On s'agite, on lutte, on espère, quand une seule chose est précieuse.
On ne peut pas se permettre de refaire la même chose, encore plus si l'ouvrage a été lu par beaucoup de monde.
On doit échapper à l'alternative du dehors et du dedans : il faut être aux frontières. La critique, c'est l'analyse des limites et la réflexion sur elles.
C'est ça qui est embêtant, quand on joue tout seul, on ne s'amuse pas et quand on n'est pas tout seul, les autres font des tas de disputes.
Dans un gouvernement libre et républicain, on ne peut retenir la voix de la multitude.
Du côté positif, mourir est une des rares choses que l'on puisse faire aussi bien couché que debout.
De fortes convictions sont le secret de la survie ; on peut avoir l'esprit plein, même si on a le ventre vide.
Si on a besoin de moi, je réponds avec mon coeur, ma détermination, mon expérience.
Un grand classique, c'est quelqu'un dont on peut faire l'éloge sans l'avoir lu.
Avoir conscience qu'on fait une bêtise et la faire tout de même, c'est une volupté !
Hasard dit-on. Mais le hasard nous ressemble. La véritable humilité, c'est d'abord la décence.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.
L'indépendance ! Vain mot ! On dépend toujours de son milieu.
Un enfant à qui on ne demande jamais ce qu'il ne peut pas faire, ne saura jamais ce qu'il peut faire.
On passe sa vie à romancer les motifs et à simplifier les faits.
Chacun a horreur de son propre visage. On ne regarde jamais sa vérité en face qu'au prix d'une certaine gêne.
On ne manque de rien quand on n'aime rien.
C'est étrange comme on a peur de quelque chose parce qu'on nous a préparés à avoir peur.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez.
Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous.
Emprisonné dans chaque homme gras, un homme maigre fait des signes désespérés pour qu'on le libère.
Devant Dieu, toujours petit on est.
Il y a un passage dans l'enfance où l'on devrait noter tout ce que l'on dit, car tout est sage et lumineux.
Un de mes frères était si maigre que lorsqu'il avait bu un verre de vin rouge, on le prenait pour un thermomètre.
C'est pas parce qu'on demande rien qu'on sait tout.
L'imbécillité se tient coite si on la toise et la nargue ; après quoi, elle retourne barboter dans sa mare.
Quand on renie le passé on perd l'avenir.
Quand, au détour d'un village africain, on rencontre des enfants à quatre pattes qui, pour se nourrir, mangent des mouches, il n'y a plus rien à ajouter.
Les compétences, ça s'apprend. Le caractère, on l'a ou on ne l'a pas.
Il ne faut jamais interdire ce qu'on n'a pas le pouvoir d'empêcher.
Je me dis qu'il faut qu'on veille les uns sur les autres, pendant que mes amis dorment autour de moi.
Ok ! J'organiserai un grand feu de camp et on chantera tous autour du feu. Maintenant viens !
Le monde est vaste et dur, pleins de rebondissements et on a tendance à cligner des yeux et à rater les instants essentiels.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
On ne comprend rien à la vie tant qu'on n'a pas compris que tout y est confusion.
Qu'en attente de ce qu'on aime une heure est fâcheuse à passer !
On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir.
On peut trouver des femmes qui n'ont jamais eu de galanterie, mais il est rare d'en trouver qui n'en aient jamais eu qu'une.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
Extrême cruauté de notre société. On accepte seulement les "couples" comme dans l'Arche de Noé. Malheur à qui veut aller son chemin solitaire.
A certains moments, il semble qu'on ait besoin d'une âme attentive, étrangère à soi, pour s'assurer de ce que l'on est. Seul, on ne s'entend plus vivre...
En fin de compte, on ne peut attendre le salut que de soi-même. Mais vaut-il la peine de se sauver ?
On a beau dire, se dire que tout est fini, qu'on peut se passer de ce qui nous a trahi, on revient toujours à ce qui nous fait rêver.
La seule chose que l'on peut obtenir à temps des artisans, c'est un cercueil.
On ne possède pas un chat, c'est lui qui vous possède.
Il y a une infinité de lois qui ne subsistent que parce qu'on n'a pas le temps de les réformer.
L'accouplement des éléments contraires est la loi de la vie, le principe de la fécondation, et comme on verra, la cause de bien des malheurs.
Pour voir qu'il fait noir, on n'a pas besoin d'être une lumière.