Gardez votre sens de l'humour. Comme le disait le général Joe Stillwell : « Plus un singe monte haut, plus on voit son derrière ».
Est-ce que vous regretteriez, si vous aviez la possibilité, d'être trop généreux ? On est très généreux, on est trop généreux et puis merde !
- ... Une belle voix d'bariton ! - Une voix d'quoi ? - De bariton, c'est pas une insulte, c'est quand on chante avec une voix grave.
La fortune que l'on acquiert est en raison des besoins que l'on se crée.
Tenir constamment pour ennemi celui qu'on ne peut compter pour ami, et ne compter pour ami que celui qui a intérêt à l'être.
On domine plus facilement les peuples en excitant leurs passions qu'en s'occupant de leurs intérêts.
C'est curieux : quand on refuse tout sauf le meilleur, on l'obtient dans bien des cas.
Les bonheurs sont comme le gibier, quand on les vise de trop loin, on les manque.
On a besoin d'idéaux, si on veut être humain. La force, c'est bon pour les bêtes.
Quand le présent finit, ménageons l'avenir : Du roi qu'on a vu prince on peut tout obtenir.
Pourquoi dit-on d'un imbécile qu'il est borné et pourquoi dit-on par ailleurs que la bêtise est sans limites ?
On ne peut aimer deux êtres de façon identique, ni le même être de façon constante. Nous sommes humains et tout ce qui est humain varie, même à l'intérieur de la fidélité.
Trois choses sont indispensables pour bien prêcher, quand on est curé : avoir quelque chose à dire, le dire, se taire.
La vie, ça se joue serré. Si on mentionne ses points faibles, les autres en abusent immanquablement.
Les résolutions prises lors des campagnes électorales ne sont rien d'autre que l'agrandissement de celles que l'on prend au Nouvel An.
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.
Aujourd'hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières.
Qui a le pouvoir de changer le cours des chemins invisibles ? On ne peut que suivre celui qui cherchent nos pas.
Trop d'occasions d'acquérir semblent diminuer la valeur de ce qu'on possède.
Mais tant qu'on vous résistera, que rien ne vous retienne, pas même la vue d'un père dans les rangs ennemis.
Il arrive un moment où on a tout dit. Et puis j'ai 70 piges, j'ai bien le droit de me faire plaisir.
On ne devient pas geisha pour s'épanouir ou se réaliser. Si on fait ce métier avant tout, c'est parce qu'on n'a pas le choix.
On ne pense plus au visage de la femme dont on voit le corps nu.
C'est une misérable chose que de penser être un maître si l'on n'a jamais été élève.
On engendre les conflits en fertilisant les petites erreurs.
La vie n'aime pas que l'on désespère d'elle.
La guerre puise en elle-même sa propre énergie et sa propre justification. On se bat parce qu'on s'est battu.
Déjeuner de travail. Ils sont en général totalement stériles pour la simple raison que le bon usage veut qu'on ne parle jamais la bouche pleine.
On découvre aisément en Dieu des signes graves d'anthropomorphisme.
Quand on dit que l'Univers est infini, il semble surtout inachevé.
On n'écrit pas librement tant qu'on pense à ceux qui vous liront, on n'écrit pas bien tant qu'on ne pense pas à eux.
On ne naît plus roturier. On le devient. A titre exceptionnel. N'est pas roturier qui veut.
A force de bouffer des conservateurs, on finira par plus pourrir dans le cercueil.
1: on écoute 2: on regarde 3: on analyse
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
On a renoncé à me demander l'autorisation de dire mes Oeuvres sur les théâtres. On les dit partout sans me demander la permission. On a raison. Ce que j'écris n'est pas à moi. Je suis une chose publique.
Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.
- Choisir un lit c'est personnel. C'est l'endroit où on aime, l'endroit où on rêve, l'endroit où on donne la vie. Quand on est enfant, c'est l'endroit où on se réfugie pour pleurer, c'est l'endroit où on caches ses premiers [...] ► Lire la suite
Ce qui est essentiel si l'on veut établir la paix, ce n'est pas d'attendre que l'autre vienne à nous, mais d'aller vers lui.
Il me semblerait d'utilité publique qu'on engage un corps de lecteurs, payés par la Sécurité sociale, au chevet des convalescents.
On ne trouve pas la solitude, on la fait.
On prouve tout ce qu'on veut ; la vraie difficulté est de savoir ce qu'on veut prouver.
Il est difficile de ne pas s'exagérer le bonheur dont on ne jouit pas.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer.
Entre tous les ennemis le plus dangereux est celui dont on est l'ami.
La nature veut qu'on jouisse de la vie le plus possible, et qu'on meure sans y penser. Le christianisme a retourné tout cela.
La science ne consiste pas seulement à savoir ce qu'on doit ou peut faire, mais aussi à savoir ce qu'on pourrait faire quand bien même on ne doit pas le faire.
A ceux qui se taisent on ne peut enlever la parole.
Souvent on cesse de se jouer la comédie dès qu'on en devient conscient.
Les femmes espèrent tellement qu'on va tout leur donner. Et les hommes souhaitent tellement qu'ils vont tout recevoir. Marché de dupes.