La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
Il vaut mieux vivre qu'avoir une existence sociale intense.
La mort n'arrive qu'une fois, et se fait sentir à tous les moments de la vie : il est plus dur de l'appréhender que de la souffrir.
La pitié blesse un coeur ambitieux.
Sans le travail, comment prétendriez-vous résister à la mort ?
Et dans les abattoirs Où l'on traîne les boeufs La mort ne vaut guère mieux Qu'aux arènes le soir.
On dit que la mort est préférable à la honte, mais il faut rapidement ajouter que si la honte porte des fruits, la mort n'en porte pas.
Je demande, pour ma part, à être conduit au cimetière dans une voiture de déménagement.
C'est une tête de mort sculptée dans un calcul biliaire.
Partout où l'européen porte ses pas, la mort semble poursuivre les indigènes.
Comme le souvenir que laisse un mort est supérieur à sa vie ! Il n'y a pas des déchets.
Passé un certain âge, la mort de nos proches est la seule manière dont nous prenons agréablement conscience de notre existence.
La vieille puissance de la mort où se symbolisait le pouvoir souverain est maintenant recouverte soigneusement par l'administration des corps et la gestion calculatrice de la vie.
On tombe ou on monte, cela dépend du caractère. Je reste toujours en colère. Cela continue c'est trop profond.
Y a-t-il quelque chose de plus banal que la mort ?
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
Quand nous parlons de l'humain, nous avons une conception de l'humanité dans son ensemble, avant d'appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l'accepter comme une réalité physique. Mais quelqu'un peut-il douter aujourd'hui du fait que tous les millions d'individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
Je déteste la violence. Quand je tiens une arme à feu, je sens la mort entre mes mains, mais c'est amusant de faire semblant dans les films.
La mort a tué trop d'hommes pour être inhumaine.
Il y a des moments où l'on doit choisir entre vivre sa propre vie, pleinement, entièrement, complètement - ou traîner une existence fausse, superficielle et dégradante que le monde dans son hypocrisie exige.
Si la mort était un bien, les dieux ne seraient pas immortels.
Quand le Sabbat tombe un mercredi, la bêtise devient raisonnable.
Une mort d'homme, ça n'existe pas. Il y a la mort tout court.
Les horloges tuent le temps. Le temps est mort tant qu'il est mû par de petits rouages. Quand l'horloge s'arrête, alors seulement le temps revient à la vie.
La mort est-elle le dernier sommeil? Non, c'est le dernier et l'ultime éveil.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Nous allons vers la mort en gardant nos secrets, le plus souvent sans nous être connus.
On tombe amoureux. Et comme toujours, quand on tombe, on se fait mal.
Si votre réalité est la même que ma réalité, alors vous êtes en difficulté.