Si on a besoin de moi, je réponds avec mon coeur, ma détermination, mon expérience.
En réduisant le corps féminin à l'instrument de la domination, on a contraint les femmes à dénier leur propre corporéité.
Quand on est honnête avec soi, on l'est aussi envers les autres.
Mais être sobre, ce n'est une qualité que lorsqu'on en a d'autres.
Chacun de nous est un gouffre ; on a la tête qui tourne quand on regarde au fond.
On se laisse attirer par la faiblesse, parce que c'est doux et tiède, et on s'y abandonne, et on finit pas sombrer dans la veulerie.
L'art mène à Dieu, car il tend vers la perfection. Il y a, dit-on, un ciel de gloire pour les artistes malheureux.
La peinture moderne est devenue une bourse des valeurs où l'on joue sur tous les tableaux.
Demande-t-on au grand théâtre autre chose : nous représenter ce qui, dans le chemin unique d'un homme d'exception, rejoint l'aventure universelle ?
En amour, il ne faut se permettre d'excès qu'avec les gens qu'on veut quitter bientôt.
On ne peut pas être un homme d'Etat si l'on ne sait pas garder un certain équillibre.
Qui sait si chaque événement ne réalise pas un rêve qu'on a fait, qu'a fait un autre, dont on ne se souvient plus, ou qu'on n'a pas connu ?
On peut rater sa vie à cause d'un seul mot.
On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.
Avec patience on voit le nombril à pisse.
Ce n'est pas parce qu'on ne voit rien qu'il faut fermer les yeux.
On a beau aimer tant qu'on peut, on ne sait pas toujours comment dire qu'on aime...
Il n'est rien de si beau que la sincérité. Mais souvent ce qu'on croit n'est pas la vérité.
On peut trouver des femmes qui n'ont jamais eu de galanterie, mais il est rare d'en trouver qui n'en aient jamais eu qu'une.
Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri.
Les fleurs de l'amour ne se fanent pas ; celles qu'on dépose sur sa tombe sont toujours fraîches.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
La plupart des hommes n'aiment rien ; ils n'existent que dans leurs créations ; l'homme veut brûler ; on ne supporte pas la vie de sang-froid.
On démontre qu'une chose est conséquence d'une autre. Pour cela, on construit la conséquence avec l'hypothèse.
La bêtise est abominable quand on la subit ; mais quand on l'observe, elle a son charme, et on peut la savourer.
Le Québec, qu'on le prenne de tous bords, tous côtés, c'est une difficulté intellectuelle, une entité qu'on ne retrouve pas dans les livres des définitions.
En fin de compte, on ne peut attendre le salut que de soi-même. Mais vaut-il la peine de se sauver ?
On a beau dire, se dire que tout est fini, qu'on peut se passer de ce qui nous a trahi, on revient toujours à ce qui nous fait rêver.
L'artiste, c'est le vrai riche. Il roule en automobile, le public suit en omnibus. Comment s'étonnerait-on qu'il suive à distance ?
Il existe un havre où l'on peut toujours savourer une relation authentique : le coin du feu chez un ami auprès duquel on peut se défaire de ses petites vanités et trouver chaleur et compréhension.
On a beau faire attention, les choses de la vie, on ne peut pas toujours faire attention.
L'heure qu'on donne à Dieu ne se partage pas.
Je pense que chaque être humain doit être maître de sa vie, on n'a pas à suivre ce qu'on nous a dicté, il faut être libre.
- On passera vous reprendre dans exactement quinze minutes. - Hey c'est ça. De toute façon dans quatre minutes je suis mort.
On peut se perdre ou disparaître dans une grande ville. On peut même changer d'identité et vivre une nouvelle vie.
Se tuer, dans un sens, c'est comme au mélodrame, c'est avouer. C'est avouer qu'on est dépassé par la vie ou qu'on ne la comprend pas.
On raconte que le battement d'une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d'une aile de papillon, n'est-ce-pas ?
Il y a des affections que l'on appelle amour, comme il y a des tisanes que l'on baptise champagne.
Il en est des dédicaces admiratives comme de bien des déclarations d'amour. Une fois obtenu ce qu'on espérait, elles vous sortent de la tête.
Le hasard fait parfois singulièrement les choses - exprès, dirait-on, pour nous empoisonner l'existence.
Quand on a la compréhension, on doit rire ; on ne doit pas pleurer...
Le principe de toute société est de se rendre justice à soi-même et aux autres. Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
On ne cherche pas l'amour, on le trouve.
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
On me donna la méthode de Le Carpentier. Au bout d'un mois, j'étais arrivé à la fin de la méthode ! On ne pouvait faire travailler le piano à un marmot de cette espèce, et je criais comme un perdu [...] ► Lire la suite
Oui, ma vie Ce fut d'être celui qui souffle - et qu'on oublie !
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
On ne meurt pas quand on veut, mais seulement quand on peut.
Dieu, dans sa divine prévoyance, n'a pas donné de barbe aux femmes, parce qu'elles n'auraient pas su se taire pendant qu'on les eût rasées.
Dieu a créé la mer et il l'a peinte en bleu pour qu'on soit bien dessus.