On ne peut pas attendre que l'inspiration vienne. Il faut courir après avec une massue.
Le temps perdu c'est le temps pendant lequel on est à la merci des autres.
On fait parfois des efforts considérables pour souffrir d'une trahison ; et l'on y parvient.
On se donne bien de la peine et on s'impose bien des privations pour guérir le corps ; on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l'âme.
On a fait couler tellement d'encre sur Venise qu'elle se noie.
- Alors y a du nouveau ? - Non rien. - Ça me tue de pouvoir rien faire. - Bon je vais aller faire ce que j'ai à faire. - À bon tu crois vraiment que c'est le bon jour ? - [...] ► Lire la suite
Tout le poème de Job est le développement de cette idée : la grandeur qu'on trouve au fond de l'abîme.
Rien dans la vie n'est plus extraordinaire que la foi, cette grande force qu'on ne peut ni peser ni vérifier.
On ne présente ses respects à une femme désirable que dans le seul espoir de lui manquer de respect dans les délais les plus brefs.
Toutes les femmes écrivent. On ne trouve même plus de femme de ménage.
On ne récolte jamais que les sentiments que l'on sème.
L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait.
A une maman on ne ment pas. Elle lit notre âme comme en elle-même.
Si mentir était un crime, on serait déjà tous en prison.
Le malheur est comme le mariage. Nous croyons que nous l'avons choisi, mais ensuite il nous choisit. C'est comme ça, on ne peut rien y faire.
Qu'il est laid le bonheur qu'on veut, Qu'il est beau le malheur qu'on a.
Quand on est à l'eau, il faut nager.
Pourquoi se plaindre du manque de goût quand on ne fait rien pour éduquer l'Ïil ?
La première embrouille, première opposition inconsciente à mon père a été avec une poupée. J'avais 9 ans quand mon père a distribué à ma soeur et moi deux poupées barbies. Elle, Chirine, était folle de joie. Elle était fascinée. Elle [...] ► Lire la suite
L'absence ne fait mal que de ceux que l'on aime.
En vieillissant, on s'aperçoit que la vengeance est encore la forme la plus sûre de la justice.
Il fait bon partout où l'on respire l'air de la liberté.
On n'éteint pas un incendie en apportant du bois dans ses bras.
Parler c'est agir : toute chose qu'on nomme n'est déjà plus tout à fait la même, elle a perdu son innocence.
Pourquoi faut-il redire les mêmes mots, refaire les mêmes gestes pour nourrir un amour extraordinaire comme on ferait pour un amour éphémère ?
On ne guérit pas les plaies en les léchant avec une langue de bois.
Je veux bien me déguiser en sapin de noël pour les fêtes, si on me promet de faire très très très attention quand on enlèvera les boules.
On ne tisonne pas le feu avec un couteau.
Si la seule intuition de l'individuel est juste, le fait que des causes du même genre aient des effets du même genre est une proposition difficile à soutenir. Un même corps peut être froid ou chaud, doux ou amer, humide [...] ► Lire la suite
On mûrit, et la pluie reste accrochée aux branches des arbres qui seront un jour les maîtres du monde. Et heureusement qu'il y a la pluie, elle purifie le temps quand vous avez l'air d'un arc en ciel sinistre, elle débarrasse les rues des armées du silence pour nous laisser danser.
On ne saurait peigner un diable qui n'a pas de cheveux.
L'on pourrait remarquer que le mensonge cesse d'être mensonge dans l'instant où il réussit. Et pour le menteur même.
Si on ôtait à de certaines gens leur ridicule, il ne leur resterait plus rien.
Quand on n'a pas les moyens, on pic-nic.
Les vrais amis sont ceux qui, lorsqu'on fait un fou de soi, ne croient pas que cette condition soit permanente.
Si les imbéciles veulent encore du gland, laisse-les en manger ; mais trouve bon qu'on leur présente du pain.
L'art du comique, c'est donner l'impression qu'on fait n'importe quoi quand on a travaillé dix heures sur une mimique ou une phrase.
Avec un morceau de pain, on trouve son paradis sous un sapin.
Les incessants progrès de la chirurgie, de la médecine et de la pharmacie sont angoissants : de quoi mourra-t-on dans vingt ans ?
Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi."
Lorsqu'on aura fait la part des erreurs de l'éducation, des maladresses familiales, de l'iniquité sociale, la nature apparaîtra plus généreuse qu'on ne l'avait crue.
On peut aussi bien prier une sardine, ce n'est qu'une question de foi.
Les mouettes naissent des mouchoirs que l'on agite au départ du bateau.
Pourquoi fait-on de la musique pour la fête de la Musique alors qu'on ne travaille pas pour la fête du Travail ?
Pour être beau chaque jour, on est ou très pauvre ou très riche.
On vit, on ne meurt qu'une fois Et on n'a le temps de rien Que c'est déjà la fin.
Le temps fait du bien à l'amour contrairement à ce qu'on pense, les regrets c'est quand on se goure concrètement.
Quand il y a des perdrix, on mange des perdrix ; et quand c'est le temps de la pénitence, on fait pénitence !
La fin est dans le commencement et cependant on continue.
Des maisons comme Hermès sont très belles. On assiste, là, à un luxe d'argent mais pas de création.