
Amitié : Contrat de construction que l'on signe avec des rires et rompt avec des larmes.
A-t-on le droit de se considérer comme l'auteur de pensées qu'on n'a pas souhaitées ?
Sait-on jamais qui, de celui qui part ou de celui qui reste, ira le plus loin ?
Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime ; pas de plus sûr refuge que l'âme secrète et tendre de qui l'on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l'on aime.
On ne discute pas avec un visionnaire.
Il nous reste, quoi qu'on fasse, la grande interrogation : sa propre mort, celle surtout de ceux que l'on aime.
L'amour que l'on peut mesurer est un amour bien pauvre.
J'ai des amis musulmans, ce sont des gens très bien, mais ils savent qu'il y a un problème, et on ne peut plus le tolérer
Une femme qui zozote est d'autant plus charmante que, quand elle réclame un bijou, on peut se contenter de lui offrir un bizou.