La honte qu'on a de se voir louer sans fondement donne souvent sujet de faire des choses qu'on n'aurait jamais faites sans cela.
On ne surmonte le vice qu'en le fuyant.
Beaucoup de gens disent qu'ils s'assagissent avec l'âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s'enlisent dans un sable mou et s'enfoncent en toute confiance. C'est ce qu'on appelle mûrir.
Que la confiance s'étiole, la crise couve ; qu'elle grandisse, l'argent circule, l'industrie s'anime, le rendement de l'ouvrier s'accroît, les relations commerciales deviennent faciles et rapides, on gagne du temps et la collectivité s'enrichit.
Mon chagrin était d'une étonnante surabondance d'émotion, tout à fait semblable à celle que j'avais remarquée dans le chagrin hurlant de ces sauvages de la brousse. Je n'aurais pu éprouver plus solitaire accablement, si l'on m'avait dépossédé d'une conviction ou si j'avais manqué ma destinée...
Le gros public, heureusement, est resté naïf, et peu lui importent les systèmes, pourvu qu'on réussisse à l'intéresser.
En ce qui me concerne comme artiste, on n'a jamais entendu dire que j'aie fait la moindre attention à tout ce qu'on a pu écrire sur moi.
Le proverbe est le véhicule par lequel on trouve le sens de la parole.
Quand on est dans l'indigence, on descend au niveau de la brute.
On peut dire et écrire ce que l'on veut sur moi ou presque, parce que je pars du principe suivant : Dîtes ce que vous voulez, pourvu que ça ne soit pas vrai.
En bonne logique, on ne peut se dispenser de désigner sous un nom commun toutes les opérations qui présentent des résultats analogues; c'est le seul moyen de simplifier l'étude des Sciences, et il serait impossible d'en retenir tous les détails, si on ne s'attachait à les classer.
Ils (les pygmées) sont attachés aux arbres millénaires, tu sais les arbres de 4000 ans. Pour eux c'est comme une église, ils mettent les mains, ils se branlent, bref on ne sait pas ce qu'ils font.
Écoute ton coeur, on s'en fou du reste !
On a tendance à exploiter les gens compétents et bons.
On compte sur les doigts d'une main les journées où la nation a fait bloc.
Le bien est dans le bon usage que l'on fait de n'importe quoi.
Il n'y a point d'injure qu'on ne pardonne quand on s'est vengé.
On ne construit du solide que sur le passé.
C'est dans les contacts humains qu'on exerce notre liberté.
Plus on est debout, plus on rit.
On n'est pas toujours maître de sa vie, il y a des circonstances qui nous forcent.
Excuse-moi de ne t'avoir laissé que de l'argent et des terres. Je ne sais même pas si tu en voudras. J'aurais voulu te laisser de l'amour, mais quand on est, comme moi, dans l'enseignement depuis bientôt quarante ans, on ne se fait aucune illusion sur la dévaluation des sentiments qu'on peut offrir aux jeunes.
Il y a quelques jours, j'ai senti le bébé bouger, répondit April, émue. Au début, j'ai cru à une indigestion avant de me rendre compte que c'était lui. On aurait dit la caresse d'un papillon.
On ne peut pas chanter des chansons optimistes lorsqu'on a peur de se trouver mal à chaque nouveau couplet. Comment dominer une salle, alors qu'on ne sait pas si on ne va pas s'écrouler sur la scène la minute suivante.
Je me suis toujours méfié des miroirs, mais je ne me suis pas privé de les consulter, et l'on en trouvera les renversements dans mes gravures.
Vous avez vu l'autre côté... Tu étais revenue du pays d'où on ne revient pas.
Peut-être que lorsqu'on a bu on discute avec des gens invisibles que ceux qui fabriquent l'alcool ont cachés dans la bouteille et que ceux qui ne boivent pas sont incapables de voir.
On ne tient pas deux pastèques d'une seule main.
Sur 100 personnes qu'on voit sur les bateaux, 90 n'obtiendront pas le statut de réfugié. Sur ces 90, 4 seront rapatriés.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.
Je suis venu ici ce soir parce que quand on se rend compte que l'on veut passer le reste de sa vie avec quelqu'un, on veut que le reste de sa vie commence le plus tôt possible.
On ne pourrait pas vivre si on avait tout le coeur qu'il faut. On ne vit que parce qu'on est dur.
On fait des films pour la même raison qu'on entreprend des voyages.
On écrit pour raconter, non pour prouver.
Le ridicule qu'on a augmente toujours en proportion qu'on s'en défend.
Quand on naît dans l'injustice, on ne le sait pas tout de suite.
On craint l'intelligence de certains fous.
Je devrais hurler, les gifler, me déculotter. Je ne le fais pas, bien entendu. Ces choses-là, on ne les fait jamais. Résultat : on est condamné quand même. Alors pourquoi s'en est-on privé ? Je rêve d'un monde où, de temps en temps, passeraient ainsi des colères.
Ton appartement, une petite kitchenette et un balconPoster de Jane Fonda sur le murDes poupées sur le litJe n'ai rien demandéTu m'apportes un whiskyTu pars, tu r'viensPeignoir de bain romantiqueOn fait l'amour trop tôt, pas bien, mécanique.
Quand les affaires qu'on regardait comme extrêmement graves sont passées, il n'en reste que le néant.
On ne peut pas être préparé à quelque chose tout en croyant secrètement que cela n'arrivera pas.
On n'arrive à la fortune que par degrés, mais il ne faut qu'un jour pour la perdre.
En somme, qu'est-ce que la vérité ? - C'est ce qui est entre les mots et qu'on éprouve dans la joie.
L'heure d'été, l'heure d'hiver... En France on connaît tous ce débat, les français prennent ça très à coeur, avec cette grande discussion parmi tous les potes : 'Est-ce qu'on dort plus ou on dort moins ?
Avec le temps, on apprend à supporter la charge du roman.
Il n'y a pas de lieu où l'on mente plus que dans un confessionnal : les pénitents par excès de pudeur, les pénitentes par excès d'imagination.
On rince les bébés dans deux eaux de rinçage tièdes, puis on les sèche dans un linge éponge. Ne jamais les frotter ni les tordre.
On ne doit pas parler de corne dans la maison d'un cocu.
Il y a des gens que l'on mène par la crainte même où ils sont d'être menés.
On ne doit jamais craindre d'avouer son ignorance : elle suscite toujours des aides inespérées.