L'homme craint la vérité encore plus qu'il ne l'aime. Disons mieux ; il craint la vérité parce qu'il l'aime. Comme ces femmes trop belles qu'on se détourne de regarder beaucoup.
En politique on ne choisit pas sa compagnie.
A trop discuter, on perd la vérité.
Beaucoup devient peu si l'on désire un peu plus encore.
Ah ! Monsieur, on ne se méfiera jamais assez de la poésie.
Il n'y a point d'injure qu'on ne pardonne quand on s'est vengé.
On ne fait jamais ce qu'on veut. - Heureusement !
C'est drôle mais voilà, toi mon journal es mon seul ami, le seul qui depuis des années supporte mes plaintes et mes complaintes. Tout le monde dit que je suis gentille, brave, c'est pas vrai. J'ai passé ma vie à faire des choses uniquement pour qu'on m'aime.
C'est l'amour du progrès qui nécessite que l'on traque l'erreur.
Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l'ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l'ai encore moins compris. C'était frustrant ; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
Si on ne respecte pas la nature, on partira avec.
Le monde devient comme on le regarde.
Quand je témoigne, je demande que l'on montre un film. Pour que les enfants voient et qu'ils ne restent pas que dans le langage.
Ce qui est le plus plaisant avec un chien c'est qu'on peut faire l'idiot avec lui et que non seulement il ne vous fera aucun reproche, mais il va faire l'idiot lui aussi.
Quand on ne pense pas à ce que l'on dit, c'est qu'on dit ce que l'on pense.
On n'en termine jamais avec les battements du coeur.
On entendait parler, plutôt vaguement, de la guerre menée contre les juifs. Mais la guerre elle-même semblait si lointaine. Et quand on est jeune, quand on a un peu plus de vingt ans, on songe plus à décrocher un premier rôle qui fera de vous une vedette de Broadway.
On craint les forts ; celui qui dompte la chimère est toujours détesté.
Lorsque nous demandons où est la liberté, on nous montre dans nos mains nos bulletins de vote.
Autrefois on était riche parce qu'on était puissant, aujourd'hui on est puissant parce qu'on est riche.
On connaît les succès de Don Juan mais on ne dit pas combien de fois il s'est cassé la gueule.
Le regard de l'ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L'amitié se tiendrait alors dans une réciprocité sans faille, guidée par le même principe d'amour : le respect qu'on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent, naturellement.
En devenant une vraie femme, j'ai réalisé qu'on ne pouvait pas s'identifier à son mari ou son mariage. Tout le monde dit que j'ai l'air plus jeune ou que je n'ai jamais été aussi bien... Je pense que le divorce me va bien.
On peut dire et écrire ce que l'on veut sur moi ou presque, parce que je pars du principe suivant : Dîtes ce que vous voulez, pourvu que ça ne soit pas vrai.
Quand on a du talent, on n'est pas besogneux. Quand on n'a pas de talent, on est besogneux par nécessité. Allier les deux, c'est extraordinaire.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on. Bon, demandez leur donc de changer.
Le génie, c'est quand ça va si vite qu'on ne sait pas comment c'est fait.
On perd ce que l'on tient quand on veut gagner tout.
Peu de gens sont assez modestes pour souffrir sans peine qu'on les apprécie.
S'il a de longues cornes, on se méfiera même du plus doux des boeufs.
Tant parle on qu'on se contredit.
Il est impossible, absolument impossible de vaincre l'ennemi étranger si l'on ne punit pas auparavant l'ennemi domestique, son zélé serviteur : sans cela, heurtant contre l'écueil de l'un, vous seriez invinciblement dépassés par l'autre.
Il n'y a qu'une seule façon de rester fidèle, c'est de garder une distance physique. Tant qu'on se tient à trois mètres du corps désiré, les chances que ça dégénère se réduisent considérablement.
Toutes les fois que je revois les gravures du Faust, je me sens saisi de l'envie de faire une toute nouvelle peinture, qui consisterait à calquer pour ainsi dire la nature ; on rendrait intéressantes par l'extrême variété des raccourcis, [...] ► Lire la suite
C'était déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient !
Sans le stage qu'il accomplit quai Félix-Maréchal, il serait un de ces Allemands, aux poches bourrées de livres, que l'on voit arpenter, étudier, contrôler nos trois places, et, dont il faudrait croire qu'ils sont les plus fins connaisseurs en délicatesses [...] ► Lire la suite
On meurt de bien des façons : ne serait-ce qu'en vivant là où la vie n'en est pas une pour vous.
On peut en empiler cinquante mille de ces cerveaux, et faire l'addition. Le total ne fournira pas l'habillement complet d'une pauvre idée.
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
Montchrestien a inventé le terme, promis à un grand avenir, d'économie politique : "On ne saurait diviser l'économie de la politique, sans démembrer la partie principale du tout".
On ne pourra faire disparaître la dictature économique qu'en s'organisant peu à peu pour ne plus en être dépendants.
Littérature : clamer devant tout le monde ce que l'on prend soin de dissimuler à son entourage immédiat.
C'est un honneur, un plaisir de voir ce que l'on a transmis être réalisé par d'autres. C'est ce qu'il y a de plus valorisant.
On compte sur les doigts d'une main les journées où la nation a fait bloc.
Par moments, dans l'humanité, une certaine sublimité de la femme apparaît ; aux heures où l'histoire devient terrible, on dirait que l'âme de la femme saisit l'occasion et veut donner l'exemple à l'âme de l'homme.
Il est plus facile de prendre l'amour quand on n'en a pas, que de s'en défaire quand on a.
Aussi infailliblement que le chat se met à ronronner quand on lui caresse le dos, aussi sûrement on voit une douce extase se peindre sur la figure de l'homme qu'on loue.
Toutes les choses qu'on ferait volontiers, qu'il n'y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu'on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?
Tout demeure possible, tant qu'on ne choisit rien.
C'est avec des théories qu'on révolutionne et qu'on réforme...