Un enterrement est une cérémonie au cours de laquelle chacun des invités juge indûment occupée par le mort une attention qu'il voudrait fixée sur lui.
La décadence m'attire. Cela suggère un nouveau monde et, pour moi, la lutte de la société entre la vie et la mort est absolument magnifique.
L'amour est une loterie où celui qui gagne, gagne la mort !
C'est quoi la perfection, de toute façon? C'est la mort de la créativité.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
Je déteste l'expression "mon livre" : j'y vois le propre d'une vanité par laquelle un sujet se pare des qualités que lui confèrent les autres en tant qu'il est lui-même un Autre.
Quelque part, je suis vraiment détendu dans le chaos d'avoir un bébé - et quiconque est une mère sait qu'il est très difficile de se détendre, car il y a tellement de choses à faire et à s'inquiéter!
Un sexe morne et mort pèse encore plus lourd qu'un sexe en érection. Etre homme, serait-ce être toujours encombré ?
On ne doit pas se réjouir de la mort d'un ennemi. Notre vie ne sera pas éternelle.
Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort ?
La méditation de la mort est hypocrite puisque c'est une manière morose de vivre.
A une vie toute de songe la mort ne peut faire mal.
Qu'est-ce que la politesse ? Une convention tacite entre deux hommes, par laquelle chacun dissimule sa vanité au bénéfice de celle de l'autre.
Lorsqu'on écrit, il faut tout imaginer, toujours, mais les coups d'oeil qu'on peut jeter sur la vie d'autrui fournissent des clous sur lesquels accrocher les histoires et les personnages qu'on invente.
Le jeu de boules est une activité dans laquelle on s'engage tout entier. Le temps n'y existe plus et plus rien n'a d'importance que le mouvement fascinant de ces sphères inspirées.
L'Amérique m'a toujours semblé cette terre étrangère vers laquelle j'imaginais pouvoir m'évader si j'avais besoin de m'évader - et je pense que cela vient à la fois du fait que j'y suis né et que j'ai regardé tant de films américains quand j'étais enfant. J'ai été élevé par des films américains.
Il y a une certaine partie de la majorité satisfaite qui aime quiconque vaut un milliard de dollars.
Même un sorcier aurait beaucoup de mal à abroger la loi économique selon laquelle des salaires minimums plus élevés réduisent l'emploi. Puisque les politiciens ne sont pas des sorciers, ils ne devraient pas essayer.
Nous troublons la vie par le soin de la mort ; l'une nous ennuie, l'autre nous effraye.
Sur tout l'onde éternelle étale son glacis. La vie la mort sont une même flamme.
N'est-ce pas là une parfaite image de la vie et de la mort ? Un poisson qui gigote sur le tapis, puis qui ne gigote plus sur le tapis.
La carrière d'un écrivain A 30 ans, on dit que tu es "brillant". A 40 ans, on dit que tu as du "talent". A 50 ans, on dit que tu as du "génie". A 60 ans, on dit que tu es un "has-been". A 70 ans, on dit que tu n'es "pas encore mort ?"
La base sur laquelle se construisait notre couple a changé au cours des années. Notre rapport est devenu le filtre par lequel passait mon rapport au réel.
- Qu'est ce qui se passe ici ?! - J'ai tiré !! IL EST MORT !!
Il ne faut pas vouloir la mort du pécheur, fut-il à la ligne.
Je suis un mort Encore vivant !
A moins d'un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d'ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne, à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire.
Bien des gens seraient capables de tuer un hommes pour prendre la graisse du mort et en frotter leurs bottes.
Il vous est prescrit de jeûner un nombre déterminé de jours. Celui qui d'entre vous est malade ou en voyage peut s'en dispenser, quitte à jeûner plus tard un nombre de jours égal. Ceux qui peuvent observer le jeûne et [...] â–º Lire la suite
L'esprit est un instrument de musique avec une certaine gamme de tons, au-delà desquels s'étend un silence infini.
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.