Ecrire sur le mépris de la mort lorsqu'on est en santé, c'est écrire sur le mépris des riches lorsqu'on est dans l'opulence.
C'est la majorité ! Laquelle d'abord ? Celle qui croyait que la terre était plate ? Celle qui veut rétablir la peine de mort ? ... Celle qui se met une plume dans le cul parce que c'est la mode ? Laquelle exactement ?
Je suis allé voir une psy. En fait, j'ai eu un trauma après la mort de mon grand-père. Il avait un fusil de chasse sous son lit après s'être fait voler un camion. Après ses obsèques, en rentrant à la [...] â–º Lire la suite
La mort est plus douce que la tyrannie.
La littérature vous jette dans la bataille ; écrire c'est une certaine façon de vouloir se libérer ; si vous avez commencé de gré ou de force voue êtes engagés.
Dieu est-il mort ? Non, pour avoir le droit de mourir, il faut avoir vécu.
On n'est de nulle part tant qu'on n'a pas un mort dessous la terre.
Pour qui s'emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
Quand on consière notre existence, ce n'est pas la mort qui est scandaleuse ; c'est la vie.
Sans la mort quels terribles combats entre ceux qui ne mourraient plus et ceux qui grandissent, avides de terres et de liberté.
Les attitudes envers la santé mentale doivent changer.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
Je suis mort parce que je n'ai pas le désir,Je n'ai pas le désir parce que je crois posséder,Je crois posséder parce que je n'essaie pas de donner,Essayant de donner on voit qu'on n'a rien,Voyant qu'on a rien on essaie [...] â–º Lire la suite
Notre mort n'est que très simple. Celle des autres est insupportable.
L'homme, s'il le veut, peut toujours à côté d'un arbre mort planter un arbre de vie.
Il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé pour être avare.
L'humour renforce notre instinct de survie et sauvegarde notre santé mentale.
Immortels, mortels ; mortels, immortels ; notre vie est la mort des premiers et leur vie, notre mort.
Un juge habitué est un juge mort pour la justice.
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
La vie est la voie de la mort, la mort est la voie de la vie.
La mort est le regret de la vie.
Quelle belle conception les anciens avaient de la mort : repos des bons, terreur des méchants ! La mort, c'est l'épreuve de la vertu.
On pleure ainsi parce qu'on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre.
Le malade est au médecin ce qu'est l'homme au romancier : un cas. Plus l'homme est touché, plus le romancier s'intéresse.
Les écrivains jouissent du privilège mystérieux de faire de la vie avec de la mort ; ils en font, le plus souvent, avec tout ce qui tourne autour de la mort des sentiments.
Les gens qui sourient trop cachent un secret : un mort sur la conscience, une banqueroute, des implants ?
Face à la mort nous n'avons qu'une ressource, faire de l'art avant elle.
Existe-t-il pour l'Homme un bien plus précieux que la Santé ?
Quand on veut écrire sur les femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et secouer sur sa ligne la poussière des ailes du papillon.
La perte d'une certaine pudeur comme la perte de la pureté sont les causes profondes de la décadence du monde.