Je sens que la monotonie et la mort sont presque la même chose.
À l'ère pandémique, l'homme réagit, le destin agit. L'homme propose, la mort dispose.
La mort n'est que l'interruption de l'échange entre l'âme et le monde.
La mort n'a pas de débarcadère
Un mort en France est plus émouvant que 10 000 morts à l'étranger. Le premier est une tragédie, les seconds une statistique. La sensibilité suit la loi de la proximité.
La vie n'a de sens que lorsque notre idéal le plus élevé est de servir le Christ !
L'amour nous rachète du péché d'exister: quand il échoue, il nous accable de la gratuité de cette vie. Seul, je me sens à la fois vide et saturé: si je ne suis que moi, je suis de trop.
L'amour physique est la clef de presque toutes les vies. On le sait, on n'ose le dire, de peur de passer pour un obsédé sexuel.
Le théâtre est un géant qui blesse à mort tout ce qu'il frappe.
Chaque homme est étranger à l'univers, appartient aux objets, aux repas, aux journaux - qui l'enferment dans sa "particularité"-, le laissent dans l'ignorance de tout le reste. Ce qui lie l'existence à tout le "reste" est la mort : quiconque [...] â–º Lire la suite
L'inégalité des sexes reste en fait le plus grand démenti à l'universalité des droits de l'homme dans leur sens le plus fondamental. Il faudrait pouvoir lutter partout dans le monde contre l'apartheid sexuel.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
Je me sens très optimiste quant à l'avenir du pessimisme.
Rameau, notre grand compositeur du XVIIIe siècle, dont les oeuvres ont tenu longtemps une si grande place sur notre scène française, était presque oublié : quelques pièces pour clavecin, le délicieux choeur En ces doux asiles, c'est à peu près [...] â–º Lire la suite
Le parfait bon sens fuit toute extrémité, se contentant de coupler la sagesse à la sobriété.
Je sens comme de la religion dans vos baisers.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Je me sens plus libre parce que je suis plus libre.
Dans mes fluctuations les plus extrêmes, je n'ai jamais été athée dans le sens de nier l'existence d'un Dieu... Je pense qu'en général (et de plus en plus à mesure que je vieillis), mais pas toujours, qu'un agnostique serait la description la plus correcte de mon état d'esprit.
A la mort de son mari, elle cessa enfin de se sentir seule.
La terrible chose que de vieillir, passant de tout à presque rien, de la certitude d'être à la confusion qui doute.
La mort devient réelle quand elle commence à pénétrer à l'intérieur de l'homme par les fissures du vieillissement.
Une misérable vie vaut mieux qu'une belle mort !
La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles : On a beau la prier, La cruelle qu'elle est, se bouche les oreilles, Et nous laisse crier.
Le seul mot de passion me faisait ricaner. La passion, la passion! Je mettais ça entre hypnose et superstition, moi... C'était presque un gros mot dans ma bouche. Et puis, ça m'est tombé dessus au moment où je m'y attendais le moins.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Quand je commence à me prendre au sérieux, je me sens comme un clown qui porterait des talons hauts.
Le fait que Nietzsche soit mort fou rend ses paroles plus puissantes en sagesse.
Quoique la mort nous soit épouvantable,A y penser souvent est profitable.
Les yeux et tous nos sens ne sont que des messagers d'erreurs et des courriers de mensonges. Ils nous abusent plus qu'ils ne nous instruisent.
La mort n'est qu'un photographe vous disant : ne bougez plus.