La nécessité, telle est la raison que l'on invoque pour toute atteinte à la liberté humaine. C'est l'argument des tyrans ; c'est le credo des esclaves.
Ce n'est pas parce qu'on prêche dans les églises que les paratonnerres y sont inutiles.
Plus souvent on meurt, plus intensément on vit.
La mariage est comme le restaurant : à peine est-on servi qu'on regarde dans l'assiette du voisin.
On ne sait jamais quel malheur nous attend, alors un bonheur est toujours bon à prendre.
Et l'on songerait, parmi ces parfums,De bras, d'éventails, de fleurs, de peignoirs,De fins cheveux blonds, de lourds cheveux noirs,Aux pays lointains, aux siècles défunts.
Tout ce qu'on ne comprend pas se résout avec l'amour.
Ce qui est intéressant dans l'autre, c'est ce qu'on n'est pas.
Jusque-là, j'étais une intello. Mais une fois qu'on sait si bien faire la fille canon, on ne sait plus faire que ça.
Si on m'avait dit que je finirai décalqué sur des assiettes en porcelaine.
À quoi ça sert de s'auto-mutiler quand on a trouvé l'amour ?
D'abord, peut-on aimer à vingt ans ? Bien sûr qu'on peut aimer, mais à condition d'avoir lu La Princesse de Clèves, La Chartreuse de Parme, Le Lys dans la vallée ou Anna Karenine, d'avoir été formé, éduqué, habitué ou conditionné à l'amour.
Ce n'est pas parce que l'on sort une grande phrase qu'on est un grand homme.
L'avarice est un calcul dont on retrouve la racine à l'origine de maintes vertus.
On n'est pas infaillible parce qu'on est sincère.
La jeunesse, en France, on ne l'admire que chez les vieillards. Il n'y a d'ailleurs que là qu'elle soit admirable.
Dans toutes les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès.
Les proverbes ressemblent aux papillons ; on en attrape quelques-uns, les autres s'envolent.
Quand on est mort, c'est pour longtemps. Employons donc bien nos instants.
On a remarqué que de tous les animaux, les femmes, les mouches et les chats sont ceux qui passent le plus de temps à leur toilette.
Et les Américains, si on ne les avait pas découverts, ils seraient où aujourd'hui ?
Si l'on vous donne un soufflet, rendez-en quatre, n'importe la joue.
Avec les femmes est-on jamais sûr ?
De New-York à TokyoTout est partout pareilOn prend le même métroVers les mêmes banlieuesTout le monde à la queue leu leuLes néons de la nuitRemplacent le soleilEt sur toutes les radiosOn danse le même discoLe jour est gris, la nuit est bleue.
Vous ne faites pas confiance ? On ne vous fera pas confiance.
J'étais content de partir parce que je savais qu'on allait dans le mur. Je n'avais rien à faire là. Pourquoi commencer une compétition quand vous savez que vous n'allez pas gagner ?
Si lui y marche avec nous, ça va débouler rouge. Des bassistes comme ça on en fait plus, on a perdu l'moule ! [...] Une bête j'te dis : à l'époque où on était avec les Bulldozers, son pseudonyme c'était Bazooka, tel'ment qu'y bastonnait. Non, même avec des moufles y peut jouer les doigts dans l'nez.
L'amour est comme les maladies épidermiques. Plus on les craint, plus on est exposé.
On trouve sa vie en la donnant aux autres.
Ah ! la guerre !... En chaque foyer, on lui donne deux sens distincts : calamité ou rédemption dépendant du bord où l'on s'est placé pour la considérer.
Moins on a de richesse et moins on a de peine ; C'est posséder les biens que de savoir s'en passer.
L'on ne joue qu'avec le feu.
Les mots que l'on prononce ne sont pas les mots qu'on écrit. Autre syntaxe, autre monde.
La messe de l'amour, - on dirait que la musique est cela pour la femme.
On admire toujours l'ouvrage où l'on retrouve ses pensées.
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
On est libre ou esclave à la mesure de son âme.
Tôt ou tard, quand il y a un crime à cacher, on parle trop.
On peut seulement craindre que cette culture de la conscience, ce noble souci de sa dignité ne donnent à un être une trop haute idée de sa personne morale, et par là une vision de soi-même disproportionnée avec sa place dans le monde.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
La justice est un principe abstrait, qui implique chaque homme et permet de condamner ou d'innocenter en fonction du sens qu'on lui donne.
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.
La liberté de s'exprimer totalement devient sans objet quand on n'a plus d'interlocuteurs.
On aime le rêve, on aime la féerie, on n'aime pas la vie ; tant pis, la vie en revanche, nous vole ce qu'on aime.
On dessine toujours les éléphants plus petits que nature, mais les puces sont toujours plus grandes.
Faire une loi et ne pas la faire exécuter, c'est autoriser la chose qu'on veut défendre.
Quand on n'a pas le bac, on fait acteur.
La biodiversité... Pardon de parler un peu crûment mais les espèces menacées, il faut qu'elles se bougent un petit peu le cul. Par exemple, on nous dit que le koala ne mange que de l'eucalyptus... pour l'instant. Vous verrez qu'à la veille de disparaître, il fera pas la fine bouche devant un pot de rillettes.
De toute façon, on dit toujours «un beau bébé». Un bébé n'a pas le droit d'être laid, en tout cas, on n'a pas le droit de le dire.
On ne vit qu'en dévorant la vie.