On a toujours assez d'humilité pour supporter sa propre réussite.
La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.
L'obligation au bonheur est totalitaire, et c'est la tyrannie de l'époque.
Le bonheur passe donc souvent inaperçu et l'on découvre qu'on le côtoyait une fois qu'il a disparu. On était heureux, et on ne l'a pas remarqué. Combien de fois regarde-t-on en arrière, en considérant avec nostalgie des moments jugés pourtant imparfaits à l'époque ?
Le bonheur n'est pas le fruit de la paix, le bonheur c'est la paix même.
Je ne connais même pas mon propre numéro de téléphone.
L'art nous offre des énigmes mais par bonheur aucun héros.
A peine l'homme découvre-t-il l'intelligence qu'il tente de l'impliquer dans sa propre stupidité.
Lorsqu'on souffre une vraie souffrance, comme on regrette même un faux bonheur !
Le vrai malheur rend le vrai bonheur presque inimaginable.
Réalité sans tabou, sans théâtre: le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Le bonheur est une petite maison avec une grande cuisine.
Le principal pour un homme est la femme qu'il aime : il en retire tout le bonheur et toute la souffrance possible.
Il y a sûrement beaucoup de honte à être heureux, non pas à la vue de certaines misères mais lorsque le bonheur semble narguer. Ce défaut les Kabyles ne l'ont pas. Par pudeur le riche se cache pour bien manger et le pauvre pour avoir faim à son aise.
Il y a des envieux qui paraissent tellement accablés de votre bonheur qu'ils vous inspirent presque la velléité de les plaindre.
Les privilégiés ont régulièrement invité leur propre destruction avec leur cupidité.
La patience est la sagesse de ceux qui en ont le temps.
Qui n'a pas appris à assumer les peines de tous, celui-là ne partagera pas non plus le bonheur avec tous.
Moins notre bonheur est dans la dépendance des autres, et plus il nous est aisé d'être heureux.
Vous imaginez le bonheur absolu possible, c'est le néant que vous désirez.
Hélas, l'histoire donne peu d'exemples de peuples qui tirent les leçons de leur propre histoire
Le premier mariage d'une femme, c'est l'affaire des parents ; son deuxième mariage, c'est sa propre affaire.
C'est en parvenant à nos fins par l'effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d'autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique.
Que le bonheur qu'on prend ne soit pas du malheur qu'on donne.
Ne pas croire les autres capables de souffrir à son propre diapason est une forme subtile de mépris.
Les grands hommes font leur propre piédestal ; l'avenir se charge de la statue.
Le bonheur n'est pas une chose tangible, c'est un sous-produit ; un sous-produit de la réussite.
Et l'on reconnaîtra que, même au point de vue de notre égoïsme, il est difficile de composer le bonheur de l'homme avec la souffrance de la femme.
L'argent ne fait pas le bonheur, mais le bonheur ne remplit pas l'assiette.
Le bonheur d'un con fait toujours peine à voir.
Tout homme est l'auteur de sa propre vie.