La mort ne dure qu'une seconde : la première.
Il n'y a jamais eu de mort à crédit. La mort, on la paie en espèces.
Ce ne sont point les lieux où un grand homme est né et où il est mort qu'il faut visiter pour lui rendre hommage. Ce sont les lieux qu'il admirait entre tous...
L'avare dépense plus mort en un seul jour, qu'il ne faisait vivant en cinq années ; et son héritier plus en dix mois, qu'il n'a su faire lui-même en toute sa vie.
La première panacée pour une nation mal dirigée est l'inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques.
Il y a peu de femmes dont le mérite dure plus que la beauté.
L'une ou l'autre [analyse ou synthèse] peut être directe ou indirecte. La procédure directe est lorsque le point de départ est connu - synthèse directe dans les éléments de la géométrie. En combinant au hasard des vérités simples les unes [...] â–º Lire la suite
Il n'y a que la mort qui peut vraiment faire peur à un homme.
La mort d'un seul combattant ne suffit pas à arrêter le combat.
La mort d'une bonne action, c'est d'en parler.
Plutôt ne pas en avoir, que d'avoir deux paroles dont une est de trop.
Les biographies se terminent généralement par la mort du sujet étudié, conclusion naturelle dont ne bénéficient pas les autobiographies.
A dire vérités et mensonges, les vérités sont les dernières crues.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
L'impression d'un mot vrai ne dure pas plus que le temps de le dire.
On n'entend dans les funérailles que des paroles d'étonnement de ce que le mortel est mort.
La douleur d'une perte vient du bonheur d'avoir pu profiter d'une présence. Les pires deuils sont possibles parce que nous avons aimé.
Méritons-nous une seconde chance ? Je ne sais pas. Mais parfois, nous en avons une, de toute façon.
Il a pris une seule cuite dans sa vie, mais elle dure depuis cinquante ans.
Un homme mort ne parle plus.
La mort est fin et principe de vie.
Leur mariage avait été un poème bizarre et mélancolique. Dès le lendemain de la mort de son protecteur, Clotilde était retombée dans la misère.
N'y a-t-il pas de mort plus belle, mes frères, que d'affronter sa crainte dans les yeux, que de retourner vers les traces de son père ? Il est temple de son dieu.
Vie de plaisir, et mort de saint, le diable y perd son latin.
La mort est un processus qui gagne de proche en proche.
Les mensonges ont la vie dure : une fois démasqués, ils croient qu'ils sont devenus vérités.
Un véritable homme de lettres, à la pensée de sa mort est triste, moins de mourir, que de ne pouvoir concevoir sur la mort ne fut-ce qu'une seule pensée originale.
La douceur est une énigme. Incluse dans un double mouvement d'accueil et de don, elle apparaît à la lisière des passages que naissance et mort signent.
Le poète meurt de l'inspiration comme le vieillard de la vieillesse. La mort est au poète ce que le point final est au manuscrit.
Quand on pense à quel point la mort est familière, et combien totale est notre ignorance, et qu'il n'y a jamais eu aucune fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé !
Si Dieu accepte le sacrifice de ma vie, que ma mort soit pour la liberté de mon peuple.