L'ennui, ce fâcheux qu'on ne peut renvoyer !
On vante les morts parce qu'on est sûr qu'ils n'en démentiront rien.
L'amour propre et l'amour, ça ne va pas ensemble. Si même il y en a un qu'on appelle propre, c'est pour le distinguer de l'autre, qui ne l'est pas.
Dans la conversation, on dit quantité de choses, en deux mots.
Quand on est dans une chose, on ne sait plus la voir.
Si seulement on pouvait s'entraîner en prévision des naufrages et s'arranger pour qu'ils se produisent quand on est dans une forme parfaite, il y aurait moins de noyades en mer.
On a toujours besoin de plus d'argent que l'on n'en gagne.
On ne fait pas beaucoup de grandes choses par conseil.
On ne réussit dans le monde que par ses défauts.
Il n'y a de sacrifices valables que ceux sur lesquels on se tait.
Ainsi, la spiritualité n'est pas entrée en moi par effraction : j'ai compris qu'elle était déjà là, qu'elle attendait le moment opportun pour me proposer son bras, comme on aide le mal-voyant à traverser la rue aux mille dangers.
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !
Elle avait tout, comme on dit. Comme les imbéciles disent.
Les choses se font, finalement, pourvu qu'on les laisse faire.
Les oeuvres ne sont pas faites pour être jolies, elles sont faites pour que lorsqu'on les regarde on ne comprenne pas ce qu'elles représentent et qu'on ait envie de les déchirer et de passer devant en courant.
On m'expose malgré moi et ça, c'est insupportable.
C'est un grand et beau sujet, une actrice qui vieillit. J'accueillerai cette expérience, on verra.
J'ai vu que, en effet, lorsqu'elle (Emma Smet) était à Londres, on insistait pour la mesurer, la peser toutes les semaines. J'étais révoltée donc je lui ai dit : Je suis désolée, tu n'y vas pas.
Si on ment, autant le faire de façon à se mettre en danger.
On fait l'amour par désir. On le fait par vice. On le fait aussi par amour-propre.
On a son secret, dont on fait d'abord mystère à soi.
Plus on va dans l'infime, plus on a de chances de trouver l'universel.
La conviction certaine que l'on pourrait si l'on voulait est cause d'inertie chez maints bons esprits.
Loin de l'empereur, on a plus de liberté.
Et tu t'es déjà bien assez dépensé, pour le moment, détends-toi à présent, repose-toi, je ne t'embêterai plus, à moins d'y être acculée, simplement te savoir là à portée de voix et sait-on jamais sur le demi-qui-vive, c'est pour moi... c'est mon coin d'azur.
Les hommes sont comme les marrons qu'on nous vend dans la rue : quand on les achète, ils sont tout brûlants et ils sentent bon, puis dès qu'on les sort de leur écorce ils refroidissent tout de suite et on s'aperçoit qu'ils sont presque tous gâtés à l'intérieur.
J'ai été marié plusieurs fois, mais il y a aussi le pacsage, je me suis marié officiellement 3 fois. Et j'ai été pacsé 2 fois. Et j'ai 17 enfants. Dit-on !
Avec Salma Hayek, on partage tout sauf les mecs.
J'ai vu bien des amours en ma vie, bien des façons de dire et de témoigner qu'on aime, mais je n'ai rien vu d'égal à l'amour de ma femme.
On ne peut même pas se plagier soi-même.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.
Il y a certains moments où l'on pourrait souhaiter que l'avenir soit construit par les hommes du passé.
Si Laeticia et moi on se sépare un jour, ce ne sera pas moi qui la quitterai. Ou plutôt, je sais que je ne la quitterai jamais pour une autre. Et puis, si c'est elle qui me quitte, eh bien, je sais aussi que je ne me remarierai jamais.
Au fond, les arts sont des ascèses et ne valent que par l'infini qu'on y met.
Le fait qu'on se confesse de plus en plus à la radio et de moins en moins dans les églises semble indiquer que la publicité est plus précieuse que le pardon.
On pardonne à un être sur quelques minutes, comme à un livre sur quelques phrases.
Il apprit notamment de Lucius Roscius, qu'il avait mis à la tête de la treizième légion, que des forces gauloises importantes, appartenant aux cités qu'on nomme armoricaines, s'étaient réunies pour l'attaquer.
On peut tous avoir des problèmes et nos solutions sont des commissariats.
Le christianisme fait voir de l'humain là où, avant, on n'en voyait pas.
On commence par se croire pardonné, on finit par se croire justifié.
De menace on ne meurt point.
On croit qu'une vie, c'est sérieux. Une vie, ce n'est que ceci : six lettres, quatre factures et un extrait de compte.
On ne parle de l'Afrique qu'en termes pas très heureux.
Ose-t-on commander à ceux qu'on n'aime plus ?
La première patrie, quand on est ici-bas, c'est la vie.
On n'est jamais comme les autres quand on s'aime.
On demandait un jour à quelqu'un s'il y avait de vrais athées. Croyez-vous répondit-il qu'il y ait de vrais chrétiens ?
On a besoin de trop de gens jusqu'au jour où trop de gens ont besoin de vous.
Nous avons une multitude de vies, sauf celle que l'on a prévue.
Quand on aime, on n'échappe pas.