Le rôle du livre est de donner aux choses une durée, une forme, une épaisseur, de sorte qu'on puisse les voir de plusieurs côtés à la fois et qu'on puisse les observer comme un spectacle.
On entendait parler, plutôt vaguement, de la guerre menée contre les juifs. Mais la guerre elle-même semblait si lointaine. Et quand on est jeune, quand on a un peu plus de vingt ans, on songe plus à décrocher un premier rôle qui fera de vous une vedette de Broadway.
Daumier est d'abord et surtout dessinateur, au point que l'on peut presque dire que, pour suggérer la couleur, il peut se passer d'elle.
Littérature : clamer devant tout le monde ce que l'on prend soin de dissimuler à son entourage immédiat.
En somme, qu'est-ce que la vérité ? - C'est ce qui est entre les mots et qu'on éprouve dans la joie.
On peut dire et écrire ce que l'on veut sur moi ou presque, parce que je pars du principe suivant : Dîtes ce que vous voulez, pourvu que ça ne soit pas vrai.
Quand je témoigne, je demande que l'on montre un film. Pour que les enfants voient et qu'ils ne restent pas que dans le langage.
Le peuple : on lui fait des discours, on ne cause pas avec lui.
Ce qui est le plus plaisant avec un chien c'est qu'on peut faire l'idiot avec lui et que non seulement il ne vous fera aucun reproche, mais il va faire l'idiot lui aussi.
Il n'y a ni discrets, ni indiscrets. Les uns redisent tout de suite ce qu'on leur a conté, les autres le répètent plus tard, et tous inventent ce qu'on ne leur a pas dit.
C'est avec des théories qu'on révolutionne et qu'on réforme...
Marinette : J'écoute pas les hommes politiques, je me fais ma propre opinion toute seule et ça m'empêche pas d'avoir la même opinion que tout le monde, au contraire... Antonia : Moi j'ai jamais voté et on n'a jamais manqué de président de la république. Je m'excuse.
Tant parle on qu'on se contredit.
C'est l'amour du progrès qui nécessite que l'on traque l'erreur.
Il n'y a qu'une seule façon de rester fidèle, c'est de garder une distance physique. Tant qu'on se tient à trois mètres du corps désiré, les chances que ça dégénère se réduisent considérablement.
On se trompe toujours en trouvant l'amour parce que c'est fait pour être cherché, tourner autour, en orbite.
Autrefois on était riche parce qu'on était puissant, aujourd'hui on est puissant parce qu'on est riche.
Oups... on ne m'avait pas dit qu'il était inviolable !!
Peu de gens sont assez modestes pour souffrir sans peine qu'on les apprécie.
On n'aime que les femmes qu'on rend heureuses.
Quand on ne pense pas à ce que l'on dit, c'est qu'on dit ce que l'on pense.
On peut adopter les positions de l'ennemi en restant sur les siennes.
On ne trahit pas ce qui n'existe plus.
La vérité est que j'ai besoin d'abolir en moi cette angoisse que j'éprouve chaque fois que je quitte Creezy et que, pour cela, je n'ai d'autre ressource que de croire en une Creezy ramenée à sa définition la plus simple, [...] ► Lire la suite
On ne peut pas vivre dans un monde où les objets sont conçus pour être remplacés le plus vite possible.
Combien de temps survit-on quand on n'existe plus pour personne ?
Les grosses araignées du matin, que l'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leur toile dans tous les coins.
Dix "on dit" ne valent pas ce que j'en vois !
Le regard de l'ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L'amitié se tiendrait alors dans une réciprocité sans faille, guidée par le même principe d'amour : le respect qu'on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent, naturellement.
La vérité historique est que l'Europe est une création liée au catholicisme. En disant cela, on n'exclut personne.
Quand on a du talent, on n'est pas besogneux. Quand on n'a pas de talent, on est besogneux par nécessité. Allier les deux, c'est extraordinaire.
On dit que le parfum disparaît par évaporation... Certaines personnes blâment un peu facilement l'évaporation et feraient mieux de mettre du parfum !
Pourquoi lave-t-on une injure alors qu'on essuie un affront ?
En bornant ses désirs, on borne ses besoins ; Le plus riche est celui qui désire le moins.
Amoureux, on le dit, ne fait que des bêtises.
Il importe guère qu'un être soit croyant on non : il est beaucoup plus important qu'il soit bon.
Faites-vous tant d'histoires, lorsqu'on joue votre air national? Moi, je me lève. C'est mon derrière qui obéit. Mais mon esprit reste libre.
Il faut, autant qu'on peut obliger tout le monde.
Tout le monde est beau, à vingt ans. Après, on a la tête qu'on mérite.
Toutes les fois que je revois les gravures du Faust, je me sens saisi de l'envie de faire une toute nouvelle peinture, qui consisterait à calquer pour ainsi dire la nature ; on rendrait intéressantes par l'extrême variété des raccourcis, [...] ► Lire la suite
On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
Pour vous dire la vérité, vu mon âge, oui, j'ai envie de ralentir un peu le rythme. Entre les répétitions, on a joué 160 fois la pièce, j'ai tourné deux films. J'ai besoin d'un peu d'oxygène. Enchaîner tous ces projets, ça fatigue un peu quand même.
Est-ce qu'on se connaît trop ? Non, jamais. On tente de se reconnaître et on finit avec un inconnu.
L'avantage d'être totalement ignoré de ses contemporains, c'est qu'on peut totalement ignorer ses contemporains.
On ne pourra faire disparaître la dictature économique qu'en s'organisant peu à peu pour ne plus en être dépendants.
On m'a littéralement poussée dans le monde du spectacle. C'est David Bowie qui m'a convaincue de chanter. J'ai eu une chance inouïe dont rêvent tant d'artistes, mais ce n'est pas pour moi.
Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes.
Tant qu'il faut aimer quelque chose, on risque moins avec les enfants qu'avec les hommes, on a au moins l'excuse d'espérer qu'ils seront moins carnes que nous autres plus tard.
On ne peut pas se fier à ses supérieurs lorsqu'on a réussi là où ils ont échoué.
On n'en finit pas d'être un homme.