Ce que l'on voit est temporel, ce que l'on ne voit pas est éternel.
On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu'elle soit, qui nous sépare de la vertu.
Il y a certains chefs qu'on suit d'autant plus aveuglément qu'il faut être aveugle pour les suivre.
L'erreur d'un jour devient une faute, si l'on y retombe.
La météo c'est ce à quoi on s'attend, le climat c'est ce que nous obtenons.
On ne partage pas un coeur de mère.
C'est peu d'aimer, il faut aimer toujours : on n'est heureux qu'à force de constance.
C'est assurément ne pas connaître le coeur humain que de penser qu'on peut le remuer par des fictions.
Quand on promet une chose à un mourant, chacun sait bien qu'il faut tenir sa promesse.
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
Bleue, bleue, notre vie Est un triste sort. Toujours enfermé, on voudrait voir dehors.
La grâce n'est pas cette petite prière que l'on récite avant le dîner. C'est une façon de vivre.
Quand on écrit à la première personne, au moins c'est clair : tout est subjectif.
On vous vend au marché cinq moineaux pour deux sous ; et Dieu, pourtant, n'oublie pas un de ces passereaux.
Courage... la mort fait moins mal qu'on le croit.
On devient quelqu'un en se construisant avec tout ce qui nous a manqué.
Être toujours prêt à reconnaitre ses limites. Un homme sage dit un jour que la conclusion vient simplement parce qu'on commence à être fatigué de réfléchir.
On ne peut haïr sans mentir.
Qu'en attente de ce qu'on aime une heure est fâcheuse à passer !
Pour être bienvenu de son hôtesse, il faut donner à son vin les années qu'on ôte à son âge.
Chaque repas que l'on fait est un repas de moins à faire.
Un mot vaut une idée dans un pays où l'on est plus séduit par l'étiquette du sac que par le contenu.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix.
Nous savons que nous sommes provisoires et qu'après nous, rien ne viendra qui vaille la peine qu'on en parle.
La peinture moderne est devenue une bourse des valeurs où l'on joue sur tous les tableaux.
Emprisonné dans chaque homme gras, un homme maigre fait des signes désespérés pour qu'on le libère.
On ne tire pas du canon pour écraser une punaise.
Le monde est une huître, mais on n'ouvre pas une huître avec douceur.
On construit l'avenir sur la force de son Histoire.
On ne peut vivre qu'en dominant ses peurs, pas en refusant le risque d'avoir peur.
Est-on encore dans une société qui "respecte les droits de l'homme", ou dans une société qui a décidé de faire droit à toutes les formes du désir, de "reconnaître" tous les choix de vie, tous les contenus d'existence, toutes les [...] ► Lire la suite
Les lettres qu'on écrit à ses amis puis qu'on décide, à la réflexion, de ne pas poster, sont peut-être plus intéressantes que celles qu'on envoie.
Les joies non partagées sont comme les fruits mûrs qu'on laisse pourrir plutôt que de les offrir.
L'amour c'est être toujours inquiet de celui qu'on aime.
Se retrouver dans la lumière de la scène, comme traquée volontairement, est un bonheur auquel on ne renonce pas.
La campagne c'est cette musique, cette agitation de branches, de feuilles et de cris qui s'enfle et s'architecture quand on ferme les yeux.
La beauté on sait que ça meurt, et comme ça on sait que ça existe.
Les hommes vraiment pieux, on devrait en faire des clôtures.
Les gens qu'on aime ne changent pas.
C'est dans la plus grande fortune qu'on a le moins de liberté : elle interdit la partialité, la haine, et surtout la colère.
Apprendre les langues prend énormément de temps, et il en est de même pour toutes les choses que l'on veut connaître.
Quand on aime vraiment, ne doit-on pas tout sacrifier au bonheur de l'être aimé.
On est prompt à connaître ses plus petits avantages et lent à pénétrer ses défauts.
On ne meurt jamais, on ne fait que changer de nature comme on change de culottes et la fin d'un être est toujours le commencement d'une nouvelle forme de vie.
La chose la plus terrifiante qui soit, lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
En fin de compte, on ne peut attendre le salut que de soi-même. Mais vaut-il la peine de se sauver ?
Marcher en soi-même est comme un châtiment : l'on ne va pas loin.
On ne parle de clonage qu'en termes biologiques. Or il a déjà été précédé par un clonage mental : le système de l'école permet de fabriquer des êtres qui deviennent une copie conforme les uns des autres.
C'est le propre des grands voyageurs que de ramener tout autre chose que ce qu'on allait chercher.