Quand on aime, la fidélité n'est guère difficile.
En amour quand on manque le train de midi, il vaut mieux ne pas prendre celui du soir. Les nuits sont fraîches.
Avoir les yeux fermés ne veut pas toujours dire qu'on dort, ni les avoir ouverts qu'on voit.
Tout salaud qu'on soit, on n'est pas moins naïf et susceptible de déceptions.
On ne trouve pas de lièvre sans terrier, ni de femme sans excuse.
Le voyage s'allonge et par moment il semble qu'il ne prendra fin qu'avec la vie ; on se sent une chose passive emportée sans pouvoir.
Dieu est comme le sucre dans le lait chaud; il est partout et on ne le voit pas, et plus on le cherche moins on le trouve.
La vie humaine se compose de deux parties : on tue le temps, le temps vous tue.
Rien de plus fragile que des amis d'enfance : il suffit de les perdre de vue pour que, l'instant d'après, on doute de leurs existences.
Quand notre paix et notre mode de vie en lequel on croit sont menacés, c'est alors qu'ils nous deviennent chers.
Il n'y a pas mieux que le regard et le toucher pour savoir où on en est.
La tristesse est un pays. Quand on est dans la tristesse, on ne peut être ni à la plage ni à la campagne.
On a beau aimer ses parents, il faut s'en détacher pour avancer, ce qui crée des fictions.
Le vélo est le moyen de transport le plus démocratique. Le vélo est le plus audacieux, stimulant car il donne à son propriétaire le sentiment tentant de liberté, c'est pourquoi on peut dire sans aucune exagération, le vélo est un symbole de liberté.
Je ne sais pas si, aux yeux du monde, une mort brillante n'est pas préférée à une vie obscure de rectitude. On se souvient de la plupart des hommes comme ils sont morts et non comme ils ont vécu. Nous [...] ► Lire la suite
Pourquoi des mecs élus par nous pour faire ce qu'on veut, au lendemain des élections, font ce qu'ils veulent ?
C'est quoi le geste le plus important et le plus difficile dans le foot ? Platini dit que c'est le contrôle. Alors moi je dis "Non", je dis "on joue sans contrôle".
On ne vit pas comme on veut, mais comme on peut.
Rien n'est miraculeux. Si l'on apprend ce que sait le magicien, il n'y a plus de magie.
Nous sommes profondément blessés quand on ne nous respecte pas ; pourtant, au fond de son coeur, aucun homme ne se respecte beaucoup lui-même.
On ne pourrait pas apprécier la lumière, si nous ne connaissions pas les ténèbres.
Rien n'est plus gênant que les faits : ils empêchent de croire ce qu'on veut.
Et puisqu'en tout cas on est malheureux, / autant que ce soit parce qu'on est amoureux.
Une jeune branche prend les formes qu'on lui donne.
Ce que c'est que d'être célibataire ; on ne veille sur le sommeil de personne.
Ce qui effraie le plus, ce n'est pas la réalité, mais ce qu'on imagine qu'elle cache.
Il faut toujours voter pour le candidat qui fait le moins de promesses : à l'arrivée, on est moins déçu !
- Tu sais ce qu'on trouve quand on cherche du sang ? - Quoi ? - Du sang.
À quoi ça sert de vivre quand on a perdu sa beauté !
La culture est ce qui subsiste quand on a oublié tout ce qu'on avait appris.
Plus on est grand et moins on doit avoir de volonté ; l'on dépend des événements et des circonstances.
Une oeuvre où il y a des théories est comme un objet sur lequel on laisse la marque du prix.
La raison nous commande bien plus impérieusement qu'un maître ; car en désobéissant à l'un on est malheureux, et en désobéissant à l'autre on est sot.
C'est terrible le vide. On donne, on jette, et puis on s'aperçoit qu'il ne reste plus rien à l'intérieur de soi-même.
Le lit, c'est l'endroit où on fait l'amour, pas le lieu de la maladie et de la mort.
On ne sait jamais si l'on a bien agi envers les hommes. Il faut les adorer sans chercher à les comprendre. Leur sagesse est mystérieuse.
Les gens qu'on aime, on ne les rencontre pas, on les reconnaît.
Hey, ça va ou quoi, copains ? On s'commande une pizza ?! [Tout le monde s'enfuit]
Le plaisir qu'on éprouve à parler de soi-même est rarement partagé.
Ceux qui cultivent sur une terre fertile ont un grand avantage sur ceux qui l'on défrichée.
On ne voyage pas pour voyager mais pour avoir voyagé.
Ecrire sur le mépris de la mort lorsqu'on est en santé, c'est écrire sur le mépris des riches lorsqu'on est dans l'opulence.
Quand on compose de la musique, on est à l'intérieur de soi.
La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec de la vérité.
L'ignorance, pourvu qu'on l'entretienne avec soin, a du moins l'avantage de protéger son bénéficiaire de l'erreur.
On ne change pas une tactique qui gagne.
Ma philosophie est simple : difficile de se perdre quand on ne sait pas où on va.
Notre voie ressemble à ce qui se passe quand on reste dans le noir. Ceux qui sont à la lumière n'y voient rien dans le noir, tandis que ceux qui sont dans le noir voient tout à la lumière.
On a toujours tort de désespérer de la nature humaine.
L'homme accepte la mort, mais non l'heure de sa mort. Mourir n'importe quand, sauf quand il faut que l'on meure.