On doit apporter à ses enfants quelque chose qu'on est allé trouver seule et qu'on leur rapporte d'un monde dans lequel ils ne sont pas.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
Il n'est pas grave de se tromper pourvu qu'on se fourvoie avec ferveur.
L'euro, c'est ultrasimple, c'est comme quand on voyage à l'étranger, en trois jours, on s'habitue à compter dans la monnaie locale. Sauf que là, on reviendra jamais de vacances.
Qui a le pouvoir de changer le cours des chemins invisibles ? On ne peut que suivre celui qui cherchent nos pas.
Le siècle est fou. Fou de lâchetés, de démissions, de mensonges, d'impostures et de laideur, et ce qu'on appelle "crise de civilisation" n'est en vérité que le refus apeuré de toute hauteur.
On ne peut rien apprendre à un homme, on peut juste l'aider à trouver la réponse par lui-même.
On se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d'une machine [...] ► Lire la suite
- ... Une belle voix d'bariton ! - Une voix d'quoi ? - De bariton, c'est pas une insulte, c'est quand on chante avec une voix grave.
L'étreinte de la mort est comme la morsure d'un amant, qui fait mal et qu'on désire.
Le corps humain n'est pas fait pour toutes les années que l'on pourrait vivre.
On ne trouve pas la solitude, on la fait.
L'homme est du bois dont on fait les bûchers.
L'immoralité, c'est la révolte contre un état de choses dont on voit la duperie.
On n'est heureux qu'autant qu'on a souffert.
Quand on a renoncé à tous les plaisirs de la vie, il reste encore celui de se lever de table après un dîner ennuyeux.
Ne soyez pas si pressée de croire tout ce qu'on vous raconte.
Tout est permis du moment qu'on n'est pas dupe de soi-même ; du moment qu'on sait ce qu'on fait, et, autant que possible, pourquoi on le fait.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer.
Rien de plus facile que d'effrayer un spectateur. On peut littéralement l'affoler, car la plupart des gens ont dans quelque partie de leur être une peur toute prête à éclore.
Il n'y a pas de si mauvais livre où l'on ne puisse apprendre quelque chose.
On ne lie pas les chiens avec des saucisses.
C'est quelquefois au moment où l'on s'estime heureux que l'infortune vient nous frapper.
On reconnaît un propriétaire de chevaux à l'intérieur de sa voiture ; on y trouve des bottes, de la boue, des friandises pour poney, de la paille, des objets de sellerie... Et puis, naturellement, au-dessus de tout ça, des enfants et des chiens.
Faire croire à des gens d'esprit que nous sommes ce que nous ne sommes point est plus difficile, dans la plupart des cas, que de devenir vraiment ce que l'on veut paraître.
La jeunesse s'instruit par intuition. Si l'on ne savait que ce qu'on apprend on ne saurait rien.
On ne vit pas longtemps. Il faut vivre bien...
On ne peut distinguer le sublime de l'agréable que parce que le souvenir vous en serre le coeur.
A vouloir écarter le pire, on chasse aussi le meilleur. C'est aussi évident qu'à trop craindre la mort on oublie de vivre et qu'à la fin on meurt quand même.
On est jeune tant qu'on aime, on est vieux dès qu'on n'aime plus.
Il est certain, que quoi qu'on fasse, on est toujours le fantoche de quelqu'un. C'est un malheur dont on ne meurt pas.
Les enfants c'est comme les plants de fraisiers, on les enveloppe dans de la paille pour les protéger du froid et ils se tirent par les côtés.
Lorsque les vents soufflants tiennent les flots, On ne peut les empêcher, toute la terre est A leur merci, toute la mer : ils abîment même les nuages du ciel Et remuent des feux rouges sous leurs coups sauvages.
On ne guérit pas en cinq minutes un mal qu'on traîne depuis quarante ans.
Quand on ne sait pas danser, on ne sait pas faire l'amour !
Quand on s'attend au pire, le moins pire a une saveur toute particulière, que vous dégusterez avec plaisir, même si ce n'est pas le meilleur.
L'enrageant c'est de penser que la France est le pays des inventeurs ! On en revient toujours à ceci : nous ne savons pas tirer parti de nos ressources.
On a tout à gagner, quand on est sage, à ne point le paraître.
N'est-ce pas précisément cela "comprendre" ? Sentir qu'on saisit l'indéfinissable, l'indispensable.
L'Académie française, c'est comme la prostate : elle fait rire quand on en parle. Personne n'a jamais été fichu de savoir à quoi elle servait exactement, mais sur le tard, elle finit toujours par devenir pour tous les hommes un besoin pressant.
On n'a pas toujours besoin des mots de l'amour pour parler de l'amour, on a besoin du grave et du léger, pas du sérieux, surtout pas du sérieux, grave et léger, larmes et rires.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Si l'on est deux à faire l'amour, on est bien souvent seul à savoir avec qui.
Quand on n'a pas ce qu'on veut, il faut vouloir ce qu'on a.
Plus la difficulté est grande, plus l'on ressent de gloire en la surmontant.
Chaque 1er août, j'attelle la caravane à la voiture, et on va la promener. Il ne faut pas trop se plaindre. Un chien, par exemple, ça se sort tous les jours.
Sidonie a plus d'un amant,Qu'on le lui reproche ou l'en loue,Elle s'en moque également.
Autour de moi, on réprouvait le mensonge, mais on fuyait soigneusement la vérité.
Quand quelque chose a de l'importance, on le fait, même si les chances ne sont pas de notre côté.