On mène une carrière selon qui l'on est ou qui l'on aimerait être.
Chaque 1er août, j'attelle la caravane à la voiture, et on va la promener. Il ne faut pas trop se plaindre. Un chien, par exemple, ça se sort tous les jours.
On vit avec un coeur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est désabusés de tout.
L'Univers est plus étrange qu'on ne l'imagine !
On peut encore à tout moment modifier la vie avec beaucoup d'attention et de douceur.
C'est quand, la dernière fois qu'on a battu la Chine lors d'un accord commercial ? Moi je bats la Chine tout le temps. Tout le temps.
- Quelle petite fille odieuse ! - Insupportable ! - Tu ne sais même pas de quoi on parle. - De libellules ?
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis.
On ne pense plus au visage de la femme dont on voit le corps nu.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer.
Rien de plus facile que d'effrayer un spectateur. On peut littéralement l'affoler, car la plupart des gens ont dans quelque partie de leur être une peur toute prête à éclore.
Les belles gonzesses, c'est comme le camembert, on ne peut pas les garder longtemps.
On juge un homme aux factures qu'il reçoit.
Le monde, c'est la trop lourde présence des choses où l'on sent parfois la trop vive absence de Dieu. Le désert, c'est la trop dure absence des choses où l'on sent parfois la trop douce présence de Dieu.
Soyez sûre qu'on me reprocherait moins de paradoxes, si l'on pouvait me reprocher des erreurs.
On n'a jamais cessé de jouer les anciennes comédies, mais on les a tournées autrement.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
Maintenant, on apprécie les petits jeunes gens, non parce qu'ils ont du talent, mais parce qu'ils cherchent "le problème de la destinée" !
Les descriptions de femme ressemblent à des vitrines de bijoutier. On y voit des cheveux d'or, des yeux émeraude, des dents perles, des lèvres de corail. Qu'est-ce, si l'on va plus loin dans l'intimité !
On est toujours moins perdu lorsqu'on est plusieurs.
Le déraisonnable de l'opéra réside dans le fait qu'on y utilise des éléments rationnels, qu'on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
En faisant l'acteur, on devient une espèce d'animal intuitif.
Les choses qu'on pense que l'on va perdre deviennent excessivement précieuses. On aime ceux que l'on a peur de perdre.
Là où commence le caractère dégradant de l'intrigue, c'est quand on fait la cour à ceux que l'on méprise.
La notoriété c'est lorsqu'on remarque votre présence, la célébrité c'est lorsqu'on note votre absence.
S'il fallait étudier toutes les lois, on n'aurait pas le temps de les transgresser.
Tout a une morale si l'on cherche bien.
On domine plus facilement les peuples en excitant leurs passions qu'en s'occupant de leurs intérêts.
Ce qu'on donne aux méchants, toujours on le regrette.
On répète les médisances, en citant leur auteur, pour s'en donner le plaisir sans danger.
A force d'aimer un livre on finit par se dire qu'il vous aime.
On apprenait à Sacha le décès d'un de ses amis. Sacha déclara : Quelle terrible chose ! Quand je pense combien il m'admirait !
On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d'amour, et quand on n'en a plus guère.
Savoir ce qu'on sera, c'est vivre comme les morts.
On ne tire de soi la vie et la beauté qu'au détriment de sa chair...
Voler est un acte de conquête où l'on défie les forces les plus puissantes et les plus fondamentales de la nature.
Il y a des livres qu'on voudrait pouvoir envoyer à ceux qui sont morts.
Ce qui reste finit par nous rendre ce qu'on a perdu.
Il y a des familles où l'on semble entretenir soigneusement des parents malades pour refuser les invitations à dîner.
Etre aimé c'est accepter d'être pris pour ce qu'on n'est pas.
A force de bouffer des conservateurs, on finira par plus pourrir dans le cercueil.
Il n'est pas grave de se tromper pourvu qu'on se fourvoie avec ferveur.
Les femmes dont on dit qu'elles ont été belles ont le même intérêt que les pièces démonétisées dont on dit qu'elles ont été bonnes.
Je crois, finalement, que je préfère les hommes âgés parce que sur leurs traits on peut lire la souffrance.
Ce dont on ne peut parler, c'est aussi ce qu'on ne peut apaiser ; et si on ne l'apaise pas, les blessures continuent à s'ulcérer de génération en génération.
Quand on se trouve sous la partie saillante d'un toit bas, comment se défendre de baisser la tête ?
Je meurs d'avoir cru que l'on pouvait vivre seul.
Plus on pense, plus on ressent l'immensité sans espoir de l'ignorance de l'homme.
On nous donne un code pour vivre notre vie. Nous ne le suivons pas toujours, mais il est toujours là.