Le théâtre, bien dirigé, devrait être une école de morale. Mais aujourd'hui, on semble y aller pour se divertir, purement et simplement.
Le théâtre est pour chacun le reflet de sa propre fragilité.
Il est si facile et si naturel de deviner la souffrance de ceux qu'on aime ! Mais il est pénible de ne pouvoir y apporter le soulagement qu'on voudrait.
On dit de moi que je suis théâtrale mais je clame haut et fort que je suis le théâtre, et que le théâtre c'est moi. Je suis un spectacle sans interruption.
Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés !
Le comédien sait très bien ce qu'il apporte, parfois de manière géniale, ne dure que le temps de la représentation. Seul subsiste me souvenir. L'auteur, lui, existe grâce à cette trace qu'est l'écrit.
Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux aussi vouloir que cette maxime devienne une loi universelle.
La morale doit être l'étoile polaire de la science.
Tut, tut, ma petite, dit la duchesse, tout a une morale si l'on cherche bien.
La vie, c'est une panique dans un théâtre en feu.
Le théâtre c'est de l'imagination pour ceux qui n'en ont pas.
Mais où le théâtre prendrait-il son impulsion décisive sinon dans le royaume de la liberté ?
Dans toute morale ascétique, l'homme adore une part de soi-même sous les espèces de Dieu, et il a besoin pour cela de changer en diable la part qui reste...
Toute souffrance est causée par l'ignorance. Les gens infligent des souffrances aux autres dans la poursuite égoïste de leur bonheur ou de leur satisfaction.
Contrairement à une idée reçue, la traduction n'est pas une "première mise en scène". Ou alors elle se condamne à l'éphémère. Elle doit être tout aussi rétive au théâtre que le texte original peut l'être.
Ce qui est gênant dans la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres.
C'est de nos esprits, pas de nos gènes, qu'est issu notre refus de la loi de la nature. Cela a été notre choix, non pas un élan instinctif, qui nous a amené à remplacer la sélection naturelle par la moralité. [...] â–º Lire la suite
Rien ne nourrit mieux l'inspiration que l'amour. La souffrance peut la stimuler, rarement l'épanouir.
La vie est pièce de théâtre : ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée.
Se haïr... Il ne fallait pas être le plus grand savant pour connaître que c'est la pire souffrance de l'homme.
L'amour que nous avons pour un animal, une voiture ou un travail, est mesurable... à la quantité de souffrance qu'ils sont capables de nous faire oublier...
Le théâtre est un lieu de tensions. C'est pas un lieu où tout est facile, où on travaille en famille. C'est la vie, le théâtre. Un lieu de conflits, même dans sa réalisation. Et c'est bien qu'il le reste, qu'il ne devienne pas artificiellement un lieu de
On renonce plus aisément à son intérêt qu'à son goût.
Les larmes et les rires d'un comédien seront toujours les ingrédients essentiels de nos oeuvres, et la chair de poule, l'aristocratie du cinéma.
Que l'on considère, par exemple, le Coran; ce méchant livre a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire, pendant douze cent ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d'hommes; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré [...] â–º Lire la suite
Toute action dans le théâtre doit avoir une justification intérieure, être logique, cohérente et réelle.
La morale et les lumières sont nos premières nécessités.
Le principal pour un homme est la femme qu'il aime : il en retire tout le bonheur et toute la souffrance possible.
La première chose que doivent apprendre les jeunes élèves d'art dramatique, ce n'est pas l'ivresse du théâtre mais bien ses exigences.
Il n'y a qu'une maxime absolue, c'est qu'il n'y a rien d'absolu.
Faire du théâtre est la chose la plus superficielle, la plus inutile du monde, et du coup on a envie de la faire à la perfection.