On ne tue bien que ce qu'on aime.
Ce n'est pas en mangeant que l'on devient forgeron. Même si on ne veut pas devenir forgeron.
On juge du peu de cas que fait la providence des richesses de ce monde quand on voit à qui elle les donne.
La jeunesse, on peut en dire ce que les riches disent de la fortune : elle est plus facile à gagner qu'à conserver.
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours !
Je plains ceux qui ont l'air intelligent ; c'est une promesse qu'on ne peut tenir.
On a remarqué que de tous les animaux, les femmes, les mouches et les chats sont ceux qui passent le plus de temps à leur toilette.
On a vu des chevaux et des cavaliers parfaitement d'accord : c'étaient assez souvent des chevaux de bois.
On est né pour emplir les poches des autres. C'est ça, une colonie.
Sans amour, peut-on avoir de l'ambition ?
- Tu crois que c'est comme tes mines de crayon ? Tu crois que ça s'use quand on s'en sert ? - De Quoi ? - Les sentiments.
Peut-on, dans un couple, esquiver l'ennui par l'adoration, la lassitude par l'érotisme ?
C'est être plus politique qu'on ne pense que de savoir passer aisément du badinage au sérieux et du sérieux au badinage.
L'homme m'embête ! Si on l'écoutait, on ne s'occuperait que de lui !
La sortie de l'euro proposée par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, on a vu ce que ça donnait en Grande-Bretagne.
Le monde réel et celui qu'on développe dans les rêves.
Si lui y marche avec nous, ça va débouler rouge. Des bassistes comme ça on en fait plus, on a perdu l'moule ! [...] Une bête j'te dis : à l'époque où on était avec les Bulldozers, son pseudonyme c'était Bazooka, tel'ment qu'y bastonnait. Non, même avec des moufles y peut jouer les doigts dans l'nez.
Je pense à cet étrange exercice de soumission et de liberté qui consiste à persister de vouloir en sachant qu'on n'est maître ni de soi ni du monde.
Pour obtenir quelque chose d'un gouvernement, il suffit de le mettre dos au mur, de le prendre à la gorge, et on a tout ce que l'on veut.
La plupart des femmes qu'on n'a pas eues, c'est qu'on ne les a pas demandées.
Et qu'importe quel nom on imprimera à la tête de ton livre ou l'on gravera sur ta tombe ? Est-ce que tu liras ton épitaphe ?
Il est embarrassant d'expliquer des réflexions : c'est comme si l'on se rétractait.
Recevoir sur ses épaules frêles la veste quotidienne de la violence quand on aimerait porter le manteau de la tendresse.
Je voudrais bien qu'on me dit à quoi serviraient les grandes armées permanentes et les puissantes marines militaires si le commerce était libre.
L'étonnant, avec la jeunesse, c'est qu'on croit dix fois qu'elle est achevée. Et dix fois on découvre qu'il nous en restait une parcelle, une bribe oubliée dont on ne profitait plus vraiment, mais encore suffisamment vivace pour que nous souffrions de la sentir se détacher.
On ne peut pas zapper le cancer. Il prend en effet de plus en plus d'importance dans ma vie: plus les jours passent, plus il me prive de mon travail,et plus il devient énorme. C'est un adversaire encore trop vivant.
La mémoire ne conserve que ce qui peut éventuellement être utile. On oublie le reste.
On ne fait pas ce que l'on veut et pourtant on est responsable de ce que l'on fait.
On n'est jamais si bien servi que par sa mère.
Dans toutes les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès.
Celui qui aime songe au rien qu'on lui refuse, quand on lui a déjà presque tout donné.
Les filles ont ceci pour elles qu'elles le sont toujours un peu plus qu'on ne pensait.
Quand on a peur, les distances les plus courtes paraissent interminables.
On se sauve de tout par l'orgueil.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
Il y a des genres et des degrés de solitude. Une île au milieu d'un lac, c'est un genre de solitude ; mais les lacs ont des bateaux, et on peut toujours espérer une visite.
On dit à Hollywood qu'il faut toujours pardonner à ses ennemis, car on ne sait jamais quand il faudra travailler avec eux.
On va peut-être voir les singes revenir en France.
On peut être élégant avec un tablier.
Si nous sommes livrés à nos propres forces, il y a toutes les raisons d'être pessimiste. Mais si on croit à des forces supérieures à l'homme, alors on peut être optimiste.
On raille trop la croyance du demain, et on laisse la place aux dépressifs de l'avenir et autres déclinistes.
Que dans une république laïque on puisse respecter les religions en autorisant leur critique, cela peut paraître une contradiction inadmissible.
Le silence est parfois le plus orgueil que l'on puisse montrer.
Tout homme marié sait pourquoi l'on donne des prénoms féminins aux typhons.
Avec le matelas multispire, on peut dormir à côté de la dame aux camélias.
Ouvrir une porte, on peut s'en accommoder, car ça se monnaye. Mais un coeur...
A l'époque actuelle on fait grand cas des livres. Les livres ne sont faits que de mots. Les mots ne valent que par des idées. Les idées ont une origine qui ne peut s'exprimer par des mots.
Les éditeurs, si gentils quand on ne publie pas chez eux !
Avoir des liaisons considérables, ou même illustres, ne peut plus être un mérite pour personne, dans un pays où l'on plaît souvent par ses vices, et où l'on est quelquefois recherché pour ses ridicules.
Sans la moelle épinière, on peut pas marcher, c'est un peu comme la chaussure du système nerveux...