L'être stoïque sait que la vie moderne n'est qu'une série de moments pendant lesquels on attend de passer à la caisse.
On a de tout avec l'argent, hormis des coeurs et des bons citoyens.
Il y a des gens qui sont tellement laids qu'on devrait les traiter comme des meubles en été : il faudrait leur mettre des housses.
La bonne volonté n'a rien à faire en littérature. Ce n'est jamais en s'imposant des contraintes ou des devoirs que l'on peut écrire.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
On s'aperçoit qu'un nouveau talent a emergé au fait qu'il se crée spontanément autour de lui une conjuration d'imbéciles pour le briser.
On épargne à la laideur véritable les jugements de valeur ; seuls les monstres sont libres.
Les "cons", c'est vous, c'est moi, c'est ce qu'on fait de nous, c'est pour ça que je me pardonne. Je me dis : j'ai été à l'école, et mes déviances d'adulte c'est des carences affectives et des carences pédagogiques.
Il est dangereux qu'un coeur qu'on a charmé soit trop persuadé, madame, d'être aimé.
On ne saurait choisir un ami à la façon dont un chien se précipite sur un morceau de viande.
Il n'y a plus de liberté dans l'ironie. Quand on est libre, on peut traverser des pays dangereux à côté du danger. Sinon, on n'ose pas.
Faire des textes de chansons, c'est comme si on avait un petit filon en soi, et j'ai toujours su qu'un jour ce filon serait épuisé.
Il y a des choses que l'on peut dire aux autres ; et d'autres qu'on ne peut dire qu'à soi-même.
Lorsque le coeur est satisfait, on oublie le pour et le contre.
On ne perd d'autre existence que celle qu'on vit et on ne vit que celle qu'on perd.
La justice coûte cher. C'est pour ça qu'on l'économise.
Le génie est une forme de magie, et le propre de la magie, c'est qu'on ne peut l'expliquer.
Qu'on soit black de peau, qu'on soit blanc, qu'on soit jaune Qu'on parle l'eskimo ou l'indien d'Amazone, Devant le soleil qui s'éteint, A la même enseigne, tous les mêmes enfin.
On est toujours plus vieux que sa femme, surtout lorsqu'on a épousé une femme plus âgée que soi.
Quand on sort d'un pénitencier on se réfugie plus volontiers dans un bordel que dans une cathédrale.
N'importe quelle idée semble personnelle dès qu'on ne se rappelle plus à qui on l'a empruntée.
On devrait retaper notre pauvre planète, avant d'aller bousiller celle des autres.
Faut pas prendre de but, faut pas prendre de but... Y'a qu'à diriger un club de natation, on prendra plus de but !
Triste, on hait le joyeux ; folâtre, on hait le triste.
Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le [...] ► Lire la suite
Comme l'avenir est incertain, comme les prévisions que l'on peut faire aujourd'hui risquent d'être contredites par la réalité de demain, alors essayons de vivre heureux, hic et nunc.
Moi, je vois les hommes comme la sape, j'essaye et j'enlève l'étiquette si j'estime qu'ils sont à ma taille, et j'le paye parfois, les gens n'sont pas ceux que l'on croit, en soi..
La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minimas sociaux, les gens sont quand même pauvres.
La presse musicale est complètement déphasée par rapport à ce que les gosses veulent écouter. Ces jeunes travaillent peut-être dans une usine de merde toute la semaine, ou alors, ils sont peut-être malheureusement au chômage. Quand le week-end arrive, tout [...] ► Lire la suite
C'est bien souvent en allant au fond de soi qu'on refait surface.
L'homme qui sait "comment" on fait quelque chose trouvera toujours un patron pour l'employer. L'homme qui sait "pourquoi" on fait cette chose, sera le patron.
On fait sa première communion pour en finir avec la religion. On passe son bac pour en finir avec les études. On se marie pour en finir avec l'amour.
C'est ce que nous sommes tous, des amateurs, on ne vit jamais assez longtemps pour être autre chose.
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?
On n'est jamais content de sa fortune ni mécontent de son esprit.
C'est trop facile de s'appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.
On juge quelqu'un par le bruit de ses pas : seul résonne le pas de celui qui est suivi.
Le plus grand des affronts est celui qu'on reçoit lorsque ce qu'on a avancé est connu publiquement pour faux.
Quand on parle de cul, on parle rarement du sien.
En France, on exhibe des farceurs étrangers, et à l'étranger, des farceurs français !
On fait avec le vieux parent comme on a fait avec ses enfants. On fait ce qu'on sait faire. On devient tyrannique.
À 50 ans, on s'autorise à penser qu'on n'a pas une seule vie, mais plusieurs.
On partira de nuit, l'heure où l'on douteQue demain revienne encoreLoin des villes soumises, on suivra l'autoroute
Je compare souvent le métier d'actrice aux soldes : dès qu'il y a un bon scénario, tout le monde se jette dessus. Et on est nombreuses !
- Oulalala... - Oulalala, oulalala, oulalalalalala ! Monsieur veuillez vous ranger derrière, ne voyez aucun intérêt personnel, c'est qu'on est plus supérieur que vous !
Jack, c'est ici qu'on s'est rencontrés.
On ne s'arrache pas de l'enfance, qu'elle ait été heureuse ou malheureuse ; les origines frappent le subconscient comme on le dit d'une médaille.
Lorsqu'on a appris le livre des proverbes, on n'a plus d'efforts pour parler.
C'est au moment où l'on triche pour le beau que l'on est artiste.
Ce n'est rien de vieillir mais le terrible est que l'on reste jeune.