L'homme est le seul animal capable de donner délibérément, mais il ne s'est jamais affranchi des réflexes du chien qui ronge et enterre son os. Pour qu'il accepte de lâcher l'os qu'il tient, il faut qu'on lui en offre un plus gros en échange.
Mais il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d'une hésitation honnête, sans orienter à l'avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l'on pourrait presque.
Ce désert est fermé par des rochers de grès crayeux absolument nus. Quand on se rapproche de ces masses arénacées, on découvre...
Si on a le bon Dieu avec soi, les inspirations se cristallisent en créations heureuses. Si c'est le contraire, ça ne devient plus que de l'effort et de l'agitation stériles.
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par de nouveaux souvenirs avec un autre.
Rien de fastidieux comme des larmes qu'on n'a pas fait couler à dessein.
Tant qu'on entend gémir la liberté, c'est qu'on n'a pas trop à s'alarmer pour elle.
Ce n'est pas ce qu'on a eu qui compte, c'est ce qu'on n'a pas.
Quand on vit enfin, on ne réfléchit pas sur ce qu'on vit : on en profite tout simplement. Le questionnement vient après, une fois que le corps s'est délesté de sa fureur de vivre.
On a toujours de l'indulgence pour les amoureux.
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Le manque de confiance, la jalousie, mon envie de plaire.
C'est le problème, quand les meufs s'enferment dans un dialogue privé avec d'autres meufs, elles arrivent à des conclusions qui échappent à tout bon sens, et qu'on aille pas prétendre qu'il n'y a pas là, au fond, une profonde hostilité envers la libido masculine.
On pouvait se salir les mains, mais pas les apparences.
On peut changer d'amant, mais non changer d'époux.
On a souffert. On s'est surpris à trop aimer. On a rendu, mais on ne sait à qui, les coups du sort. On a jeté parmi les linges sales un front très pur, et faisait-il partie d'un corps ?
On est héros par volonté, on est génial par grâce. L'héroïsme, vous le décidez, le génie vous est donné. L'héroïsme, c'est vous. Le génie, c'est la Nature qui a décidé pour vous.
Un jour, on a demandé à Gainsbourg s'il avait quelqu'un de moins de trente ans à statufier et il a dit quelque chose qui m'a bouleversée : Ce serait France Gall. Ce serait une immense statue en sucre d'orge et tous les enfants viendraient lui lécher les doigts.
Quand on abuse de sa force, on est un lâche.
En essayant de confondre vainqueurs et vaincus dans leurs mensonges on s'attire des ennemis de tous côtés.
On ne fait pas l'amour : l'amour se fait en nous.
C'est l'esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d'engloutissement : - et ce qu'on voit, tout cela n'est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d'un repas effroyable ?
Je ne songe pas à nier que l'on peut opposer à la théorie de la descendance, modifiée par la variation et par la sélection naturelle, de nombreuses et sérieuses objections que j'ai cherché à exposer dans toute leur force.
Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
Quand on est dans un domaine comme l'écriture de spectacle, le luxe c'est jamais bon. On ne trouve pas les bonnes idées dans le luxe, on les trouve dans les contraintes.
C'est simple, si vous donnez un peu, on vous réclame beaucoup.
Bon les gars, on va prendre des mesures un peu draconiennes ! J'veux voir du scotch partout moi ok ? Et s'ils continuent à faire les malins, on leur met du double face !
Peut-être que le dessin est un moyen de me montrer que je suis vachement courageux. On n'hésite pas dans ce métier à se fritter parfois avec des gens très méchants et dangereux.
Quand on songe au prix du bifteck, on comprend plus aisément pourquoi, en Inde, les vaches sont sacrées.
Dans notre société, on dit que quelqu'un a du caractère lorsqu'il accorde plus d'importance à ses propres opinions qu'à celles d'autrui.
Mais les dangers n'acquièrent une valeur que lorsqu'on a appris à les affronter.
Le Québécois pense que la langue française est une langue du corps, une langue de la quotidienneté, et plus on la parle sous un mode naturel, plus on s'éloigne de l'hypocrisie de la grammaire, de l'hypocrisie de la singularité, de la phrase.
On court deux dangers spirituels à ne pas posséder une ferme. Le premier est de croire que la nourriture pousse dans les épiceries. Le second, de penser que la chaleur provient de la chaudière.
On est libres, et quand on est libres, on est vulnérables.
Si on aime, on prend le paquet, sans juger !
Si l'on savait ce que coûtent les bonheurs de la vie, personne ne voudrait les acheter.
Les rires ajoutés des émissions "comiques" à la télé, on devrait les utiliser partout.
Vous savez qu'on peut être hanté par le remords toute sa vie, non pas pour avoir choisi l'erreur, dont au moins on peut se repentir, mais pour s'être trouvé dans l'impossibilité de se prouver à soi-même qu'on n'aurait pas choisi l'erreur.
Je crois qu'on peut commencer sa vie en mentant, mais la finir sans mentir. Si possible. Il y a un temps pour tout.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.
Si l'on m'enlevait même ce que je possède actuellement, je ne vois aucun travail, si humble soit-il, qui ne puisse me procurer assez à manger.
On se défend de lire ce qu' on écrit sur nous, d' abord parce que je n' ai pas le temps.... Je préfère lire ce qu' on écrit sur les autres. Ça construit.
Grandir n'apporte qu'une chose : l'indépendance. Et l'indépendance on en rêve. Parfois nous arrivons à l'acquérir en nous servant des autres et parfois c'est en étant avec l'être que nous la trouvons. Certaines personnes vont jusqu'à monnayer leur indépendance et le prix peut être très élevé.
Le bonheur, on ne sait jamais très bien où il commence si on sait où il finit.
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce que l'on espère.
Il n'y a que ceux auxquels on a tant dit, à qui on a toujours quelque chose à dire.
On ne fait l'amour... On aime
Ah ! Nos nuits d'amour, Lucienne ! L'union des corps et des coeurs. L'instant, l'instant unique où on ne sait plus si c'est la chair ou si c'est l'âme qui palpite...
Il me paraît normal que les avant-gardes littéraires apparaissent à des époques où l'on croit plus globalement au progrès.
Quand on connaît beaucoup de monde, on a aussi beaucoup de disputes.
On récompense parfois des écrivains pour leur oeuvre. Pourquoi n'en punit-on jamais ?