L'ancien mauvais garçon devenu grand bavard ressemble à un enfant qui moulinerait du sabre dans l'espoir de dissuader les mauvaises idées de l'approcher. Il en a lourd sur le coeur, et il parle comme on court.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
Pas une seconde, on ne laisse les Chinois seuls avec eux-mêmes. A-t-on peur qu'ils s'ennuient, ou qu'ils pensent mal, ou que tout simplement ils pensent ?
J'ai écrit tous ces livres, et on se souviendra de ma cravate tricot.
On peut oublier les offenses, mais on perd rarement le souvenir d'avoir été offensé.
Si on me demande de réconforter, de chanter, de dessiner pour la bonne cause, j'y vais.
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
On ne rêve plus aujourd'hui. On ne rêve plus que nos enfants vivent mieux
On passe très souvent à l'ennemi pour fuir ses amis !
Il ne faut se permettre d'excès qu'avec les gens qu'on veut quitter bientôt.
On peut aimer l'amour et mépriser l'amant.
On ne se prépare pas plus à la mort qu'on ne s'était préparé à vivre.
Les prédictions d'événements inattendus sont toujours plus précises si on ne les a pas rédigées auparavant.
On ne regrette que ce qu'on a connu.
On ne sait jamais quel malheur nous attend, alors un bonheur est toujours bon à prendre.
On ne sait jamais rien de ceux que l'on prétend connaître.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
On croit que si rien ne se passe, on disparaît. Ce n'est pas vrai.
Centime après centime, on obtient un dollar.
On peut être élégant avec un tablier.
- Soyons mature d'accord ? C'est pas vraiment une rupture mais il faut avouer que les relation à distance sont quasi impossible à entretenir, parce qu'on obtient rarement ce que l'on veut, surtout à nos âges. - On dirait une rupture. - tu sais que sa ne fonctionne pas, je t'aimerais toujours.
La guerre, c'est moche et ça ne sert à rien. Mais, dit-on, il faut bien se défendre. Et l'on ne sait jamais qui a tiré le premier coup de feu.
Je pense à cet étrange exercice de soumission et de liberté qui consiste à persister de vouloir en sachant qu'on n'est maître ni de soi ni du monde.
L'on croit s'assembler au spectacle, et c'est là que chacun s'isole ; c'est là qu'on va oublier ses amis, ses voisins, ses proches, pour s'intéresser à des faibles.
Cette abominable manie de ne pas dire tout de suite qui l'on est !
On ne peut pas faire ce métier si on est normal. Il y a longtemps que je ne me sens pas comme les autres. Il faut que j'aille mal pour savoir que je pourrais aller bien.
On ne se moque bien que de ce qu'on aime.
Le suicide est une mort qu'on ne donne pas à l'ennemi !
L'argent, dit-on, procure tout. Ce n'est pas vrai ; il ne dispense ni l'esprit, ni l'intelligence, ni le talent, ni le bon goût.
Une femme que l'on aime, et qui partage votre maison, introduit le réel dans l'existence.
Puisque l'on connait le passé et que l'on vit au présent, pourquoi ne pourrions nous pas croiser l'avenir en rêve ?
- Quand t'es invité, c'est ringard de demander si t'apportes le champagne et le dessert. Maintenant, tu demandes si t'apportes la coke et les pailles...- Merde ! j'ai dit qu'on apportait le champagne et les pailles ! Triple plouc !
Quand on est élu, on devrait avoir plus de devoirs que les autres.
à mon époque. On avait des formes et on n'était pas complètement sous le diktat de l'anorexie.
On appelle extrémistes des gens qui sont très mécontents de la politique suivie par le gouvernement.
À cause de cette couche, de cette masse d'oubli qui recouvre tout, on ne parvient à capter que des fragments du passé, des traces interrompues, des destinées humaines fuyantes.
On se comporte autrement lorsque l'on est artiste. On réclame autre chose. On est toujours conscient d'être à part. On décide seul de nourrir cette demande en soi.
Quand on applique la sévérité où il ne faut pas, on ne sait plus l'appliquer où il faut.
Lorsqu'on craint les hommes, autant devenir leur chef !
Mais la paresse ne veut pas dire ne rien faire.Elle veut dire faire ce qu'on a décidé de faire parce qu'on l'aime, parce que l'on se construit en le faisant, parce qu'on se libère, parce qu'on s'amuse...
L'étonnant, avec la jeunesse, c'est qu'on croit dix fois qu'elle est achevée. Et dix fois on découvre qu'il nous en restait une parcelle, une bribe oubliée dont on ne profitait plus vraiment, mais encore suffisamment vivace pour que nous souffrions de la sentir se détacher.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'atteindre le même but : celui de posséder ce que l'on désire.
Si on accordait moins d'importance à la propriété privée, il y aurait moins de raisons de la protéger.
Il pousse dans un jardin, plus de choses que l'on y a semé.
C'est la première fois que l'on a une cagole ministre de l'Intérieur.
Les amis ne se choisissent pas. Ce sont eux qui vous choisissent. Ou on les repousse, ou on les accepte sans réserve.
On est en progression à tous les niveaux par rapport aux années précédentes. C'est ce qu'on recherche.
On écrit suivant l'inspiration.Tout vient sous la plume par accident.
Pour faire une pièce amusante, le grand secret est d'être paresseux. Alors au lieu de faire des phrases, on fait des mots.
Moins on a d'idées, plus on se massacre pour elles.