Si l'on faisait tout ce que l'on doit vraiment faire avant de partir en vacances, elles seraient terminées sans même avoir commencé.
L'agréable, dans les cadeaux d'argent qu'on reçoit pour Noël, c'est qu'ils sont si faciles à échanger.
Pourquoi faut-il redire les mêmes mots, refaire les mêmes gestes pour nourrir un amour extraordinaire comme on ferait pour un amour éphémère ?
Après la fête, on se gratte la tête.
- On peut faire des efforts. - Au stade où on en n'est, ce n'est plus la peine. Je dis ça parce que c'est avec toi que je n'y arrive plus. Je veux rester seule. - Ça ne t'avancera à [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de mal à être né dans une basse-cour lorsqu'on sort d'un oeuf de cygne.
Nul n'est prophète en son pays, mais qu'on veuille l'être à l'étranger on se fait appeler métèque.
Le mensonge tue l'amour, a-t-on dit. Eh bien, et la franchise donc !
On regrette toujours pour rien, étant donné qu'on ne peut regretter qu'après.
Le mariage est un sac où l'on trouve quatre-vingt-dix-neuf vipères et une anguille.
Il ne sait même pas ce que c'est, une fée ! Il croit que c'est une grosse gourdasse à baguette qui transforme les citrouilles en carrosses dans les vieux contes ringards ! Mais elles sont partout les fées ! Elles [...] ► Lire la suite
Tout le monde court après sa jeunesse. A douze ans, on court après un cerf-volant. Puis, on court après son âme d'enfant.
Si les bars à Londres avaient des terrasses comme à Paris, on y boirait des verres de pluie.
Il faut l'avouer, l'amour est un bien grand maître, Ce qu'on ne fut jamais, il nous enseigne à l'être.
La valeur d'une chose réside parfois non dans ce qu'on en tire mais dans ce qu'on paie pour elle, dans ce qu'elle nous coûte.
Le bonheur, pourquoi le refuser ? En l'acceptant, on n'aggrave pas le malheur des autres et même ça aide à lutter pour eux. Je trouve regrettable cette honte qu'on éprouve à se sentir heureux.
On ne devrait tromper sa femme que quand elle est jolie. Sans ça on doit avoir l'impression que les filles vous accordent ça pour vous consoler.
Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c'est vers l'avenir que l'on marche.
Les cinq prières rituelles, la prière du vendredi jusqu'au vendredi suivant, le jeûne du mois de Ramadan jusqu'au Ramadan prochain, tous ont un effet absolutoire si on évite les péchés graves.
Marchons en bavardant avec Cioran rue de l'Amertume, pour nous rendre place de la Déception, et finir ensuite dans le jardin de la Tristesse. Là, ça ira mieux : on pourra commencer à vraiment comprendre ce qui nous arrive, et passer à autre chose : emprunter le passage de l'Acceptation, nous balader avenue de l'Action.
On n'éteint pas un incendie en apportant du bois dans ses bras.
Les amis se disent sincères ; ce sont les ennemis qui le sont ; aussi devrait-on, pour apprendre à se connaître soi-même, prendre leur blâme comme on prendrait une médecine amère.
Une existence sans amour, quoique l'on possède par ailleurs, est une vie vide, sans but.
L'avantage de la mauvaise mémoire est qu'on jouit plusieurs fois des mêmes choses pour la première fois.
A l'époque où l'on n'a jamais si bien compris la relation mère-enfant, les nourrissons n'ont jamais été si seuls.
Chaque fois que l'on fait passer nos différences avant nos ressemblances, on met le doigt dans un processus d'affrontement.
Certains se souviennent sans doute de la devise inscrite jadis sur les balances publiques : « Qui souvent se pèse bien se connaît. Qui bien se connaît bien se porte. » J'aurais tendance pour ma part à inverser les termes [...] ► Lire la suite
On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs - mais il est étonnant de voir combien on peut casser d'oeufs sans faire d'omelette décente.
C'est dangereux le succès. On commence à se copier soi-même et se copier soi-même est plus dangereux que de copier les autres... c'est stérile.
On devrait décorer quiconque attendrait l'âge de soixante ans. La vanié des hommes est telle que la plupart d'entre eux pratiqueraient la sobriété et la sagesse dans l'espoir de devenir vieux et d'avoir la croix d'honneur.
Le temps qui nous manque c'est toujours celui qu'on aurait voulu consacrer à ceux qu'on aime...
On a déclaré qu'il fallait d'abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après ; comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice.
Avec de l'argent, on fait parler les morts ; sans argent, on ne peut pas faire taire les muets.
Je dis toujours la vérité : pas toute, parce que toute la dire, on n'y arrive pas... Les mots y manquent... C'est même par cet impossible que la vérité tient au réel.
A trop faire la fête, on oublie qu'on n'est pas seul au monde.
Non seulement Dieu joue aux dés mais il les jette parfois là où on ne peut les voir.
On ne peut pas laisser tout le monde vendre n'importe quoi au motif qu'il y a un profit.
On ne vit pas de ce que l'on mange, mais de ce que l'on digère.
On doit la vérité aux gens intelligents, mais on doit le mensonge aux imbéciles.
La culture est ce qui reste quand on ne sait rien faire.
Vieillir : c'est très mauvais signe quand on oublie de reboutonner sa braguette après avoir pissé, mais c'est pire quand on oublie de la déboutonner avant.
Supprimer la distance, c'est augmenter la durée du temps. Désormais, on ne vivra pas plus longtemps ; seulement, on vivra plus vite.
On peut vivre dans une maison exiguë, on ne peut pas vivre avec une âme angoissée.
La bigamie, c'est quand on a deux femmes ; et la monotonie, c'est quand on n'en a qu'une !
On a dit que la beauté est une promesse de bonheur. Inversement la possibilité du plaisir peut être un commencement de beauté.
On peut laver sa robe et non sa conscience.
L'amour platonique est un revolver dont on fait semblant d'ignorer qu'il est chargé.
Si haut qu'on monte, on finit toujours par des cendres.
Pour être beau chaque jour, on est ou très pauvre ou très riche.
Chaque année, après les tempêtes de neige du coeur de l'hiver, survient une nuit de dégel où le tintement de l'eau qui goutte traverse le pays, réveillant sur son passage les créatures assoupies pour la nuit et d'autres qui dormaient [...] ► Lire la suite