Lis avec lenteur à une époque où l'on nous parle de lecture rapide et de lecture en diagonale.
On écrit pour rendre justice à la vérité.
Chaque fois qu'on pose un acte de tendresse, d'affection, d'amour, on modifie un tout petit peu l'avenir de l'humanité dans le bon sens.
C'est du coté de l'ancien casino en ruines qu'on est tombés sur Billy Boy et ses quatre droogs. Il se mettaient en train pour s'offrir une séance de ça-va-ça-vient avec une pauvre petite devotchka fraîche levée.
Quand on pense au bonheur d'autrui, on rêve sans le savoir à une forme d'accomplissement de son propre bonheur.
Il n'y a qu'une réussite : pouvoir vivre comme on l'entend.
En avouant ses erreurs, on met la raison au présent et le tort au passé.
Le mal seul fait remarquer et apprendre et permet de décomposer les mécanismes que sans cela on ne connaîtrait pas.
La veine, c'est le nom que l'on donne au talent des autres.
On confond facilement l'amour de la vérité et l'amour de sa propre vérité, c'est-à-dire l'amour-propre, réducteur de vérité.
Les voyageurs sont toujours des découvreurs, particulièrement ceux qui voyagent en avion. Dans le ciel on ne trouve pas de panneaux indicateurs signalant les passages précédents.
Notre vie se joue en un instant. Ensuite, on se rappelle cet instant...
Les invités sont comme les gâteaux : si on les garde trop longtemps, ils rancissent et deviennent immangeables.
L'un des avantages du naturisme, c'est qu'on n'a pas besoin de tendre le bras pour savoir s'il pleut.
Je pense qu'on devient adulte quand on perd ses parents.
Faire du bruit avec la bouche comme un ministre, c'est ça être comédien... La différence ? On est mieux payé quand on fait du cinéma !
Elle avait un nez si grand que lorsqu'on l'embrassait sur les deux joues, on avait plus vite fait de passer par derrière.
Quand maman rigole On oublie qu'on a faim Que c'est l'heure de l'école Qu'on a peur des voisins
Il est important de prendre du recul par rapport aux lubies des autres, car on a déjà assez de mal comme ça à garder son propre cap.
On a beau se jurer qu'on n'agira jamais comme sa mère, un jour ou l'autre, l'inexorable mimétisme se met en marche.
Courage... la mort fait moins mal qu'on le croit.
Lorsqu'on aime comme l'océan et que l'on souffre comme le Christ, l'art et la beauté suintent des moindres faits et gestes.
Il faut faire mourir l'orgueil sans le blesser. Car si on le blesse, il ne meurt pas.
Le baby-blues, c'est quand on montre l'enfant à la mère et qu'elle s'aperçoit qu'il a quatre mains.
La joie est un plaisir que la conscience torture. On appelle joie les plaisirs qu'on se refuse pour se donner bonne conscience.
Pour apprécier l'art, il faut le faire avec le coeur, et quand on en a peu, des années d'études ne donnent rien de plus !
Si l'on tient à sa santé, lire un dictionnaire de médecine : on s'estimera heureux si l'on peut réussir à ne mourir que d'une seule maladie à la fois.
Quand on se croit obligé d'exprimer sa gratitude, on perd la moitié de sa joie.
On ne peut pas faire du bouillon de poule avec des fientes de poulet.
Pour faire du commerce, il faut, de nos jours, être américain ; mais si on se contente d'être intelligent, on peut aussi bien être français.
On peut ressentir une idée comme on ressent une émotion.
On n'est pas forcément content d'être reconnu par des gens qu'on n'estime pas.
On a tous besoin de croire qu'il existe une vérité plus forte que nous.
Tout a son endroit et son envers. La meilleure chose blesse si on la prend à contresens ; au contraire, la plus incommode accommode si elle est prise par le manche.
On ne fait vraiment l'éloge d'un artiste que lorsqu'on parle assez de son oeuvre pour oublier de louer sa personne.
Entre 18 et 20 ans, la vie est comme un marché où l'on achète des valeurs non avec de l'argent, mais avec des actes. La plupart des hommes n'achètent rien.
En politique on n'est le père de personne... On a quelques amis, parfois deux ou trois disciples, mais des enfants jamais.
Mieux vaut la solitude que la présence d'un être qui, en dépit des apparences, reste sourd. Entend-on jamais le cri de ceux qu'on croit aimer ?...
Les deux phrases les pires au monde sont : "Il faut que je te parle" et "J'aimerais qu'on reste amis".
Carte du Tendre : On ne va d'Amour en Amitié, lieux qui paraissent voisins, qu'en repassant par l'abîme l'indifférence, si verdoyant que, la plupart du temps, on y reste.
Ce qu'il y a de passionnant au golf, c'est que même si l'on joue très mal, il est toujours possible d'empirer son jeu.
- Maître, ne trouvez-vous pas un tantinet ridicule que l'on vous appelle Maître ?- Elève appliqué, avant que de te répondre, je voudrais connaître ton sentiment à cet égard.- Maître, en toute humilité, j'estime en effet que c'est quelque peu [...] ► Lire la suite
La montagne est un décor intéressant dans la mesure où on ne contrôle plus entièrement sa vie.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d'âme.
Parce que meurt un peu tous les jours ce qui fait notre joie de vivre, on ne doit pas en détacher d'avance son coeur.
On ne refait sa vie avec une autre femme que lorsqu'on ne l'a pas vraiment faite avec la première.
Si on fait le vide autour d'un souvenir, il ne reste plus rien que ce souvenir dans l'infini qu'on a, et ce souvenir devient l'infini.
A force de voleter sans but précis, comme le fait une mouche, on finit toujours par rencontrer un rat mort ou une bouse de vache.
Celui qui a des connaissances, on le dit méchant ; celui qui est intelligent, on le dit fou.
Celle qui construisit, de ses mains, vos usinesCelle dont Monsieur Thiers a dit : «Qu'on la fusille !»