C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
Quand on a pris l'habitude de brûler au feu de la politique, si le foyer s'éteint, on reste infirme.
Dans l'extrême jeunesse, l'on est trop enclin, comme les femmes, à croire que les larmes dédommagent de tout.
Une loi naturelle veut que l'on désire son contraire, mais que l'on s'entende avec son semblable. L'Amour suppose des différences. L'amitié suppose une égalité.
Celui à qui on pardonne peu, aime peu.
On dit d'un politicien qu'il réussit une belle carrière quand le nombre de ses arrivées ratées est inférieur à celui de ses faux départs.
On ne peut comprendre l'homme en-dehors de la nature, et la nature est incompréhensible sans l'homme.
La bonté, cela existe, et la preuve est qu'on en rit.
Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
Si on pouvait se nommer, si on savait se présenter dans l'évidence de son sexe, dans la certitude de son être, on n'écrirait pas, il n'y aurait pas d'histoire, pas de sujet, pas d'objet.
Je ne suis pas pour les cadeaux luxueux dénués de sens, qui dénotent la vanité de celui qui offre mais ne prouvent pas qu'on a pensé à faire plaisir à celui qui les reçoit.
La meilleure anthologie est celle que l'on fait pour soi-même.
Est-ce qu'on se détache aisément d'un être qui semble ne voir que vous ?
L'abondance des programmes est-elle un progrès ? On pourrait répondre : évidemment ! Dans une optique de pure consommation plus il y en a mieux on se porte.
Plus on dépense pour diffuser, moins on dépense pour produire, et à moins de disposer d'une richesse considérable, le déséquilibre survient en défaveur de la production, c'est-à-dire du principal.
On a vingt ans depuis quinze jusqu'à trente ans.
On ne devient pas actrice, on naît actrice.
Tout le monde peut s'intituler critique, et d'autant plus facilement que l'on n'y connaît rien.
Je me découvre un jour dans un monde où les choses font mal ; un monde où l'on me réclame de me battre ; un monde où il est toujours question d'anéantissement ou de victoire.
Les choses ont la valeur qu'on leur donne, je ne trahis pas la mère de ma fille, ni la femme que j'ai épousée. C'est une bonne mère. Elle est droite, régulière, responsable. Je peux crever demain, la petite est entre de bonnes mains.
Le risque vient du fait que l'on ne sait pas ce que l'on fait.
Pour avoir cru aussi que le développement était le résultat de certains dispositifs économiques et sociaux, on les a imités, on les a importés - mais faute de s'être appuyés sur une assise culturelle, ils se sont effondrés sous leur propre poids.
En fait, c'est facile de tout gâcher quand on est bien avec quelqu'un, il suffit de lui dire : Je t'aime.
Le succès représente le 1% de votre travail qui résulte des 99% qu'on appelle l'échec.
Cette montagne est si formée qu'elle est toujours fatigante quand on commence l'ascension, mais devient plus facile à mesure qu'on monte.
Qu'est-ce que c'est quoi la différence qu'il y a entre moi et le pape ? c'est que je raconte aussi des histoires mais moi je ne demande pas qu'on y croie !
Tout écrivain peut être heureux d'entendre un écho à ce qu'il a fait, même s'il ne visait pas à cela d'abord. Comme on sait, je suis plutôt quelqu'un qui doute de lui-même et de ce qu'il écrit. Ces échos, en [...] ► Lire la suite
Âge : Si, encore vivant à partir d'un certain âge, on n'a plus d'âge, en revanche, on a ensuite jusqu'à la fin des temps l'âge qu'on avait quand on a disparu.
Le problème de «Voyage au bout de la nuit» de Céline est que ce livre est dangereux. Une fois qu'on l'a lu, qu'est-ce qu'on lit après?
Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination,On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations,Errant sans tête dans l'espace du trouble,Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion.
L'âge mûr est celui où l'on ne se couche plus uniquement pour ne pas dormir.
Il y a des gens si insignifiants qu'on ne les voit pas devant leur ombre.
S'il n'y avait pas de nuages, on ne serait pas si heureux de voir le soleil.
Il vaut mieux insulter les morts qu'insulter les vivants, on ne risque pas de se ramasser une baffe.
Peut-on vraiment être à la fois adepte du DOS et catholique traditionaliste ? Par ailleurs, Céline aurait-il écrit avec Word, Wordperfect ou Wordstar ? Enfin, Descartes aurait-il programmé en Pascal ?
Quand donc pourra-t-on dire : "Hommes, le mal n'est plus !"
Avec ce mot devoir, on fait danser le citoyen comme un ours avec une musette.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Il y a tellement de rebondissements dans mes livres qu'on les croirait en caoutchouc.
Je ne blâme pas que l'on soit de son pays, mais avant tout il faut être de l'humanité.
Si on n'y prend garde, les souvenirs finissent aussi par vous perdre.
On dort les uns contre les autres. On vis les uns avec les autres. On se caresse, on se cajole, On se comprend, on se console, Mais au bout du compte, on se rend compte Qu'on est toujours tout seul au monde.
On ne peut dicter un aphorisme à une machine à écrire. Cela prendrait trop de temps.
Peut-être qu'il fait toujours nuit quand on a grandi ?
Quand on écrit des romans, on n'a aucune responsabilité, à l'exception du plaisir que l'on peut apporter au lecteur.
On déteste les contes de fées des autres.
On te frappe sur la joue droite, tu tends la joue gauche. On te botte la fesse gauche, tu tends la fesse droite; comme ça, pas de jaloux.
Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
Quand un vivant plie bagageEt que les gentils héritiersOnt les yeux trop secs, on m'engageA venir faire mon métier.Car je suis pleureuse à gages,La plus capable du quartier.