Quand on écrit des romans, on n'a aucune responsabilité, à l'exception du plaisir que l'on peut apporter au lecteur.
Pour avoir cru aussi que le développement était le résultat de certains dispositifs économiques et sociaux, on les a imités, on les a importés - mais faute de s'être appuyés sur une assise culturelle, ils se sont effondrés sous leur propre poids.
Ce n'est pas aux lecteurs de cet ouvrage que je croirai jamais devoir prouver que les idées gouvernent et bouleversent le monde, ou, en d'autres termes, que tout le mécanisme social repose finalement sur des opinions.
Et le combat cessa faute de combattants.
Mais, si dépourvues de matière qu'elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle.
C'est peut-être le premier devoir d'un père de retrouver successivement son âme de douze, de quinze, de dix-huit et de vingt-deux ans.
C'est un devoir pour nous, les forts, de porter les faiblesses de ceux qui n'ont pas cette force et de ne point rechercher ce qui nous plaît.
L'homme est responsable de tout, pourvu qu'il le veuille.
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
Si tu ne sais pas porter ton péché, ce n'est pas la faute de ton péché : si tu renies ton péché, ce n'est pas toujours ton péché qui est indigne de toi, mais toi de lui.