Si l'on va au fond des choses, on se rend compte que le monde n'a jamais été plus ou moins brutal qu'il ne l'est aujourd'hui ; tout cela dépend du regard que tu portes et de la vie que tu as choisi de vivre.
Il n'y a d'intérêt à vivre que si on se dévoue pour des choses qui vous dépassent. Ne se consacrer qu'à sa propre personne serait terriblement décevant.
Si les bons partent en premier j'compte vivre longtemps.
Même au paradis, il serait insupportable de vivre seul.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
La mort n'est pas la fin de la souffrance. Croire à la paix est une sorte d'hérésie.
La mort c'est le commencement de quelque chose.
Il faut avoir au moins une certitude : celle de rester maître de sa mort et de pouvoir en choisir l'heure et le moyen.
Le droit de se faire plaisir, la liberté de consommer finiront par menacer de mort les sociétés les plus prometteuses.
Séduire, c'est ne pas mourir. C'est vivre dans le regard de l'autre.