On dit un jour néfaste ou une journée faste ?
Je me dis que la vie est lumineuse et qu'on a la chance d'avoir plusieurs vies dans une vie !
Dans un large fauteuil, près du foyer béni, Comme on peut voyager, l'hiver, à l'infini !
On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison.
On a beau répondre froidement. Si l'on répond trop vite, c'est la passion.
On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
On ne sait jamais pourquoi on meurt.
L'auto-stoppeuse est une passagère avec laquelle on sait quand on part, mais avec laquelle on ne sait jamais jusqu'où ça peut aller.
Souffrances et joies se tiennent solidaires. L'on ne peut être heureux que dans la mesure où l'on souffre. L'égalité se fait dans l'ordre de l'intensité.
Une mise en scène c'est comme une maison qu'on construit. On doit s'intéresser à toutes les parties de l'édifice.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme.
On achète les bons chevaux à l'écurie.
Il y a deux choses que l'on voit de l'espace. L'Himalaya et le déficit de George Bush.
J'étais une actrice muette, un corps. J'appartenais aux rêves, à ceux que l'on ne peut briser.
Ce qu'on ne dit pas n'en existe pas moins, et tout ce qui est se devine.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Mourir, c'est facile, mais vivre on ne s'en sort pas.
Les plus grands voleurs ne sont pas toujours ceux qu'on croit.
Rappelle-toi des promesses qu'on s'était faîtes mais qu'on a foiré.
Le plus souvent, on cherche son bonheur comme on cherche ses lunettes : quand on les a sur le nez.
"France, mère des arts, des armes et des lois...", pourquoi veut-on toujours y brouiller les premiers avec les derniers?
On ne comprend guère le mot jeunesse avant trente ans.
On regarde en l'air et l'on ne voit pas ce que l'on a à ses pieds.
L'amitié peut être muette, et le doit être presque toujours. L'amour au contraire doit être éloquent et l'on ne peut jamais trop dire qu'on aime.
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage.
On ne fait pas de nouvelles découvertes dans le coeur humain.
La réalité est-elle plus entière dans le geste que l'on pose ou dans celui que l'on retient ?
Le seul véritable service qu'on peut rendre à quelqu'un, c'est de l'envier : l'opportunité lui est ainsi offerte de ressembler, un jour ou l'autre, à l'image avantageuse qu'on se fait de lui.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?
Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.
Le principe de la monarchie se corrompt lorsque des âmes singulièrement lâches croient que ce qui fait que l'on doit tout au prince fait que l'on ne doit rien à sa patrie.
Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu'on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l'âge de son coeur.
L'amour n'est pas aussi important qu'on le dit. L'individu est seul, il doit l'accepter. Ce n'est pas l'amour qui le guérira de sa solitude.
Le progrès n'est pas quelque chose qu'on demande, mais quelque chose qu'on reçoit.
Avoir les moyens, c'est pouvoir se payer ce qu'on est incapable de s'offrir.
Parfois je pense que tous les gens (même ceux qui collectionnent des papillons) ont envie de mourir et que si on nous apprenait à voler nous partirions illico vers n'importe quel autre pays.
Qu'est-ce que cette étoile ? Et on lit son nom dans un livre, et on croit la connaître.
Les dictateurs naissent dans les maisons où on n'ose pas donner à un ordre à la bonne.
Plus on avance dans l'exploration de l'homme, moins on lui trouve de raisons d'exister.
Pour avoir une conversation distinguée se rappeler de n'ouvrir la bouche que quand on n'a rien à dire.
Pouvoir d'un péril affranchir ce qu'on aime.
Y a-t-il une chose qui soit plus agréable que de préparer le petit-déjeuner à quelqu'un qu'on aime ?
Si un homme de couleur découvre un mort, on dira qu'il l'a tué.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
Il est difficile de trouver le bonheur en soi-même, on fait peu d'estime de celui qui peut venir d'ailleurs.
On est plus près du coeur quand la poitrine est plate.
On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir.
Quand on ne veut pas être faible, il faut souvent être ingrat.