Je n'ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j'ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
Pour qu'un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas.
- Je veux des chocapics aux pépites de chocolat ! Je veux la super Nintendo ! Et papa c'est quoi un pd ? - Heuu un pd mon amour c'est une personne qui ment...
Ma vie aura été une succession de vies, comme si j'avais eu plusieurs vies, une multiplicité d'histoires et de rôles. Je n'ai pas cessé d'avoir des changements de vie.
Un père s'impose, un papa se fait aimer.
On devient grand le jour où on commence à battre papa au golf. On devient adulte le jour où on le laisse gagner.
Il faut bien de la force pour dire en mourant les mêmes choses qu'on dirait en bonne santé.
Nous sommes réticents aux meurtres particuliers, mais permissifs aux génocides et résignés au meurtre général, biologique.
On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
Les mourants qui parlent de leur testament peuvent s'attendre à être écoutés comme des oracles.