La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
Ca vaut pas la peine de se bousculer pour voir le ciel.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
Il faut bien rire de la mort qui se moque bien de nous enlever la vie.
Qu'est-ce qui distingue les anges de nous ? Leur très grand naturel. Comment s'appelle le chien qui mort son maître ? La gloire. Qui rit après sa mort ? La pluie dans le feuillage.
Depuis deux mille ans, Jésus se venge sur nous de n'être pas mort sur un canapé.
Vivre, c'est naître sans cesse. La mort n'est qu'une ultime naissance, le linceul notre dernier lange.
On vit sa vie, on tombe amoureux, on fait des projets et on a des tas de rêve mais on pense pas que tout ça peut se terminer comme ça en un clin d'oeil.
Au ciel tout est plaisir, en enfer tout est peine ; le monde est mitoyen à l'un et à l'autre.
La mort n'est plus comprise comme la conclusion logique de toute vie, mais comme un accident de parcours. Et comme pour tout accident, il vaut mieux cacher son existence aux survivants.
La mort est un ennemi supérieur en ombres.
Il n'y a pas d'autre mort que l'absence d'amour.
Un jour sans réponse, on croit à une stratégie. Deux jours sans réponse, on se vexe. Trois jours sans réponse, on tombe amoureux.
Pas un homme au monde n'en vaut la peine ! Ils se ressemblent tous, sur un point, crois-moi. Ils sont fidèles à l'inconsistance ! Ils sont égoïstes et suffisants !
La mort ? Sans importance. La vie ? Sans importance. Ce qu'il faut c'est vaincre.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
On ne peut juger de la beauté de la mort que par celle de la vie.
Sans principes communs, ce n'est pas la peine de discuter.
Celui qui ne sait rien croit enseigner aux autres ce qu'il vient d'apprendre lui-même ; celui qui sait beaucoup pense à peine que ce qu'il dit puisse être ignoré.
L'exilé est un mort sans tombeau.
La mort ne doit en aucune façon redresser l'image que nous avons d'un homme.
De toutes les morts, la mort atomique est la moins chère...
La bureaucratie réalise la mort de toute action.
Le grain bouffi d'orgueil tombe le premier sous la meule.
Il tombe sous le sens que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une aussi satisfaisante.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
La cruauté vise l'homme capable d'être plus qu'il est, la pitié vise l'homme coupable d'être tel qu'il est.
C'est la vie et non point la mort qui sépare l'âme du corps.
La mort est le repos des pauvres.
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n'y a que la mort qui vous échappe... et encore !
Mort à toute peine de mort !