On dirait que la vie n'est qu'une immense dérision.
Il faut écrire pour soi, c'est ainsi que l'on peut arriver aux autres.
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
La plupart attrapent une opinion comme on attrape la rougeole, par contagion.
Des fois on croit qu'on tourne une merde et c'est un chef-d'oeuvre. Des fois on croit qu'on tourne une merde, et c'est une merde.
La mondialisation annonce peut être la naissance d'un droit commun de l'humanité. Saura-t-on le faire advenir, et surtout sous quelle forme ?
Tant qu'on vit, on s'instruit et pourtant on meurt bête.
On aime une femme comme on découvre un monde, en y pensant toujours.
Devoir ! Ah, je ne puis souffrir ce vilain mot, cet odieux mot ! Il est si pointu, si aigre, si froid. Devoir, devoir, devoir ! On dirait des coups d'épingle.
Pendant le siège, toutes les femmes ont mangé du chien. On pensait que cette nourriture leur inculquerait des principes de fidélité. Pas du tout. Elles ont exigé des colliers.
S'il n'existait qu'une seule vérité, on ne pourrait peindre des centaines de tableaux sur un même sujet.
Le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille.
On obtient ce qu'on veut des femmes à condition de ne pas les décourager.
L'absurdité de la douleur. On ne trouve jamais les paroles opportunes, les mots sont des masques cachant les blessures.
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue et c'est à la parole que l'on reconnaît la sagesse.
L'art n'est pas un amour légitime ; on ne l'épouse pas, on le viole.
On avait envie de lui dire, comme une mère à un enfant qui se gratte la tête : "Veux-tu bien laisser ta conscience tranquille !".
Nous, les humains, avons perdu la sagesse de se reposer et de se détendre véritablement. On s'inquiète trop. Nous ne permettons pas à nos corps de guérir, et nous ne permettons pas à nos esprits et à nos coeurs de guérir.
C'est en vivant qu'on honore les morts, même quand on a peur. On vit car eux n'ont plus cette chance.
On ne peut oublier que le fondamentalisme religieux et le laïcisme sont des formes spéculaires et extrêmes du refus du légitime pluralisme et du principe de laïcité.
On commence par un sex-toy et on finit avec un sex-boy.
Il ne faudrait jamais regarder quelqu'un qui dort. C'est comme si on ouvrait une lettre qui ne vous est pas adressée.
Si je suis un sot, on me tolère ; si j'ai raison, on m'injurie.
On ne peut créer des personnages que lorsqu'on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu'à la condition de l'avoir sérieusement apprise.
Pendant douze ans on a fait chambre commune mais rêve à part.
L'instant où l'on découvre son propre manque de talent est un éclair de génie.
Le seul ennui avec la fin du monde, c'est que l'on ne peut la raconter à ses petits-enfants.
En dépit du malheur et de la souffrance, la vie n'est jamais tout à fait mauvaise quand on garde le don des rêves.
Quand on ne veut pas être touché par les queues des singes, on s'éloigne de leurs bandes.
Le démocrate exige que tous les citoyens prennent le départ sur la même ligne. L'homme de droite estime qu'on devrait en arrêter quelques-uns en route. L'homme de gauche voudrait qu'ils finissent tous premier.
Les beautés qu'on découvre le plus tôt sont aussi celles dont on se fatigue le plus vite.
Il n'y a qu'une règle pour gagner le paradis : aimer tant qu'on en a la force, c'est tout.
Au théâtre, les héros nous sont supérieurs. On ne croiserait pas Hamlet dans la rue.
Parce que le seul remède contre la paranoïa, c'est d'être là ! Dans le présent, comme on est !
S'en souvenir comme d'hier... Décision prise sans préméditation discutant avec une copine et m'entendre dire : « Moi j'me casse, j'monte à Paris, j'veux plus de cette vie où jamais demain ne veut dire quelque chose. ». Une grande phrase à la con [...] ► Lire la suite
Te réfugier ? ... Ahahah ! On t'a mal aiguillé mon gars. Ici c'est pas Monaco, c'est Bagdad.
En napolitain, le mot "travailler" n'existe pas. On dit "fatigare".
Ne sois pas trop doux, on t'avalerait ; ne sois pas trop amer, on te cracherait.
Quand on est jeune, on a des matins triomphants.
Les dettes qu'on diffère de payer abrègent la vie.
On ne mesure sa faiblesse qu'à éprouver sa force.
Le désespoir ne nous détache pas longtemps des oeuvres qu'on a construites et aimées.
Quand on veut tuer quelqu'un, on n'est pas moins exposé à être tué que celui que l'on veut tuer.
Le parcours de l'existence est un toboggan lancé à toute allure qui parfois ralentit on ignore pourquoi.
On ne réalise vraiment que l'on a perdu à la roulette qu'une fois sorti de la salle de jeu, pas à l'intérieur.
Quand on est bonne mère, ça fait tout pardonner.
L'erreur, c'est comme l'alcool : on est très vite conscient d'être allé trop loin, mais plutôt que d'avoir la sagesse de s'arrêter pour limiter les dégâts, une sorte de rage dont l'origine est étrangère à l'ivresse oblige à continuer.
Une des horreurs de la guerre sur laquelle on n'attire pas l'attention, c'est que les femmes y soient épargnées.
On passe toute sa vie à chercher une vérité qui nous torture, sans savoir qu'une fois confronté à sa lumière, la route ne fait que s'ouvrir à soi.
Le terme de « transcendance » signifie précisément le fait qu'on ne peut penser Dieu et l'être ensemble. De même, dans la relation interpersonnelle, il ne s'agit pas de penser ensemble moi et l'autre, mais d'être en face. La véritable [...] ► Lire la suite