La liberté, c'est comme une grosse pomme rouge et juteuse : c'est bien meilleur quand on y mord à belles dents.
Même les rigueurs de la femme qu'on aime ont des grâces infinies et que l'on ne trouve pas dans les moments les plus flatteurs auprès des autres femmes.
L'univers est une espèce de livre dont on n'a lu que la première page, quand on n'a vu que son pays.
La seule prison dont on s'échappe pas est cérébrale.
Il faut s'être aimé bien peu pour pouvoir rester amis quand on ne s'aime plus.
Le don de soi s'exprime dans l'absolu, dans la vie quotidienne, on devient mesquin, on se met à compter, à calculer.
Etre une femme n'est pas besogne facile : on y a toujours affaire aux hommes.
Quand un homme imite un singe, c'est toujours pour rire du ridicule de l'animal. Quand on me dit que "le singe imite l'homme", je ne le vois pas différemment.
Même si on ne se rend pas là où les vaches s'abreuvent, on sait qu'il n'y a pas de gobelet.
On ne peut pas vivre sans respirer. Or l'âme aussi a besoin de respirer et de manger. Sa respiration, c'est la prière, et sa nourriture, c'est la sainte eucharistie.
On tient pour suspectes l'induction et l'intuition ; l'induction, le grand organe de la logique ; l'intuition, le grand organe de la conscience.
On croit que le style est une façon compliquée de dire des choses simples, alors que c'est une façon simple de dire des choses compliquées.
On ne supporte pas toujours bien les larmes qu'on fait verser.
L'amour a un caractère si particulier qu'on ne peut le cacher où il est, ni le feindre où il n'est pas.
On fait les cadeaux avant les élections et on décide les impôts tout de suite après.
Quand le système nous déçoit, on doit faire justice par nous même.
Ce n'est pas la peine de faire de l'humour avec les femmes puisqu'on les fait beaucoup plus rire en les chatouillant.
La vraie liberté est celle dont on profite sans condition.
L'espoir est une belle femme que l'on courtise.
Le départ, c'est souvent une pirouette pour s'échapper. Après coup, on trouve toutes sortes de bonnes raisons pour expliquer son geste, se justifier.
On bourre sa pipe avec le tabac qu'on a.
S'il suffisait De tendre la main Comme on tend l'oreille.
Si on avait toujours des cerises et des raisins, on pourrait se passer de médecin.
On a quelquefois assez souffert pour avoir le droit de ne jamais dire : je suis trop heureux.
Il n'y a rien de mieux que l'argent. C'est une manière de traduire concrètement le désir qu'on a pour vous.
Si on montrait aux parents ce que leur enfant a en propre, ils auraient moins de possessivité ; ils auraient moins la tentation de juger l'enfant par rapport à ce qu'ils sont eux-mêmes et à ce qu'ils en attendent. Ils [...] ► Lire la suite
C'est ça la vie, penser à rien avec des copains qu'on aime bien.
Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y'a des statistiques là-dessus.
Civisme - On en attend toujours un peu de la part de beaucoup qui n'en montrent aucun.
On oublie sa faute quand on l'a confessée à un autre, mais d'ordinaire l'autre ne l'oublie pas.
Il a fallu cent ans pour effacer les discriminations les plus criantes entre les hommes et les femmes, mais qu'attend-on pour abroger celles qui restent ?
On ne demande pas à un cheval de pondre un oeuf.
L'amitié se corrompt, tout est rêve et chimère ; on n'a pour vrais amis que son père et sa mère.
On ne ment pas, on fait que prédire la vérité.
Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.
A cinquante ans on commence à se lasser du monde, et à soixante le monde se lasse de vous.
Le destin est ce qui nous arrive au moment où on ne s'y attend pas.
On met plus de passion à obtenir ce qu'on n'a pas qu'à conserver ce qu'on a.
La solitude n'est possible que très jeune, quand on a devant soi tous ses rêves, ou très vieux, avec derrière soi tous ses souvenirs.
Quarante ans, bien sûr, c'est encore jeune mais on sent qu'il n'y a plus une minute à perdre, on sent que c'est l'été des Indiens de la vie.
Bohème, on ne l'est que par privation ou négligence. Bourgeois, on ne le devient que par goût.
La souffrance ne se partage pas, encore moins l'oubli que, par ténacité, on trouve parfois dedans.
Contre les loups des montagnes et contre les voisins voleurs, on ne peut pas se protéger.
Rien de plus malaisé que d'obtenir de nos amis qu'ils nous fichent la paix. Dès qu'on prend un peu le large par amour du silence, ils se croient trahis.
Le rire, c'est une des seules façons, quand on est dépassé intellectuellement par quelqu'un, d'arriver à communiquer avec lui.
Je suis ami avec Jamel (Debbouze). Lui est très populaire. Il sort, et en cinq minutes il est cerné par une grappe de personnes. Moi, je vis une existence hyper peinarde. Les gens qui me reconnaissent me disent gentiment un [...] ► Lire la suite
Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres.
À quoi ça sert d'avoir des ailes si on ne peut pas sentir le vent sur son visage ?
Quand on décrit le présent du Brésil, c'est déjà, sans le savoir, du passé qu'on parle. C'est seulement en ayant déjà son avenir en vue qu'on lui donne son véritable sens.
En un mot, la poésie ne peut exister sans l'émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle celui des paroles.