Le théâtre est un lieu de tensions. C'est pas un lieu où tout est facile, où on travaille en famille. C'est la vie, le théâtre. Un lieu de conflits, même dans sa réalisation. Et c'est bien qu'il le reste, qu'il ne devienne pas artificiellement un lieu de
On peut commencer n'importe où, même par le commencement.
Je t'ai rencontré, on est devenus amis, on s'est rapproché, notre amitié s'est transformé en amour, on était heureux, la jalousie nous a éloigné, on s'est quitté, on ne se parle plus... Mais ce que je peux dire c'est que depuis le début : "Je t'aime".
- Comment t'appelle-t-on jeune fille ? - Alice ! - LA Alice ? - Il y a un débat plutôt vif à ce sujet... - Désolé je ne fais pas de politique.
Vivons bien, on ne vit qu'une fois. Et si on vivait plusieurs fois, ce serait tout aussi valable.
Prévoir consiste à projeter dans l'avenir ce qu'on a perçu dans le passé.
Pourquoi mépriserait-on la passion pour le sport alors même qu'on encense celle pour l'art, la philosophie ou la science ?
Penser tout le mal qu'on voudra, mais ne le laisser entendre qu'à demi-mot. Ne jamais lancer une vérité de face à quelqu'un, mais insinuer cinquante fois pire.
Craindre l'on doit uniquement les choses qui risqueraient de mal faire à quelqu'un ; les autres, non : elles ne sont terribles.
L'obsession du suicide hante plus de gens qu'on ne croit...
Le vase du potier contient l'espace qu'on lui donne. Le vase du sculpteur contient ce qu'on lui a enlevé.
Et oui le passé c'est douloureux. Mais à mon sens on peut soit le fuir, soit tout en apprendre.
Tout homme sensé ne rate jamais l'occasion de se créer des obligés. Sait-on jamais quand cela peut servir ?
On n'est jamais si bien traité que par soi-même.
C'est par la servitude qu'on devient une âme damnée.
Il n'y a que le désert qui guérisse le désespoir : on peut y pleurer sans crainte de faire déborder un fleuve.
On se marie facilement, on se sépare difficilement.
Il y a la vie qu'on rêve et la vie qu'on vit, c'est la première qui est la vraie.
Dès qu'ils apprennent qu'on va déshabiller leur carapace, ils rougissent. Je serai toujours fasciné par la pudeur des homards.
A force de vivre au milieu des tableaux, on finit par se taire ; on vit surtout avec les yeux.
La première règle de la guerre est de faire soi-même ce que l'on exige de ses hommes.
On se réfugie dans ce qu'on ignore. On s'y cache de ce qu'on sait. L'inconnu est l'espoir de l'espoir.
Le monde est en profonde mutation. Hier on se disputait les richesses ; aujourd'hui on s'arrache la pauvreté.
On n'en fera jamais beaucoup si on n'est pas assez courageux pour essayer.
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
Jésus fut crucifié. Heureusement ; eût-il été empalé, on aurait d'étranges crucifix dans les églises. Quant aux signes de croix...
On ne détourne pas un avion sans monter dedans.
On utilise le pouvoir en le tenant avec légèreté. Si on le serre trop fort, on est pris par lui, on en devient la victime.
On ne peut détourner l'attaque d'une bête sauvage les mains nues.
On ne crée pas notre vie, on la vit.
L'amitié : un beau nom qu'on change quand il gêne.
On n'est vraiment guéri d'une femme que lorsqu'on n'est même plus curieux de savoir avec qui elle vous oublie.
Les hommes ont peut-être découvert le feu, mais les femmes ont découvert qu'on pouvait jouer avec.
On n'échappe pas à l'obéissance à Dieu que pour choir dans la servitude.
On est tellement pressés d'aller on ne sait où faire on ne sait quoi, chaque minute d'attente prend des allures d'éternité perdue.
C'est par la lutte qu'on survit et qu'on gagne ce qu'on veut. Par la force, et non par la faiblesse.
Un mort qu'on abandonne est mort deux fois.
C'est difficile de croire en Dieu quand on apprend que la vie a commencé par le big-bang.
- Tu meurs, et après tout le monde t'oublie.- Là encore faut pas se plaindre, on peut t'oublier tout vivant.
Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d'accident, de maladies ou d'événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.
Après avoir gravi une grande colline, on constate seulement qu'il y a beaucoup plus de collines à gravir.
Maintenant, j'écris des pages. On m'a dit : "Fais-le bien." Quand j'ai besoin de faire le vide, je fais le plein.
Je t'aime, tu m'aimes, on sème.
Demain notre ami Raymond pensera que c'est le plus beau jour de sa vie. Son p'tit déj' aura meilleur goût qu'aucun des repas qu'on a pu faire.
La beauté d'une femme, La gloire qu'on proclame Sont poudre d'un feu de printemps.
Une occasion manquée se retrouve, tandis qu'on ne revient jamais d'une démarche précipitée.
La vie est comme on la fait.
On doit mille fois plus estimer une dent qu'un diamant.
On vit avec beaucoup de mauvaises actions sur la conscience et quelques bonnes intentions dans le coeur.
Quand on veut se mêler de beaux-arts, il faut du goût, et le goût n'admet pas de compromis.