Une langue que l'on n'enseigne pas, est une langue qu'on tue. Tuer une langue est un crime.
Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air.
Les jurés ont devant eux un vieux coupable : ils sont sévères. Ils ont devant eux une jeune accusée : ils sont rigides.
L'usage des grands est de profiter d'une action qu'ils regardent comme coupable et de prodiguer à celui qui s'est chargé de l'accomplir des récompenses et le mépris.
On n'est pas responsable de ses pensées. On est coupable seulement de celles que l'on cultive.
Qui ne connaît la vérité n'est qu'un imbécile. Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge, celui-là est un criminel !
Les jeunes doivent apprendre à penser et à agir comme une masse. C'est criminel de penser en tant qu'individus !
La presse a un pouvoir de l'image si puissant qu'elle peut faire passer un criminel pour une victime et montrer la victime comme une criminel.
Des esprits superficiels ont accusé la concurrence d'introduire l'antagonisme parmi les hommes. Cela est vrai et inévitable tant qu'on ne les considère que dans leur qualité de producteurs ; mais placez-vous au point de vue de la consommation, et vous [...] ► Lire la suite
L'obscénité de la guerre, c'est l'inévitable complicité qu'elle finit par tisser entre des ennemis qui croient n'avoir rien en commun et se ressemblent de plus en plus.