Quand vous mourez, on passe vos films. C'est pour ça que les gens font du cinéma. Pour rendre leur vie importante.
L'avantage qu'il y a d'être dans le vrai, c'est que toujours, forcément, on finit par avoir raison. En théorie, du moins.
C'est mille fois dommage de ne jamais dire ce qu'on ressent.
D'ailleurs, on ne prend pas un baiser à une femme à moins d'être une brute, un goujat, ou bien à moins d'être un novice.
Je pense que quand on a atteint un certain âge et une carrière professionnelle, c'est le rêve de tout cuisinier que de transmettre son savoir.
Si je m'étais marié, c'est Victoire que j'aurais épousée! J'ai beaucoup d'amour en moi et on me le rend bien.
Il n'est rien de si amer qu'une noix verte, et toutefois à force de sucre on en fait une confiture fort délicate.
Un ambassadeur est un honnête homme que l'on envoie mentir à l'étranger dans l'intérêt de son pays.
Il ne s'agit pas de croire ou de ne pas croire. Il s'agit de savoir ce qu'on veut. Or on ne veut rien d'autre que l'Eternité.
On ne sait pas assez combien les femmes sont une aristocratie. Il n'y a pas de peuples chez elles.
Les gens veulent qu'on fasse leur bonheur ou leur malheur, mais surtout pas qu'on se désintéresse de leur sort.
On aime d'ordinaire les belles femmes par inclination, les laides par intérêt et les vertueuses par raison.
Mais les jours passés Revivent on le sait Dans un pays que rien n'efface On garde le meilleur Tout en berçant les regrets.
L'on peut voir pendant des mois le matin se lever sur la brousse, et cette neuve fraîcheur et cette neuve beauté sont des choses à quoi l'on ne peut pas entièrement s'accoutumer.
Quand on me dit que j'ai du talent, on n'a pas besoin de me le répéter : je comprends du premier coup.
Peut-on le faire ? Nous pouvons le faire ! Nous le ferons !
Je n'étais pas une bonne serveuse, mais on m'a dit que j'étais très gentille et charmante, alors les gens m'aimaient de toute façon.
Peu m'importe qu'il y ait du sucre aux Indes, de la porcelaine à la Chine, du café en Arabie ; il faut qu'on me l'apporte.
Quand on dit d'une femme qu'elle est assez jolie, c'est justement qu'elle ne l'est pas assez.
Communiquer ! Le grand mot, mais comme on en abuse ! Il signifie donner : on en fait le synonyme d'échanger.
Tout prend, à mesure qu'on vieillit, l'allure du souvenir, même le présent. On se considère soi-même comme déjà passé.
Il est permis à tout le monde de se tromper. A la condition de ne pas savoir à l'avance que l'on se trompe. Et surtout à celle d'avoir le courage de refuser de se tromper.
Pour jouir de ce bonheur qu'on cherche tant et qu'on trouve si peu, la sagesse vaut mieux que le génie, l'estime que l'admiration, et les douceurs du sentiment que le bruit de la renommée.
Au confessionnal, quand un prêtre insiste, on est fondé à se demander si c'est pour la vérité ou pour le plaisir.
Le bonheur c'est une mayonnaise : ça tourne sans qu'on sache pourquoi.
Sans doute on a des enfants quand on en veut, mais en a-t-on quand on préfère n'en pas avoir, ou quand il serait dangereux qu'on en eût ?
Les lois suivent toujours la vie, elles ne la précèdent jamais. Quand on les sanctionne, le mal est fait.
Lorsqu'on attend après son voisin pour dîner, on dîne bien tard.
Les gens qu'on aime sont aussi ceux qui nous torturent.
Dans un même appartement, on peut toujours cohabiter sans être obligé au concubinage.
S'il y a deux substantifs que je redoute quand on parle de télévision, c'est "culture" et "éducation".
Il n'est jamais aussi difficile de féliciter une amie pour son bonheur que lorsqu'on le juge immérité.
L'aphorisme ? Un feu sans flamme. On comprend que personne ne veuille s'y réchauffer.
On ne devrait assembler les hommes qu'à l'église ou sous les armes ; parce que là, ils ne délibèrent point, ils écoutent et obéissent.
Ce qui vaut la peine d'être fait vaut la peine qu'on demande à quelqu'un d'autre de le faire.
Aucune mère n'est dupe quand on joue faux.
Dans la vie, quand on pense le dernier acte arrivé, on s'aperçoit souvent que la pièce ne se comprend pas sans son épilogue.
Le moment précis où l'on devient ridicule nous échappe toujours.
L'homme n'est pas un animal social, c'est un esprit errant, dont on ignore heureusement la nature.
Les vaches quelle que soit leur couleur donnent le même lait. La rose, quel que soit le nom qu'on lui donne, émet la même odeur.
On ne suit pas toujours ses aïeux ni son père.
Avec tout ce qu'on nous dit sur la viande, pour continuer à en manger aujourd'hui, faut vraiment être boucher !
Quand on n'a pas ce qu'on veut, il faut vouloir ce qu'on a.
Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l'on ait besoin de les emporter avec soi.
La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minimas sociaux, les gens sont quand même pauvres.
C'est un homme adorable ! Ca ne veut pas dire qu'on peut l'adorer - ça veut même dire le contraire - mais il est adorable !
Lorsque le coeur est satisfait, on oublie le pour et le contre.
S'il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème.
Etudiant, voilà bien un titre qu'on ne dépose qu'au tombeau.
On crie beaucoup contre la censure - elle nous oblige souvent à avoir de l'esprit.