Pourquoi certains arrivent-ils toujours en avance ? Parce qu'ils pensent : "On ne m'aime pas assez pour m'attendre." Pourquoi d'autres arrivent-ils toujours en retard ? Parce qu'ils pensent : "On doit m'aimer assez pour m'attendre."
L'homme est naturellement bon ; il aime à faire payer les services qu'on lui rend.
On ne meurt pas d'une overdose de rêve.
"On" n'est pas indéfini, c'est "je" qui manque de précision.
S'il y avait un dollar au fond de l'enfer, on trouverait un Yankee pour l'y aller chercher.
Jeune, on apprend à parler. Vieux, on apprend à se taire.
La paresse ne peut se passer de travail ; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer.
Le tic-tac des horloges, on dirait des souris qui grignotent le temps.
On n'est pas né pour la gloire, lorsqu'on ne connaît pas le prix du temps.
Notre vie est une coquette si laide qu'on n'ose la regarder en face de peur d'être effrayé.
Ce qu'on fait sur scène est intransmissible. Les chanteurs n'ont pas d'héritiers.
Ce qu'on est incapable de changer, il faut au moins le décrire.
On n'est pas uniquement en ce monde pour y accomplir ses tâches quotidiennes, mais aussi pour accorder de la place aux rêveries de l'âme qui l'élèvent et la reposent.
Plus l'heure fatale approche, plus on se trouve important. Sans cela, la vie vaudrait-elle la peine d'être vécue ?
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
On ne retient pas la vie qui s'en va.
Une fille laide est une fille qu'on saute sans élan.
On n'aime pas une femme pour ce qu'elle dit ; on aime ce qu'elle dit parce qu'on l'aime.
Il ne faut jamais craindre que les maux qu'on peut éviter. L'amertume de ceux qui sont inévitables s'augmente par la peur que nous en avons.
Pour être heureux, on a tous besoin d'une niche et d'une corde au cou.
Emoticône. Le nom est aussi vulgaire que la chose. Je hais ces trucs de feignants. Au lieu d'exprimer un sentiment, on l'expédie. On appuie sur une touche et tous les sourires du monde sont pareils. Les joies, les doutes, le [...] ► Lire la suite
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Héra se barre à tire d'aile, lasse de la sève qu'on tire d'elle.On clame tous qu'on l'aime mais aucun de nous n'est fidèle.
Le sentiment positif, la réalité, c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.
On a le droit de dire du mal des femmes ; on n'a pas le droit de dire du mal d'une femme.
Nuit : temps qu'on peut également consacrer au sommeil.
La possession diminue souvent au lieu de la compléter la connaissance que l'on avait l'un de l'autre.
Le savoir sans le savoir, c'est ce qu'on appelle l'instinct.
Toutes les idées qui triomphent courent à leur perte, et les autres ne valent que par ce que l'on y aura mis soi-même de fièvre et d'espérance.
On est heureux quand on a dépassé l'inquiétude du bonheur.
Ce n'est jamais le même homme qu'on arrête, et puis qu'on juge, et puis qu'on tue ou qu'on libère.
On est toujours dans son époque, on ne peut pas faire autrement que décrire son époque, même si superficiellement on a l'air de décrire le passé.
On accomplit une mauvaise action, on met sa marque dessus.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
On marche plus vite quand on marche seul.
On était trois dans ce mariage, donc c'était un peu encombré.
Le danger avec l'affaire Strauss-Kahn, c'est qu'on associe l'affaire du Coral, où un enfant de sept ans est violé et tué, avec Gabriel Matzneff, qui a des histoires avec des jeunes femmes de 14, 15,16 ans. La pédophilie, c'est la pédophilie, le goût des femmes, c'est le goût des femmes.
Quand la famille vole en éclat, on peut compter sur ses amis pour sortir du bourbier. Ou s'y enfoncer. Mais, attention, quand la nuit tombe, les masques tombent aussi. Tout peut arriver et tout est permis, jusqu'au lendemain matin.
C'est là qu'est le secret du bonheur et de la vertu - aimer ce qu'on est obligé de faire.
On ne m'a jamais rien donné, même pas mon âge.
On ne tombe jamais que du côté où l'on penche.
Quand on vole un oeuf, on va en prison, quand on vole un boeuf, on va au Palais-Bourbon...
Un homme qui hésite, c'est un homme qu'on peut tenter.
Les certitudes valent bien le temps qu'on y met quand elles vous servent pour toute une vie.
On dit tout. Tout ce qu'on peut. Et pas un mot de vrai nulle part.
Le plus souvent, on se querelle pour vivre, pour se prouver qu'on existe, qu'on est encore capable de lutter, de tenir une idée, même folle.
Une religion lucide est un peu celle que l'on se fait et avant tout une question de sincérité envers soi-même.
A tout âge, en tout temps, en tous lieux, dans quelque situation qu'on se trouve, l'estomac influe prodigieusement sur le cerveau.
Quand on croise son destin, le secret s'impose. La magie est à ce prix.
Les alarmes antivol sont insupportables et ne servent à rien, bien au contraire on risque davantage de se faire esquinter sa voiture par un voisin furieux que de se la faire voler.