En achetant et en ne payant pas, on ne fait pas une mauvaise affaire.
Avant d'être noir, je suis un être humain et un comédien. Qu'on soit noir, blanc, rouge, jaune ou vert, l'important c'est de réussir.
On se souvient de choses parcellaires, même les souvenirs sont bouffés, rongés.... J'essaie de les retenir, les choses, les petites choses.
Quand on brûle la chandelle par les deux bouts, on la fait tenir par le voisin.
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
On devient moral dès qu'on est malheureux.
Peut-on être innocent, lorsqu'on aime un coupable ?
On n'est jamais aussi vainqueur ni aussi vaincu qu'on se l'imagine.
On ne devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
Certains esprits sont des trains qui vont si vite qu'on n'a pas le temps de s'apercevoir qu'ils sont vides.
Les hommes qui passent pour être durs sont de fait beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive. Ils se font durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir.
On juge bien avilissantes ces actions qui se répètent et qui portent en elles le malheur de n'être utiles à personne.
Les plus intenses moments de l'amour sont ceux qu'on passe avec quelqu'un qu'on ne revoit jamais.
A vingt ans, on craint le ridicule mais on aime l'excès, on abhorre la solitude, mais on s'isole par son zèle.
On croit que la solitude est la meilleure façon de se connaître, c'est une erreur que la vie se charge, tôt ou tard de réfuter.
Dès qu'on prend un crédit, on cesse d'être un homme libre.
On ne peut pas aimer la quantité, on n'aime que la qualité.
Sous l'Ancien Régime, le Roi chiait devant la Cour. Pourquoi cette cérémonie s'était-elle perdue ? Si le Président de la République chiait chaque soir en direct à la télévision, nul doute qu'on le respecterait un peu plus.
On ne meurt pas d'une overdose de rêve.
Soyons sérieux, on n'est pas pour l'avortement, pas plus qu'on est pour la guerre. Mais parfois, il faut faire la guerre.
Sur cette terre, 450 millions d'hommes (sur 3 milliards) détiennent 85 % des produits mondiaux. Avec les poubelles des Etats-Unis, on pourrait nourrir toutes les villes d'Europe. Avec les poubelles d'Europe, on pourrait nourrir toutes les villes d'Extrême-Orient. En Asie, [...] ► Lire la suite
Le pouvoir masque la réalité du quotidien. On ne voit plus la vie comme un simple citoyen, car on est dans un « rôle », celui que vous octroie généreusement la République.
Le grand processus auquel on est soumis, c'est le processus de la désagrégation, de l'oubli et du tri.
On arrivera bien, finalement, à réduire la semaine de travail de façon que chacun puisse cumuler trois emplois différents tout en conservant ses week-ends libres.
Nous avons toujours une ancre qui tient ferme aussi longtemps qu'on ne la brise pas soi-même : c'est le sentiment du devoir.
Avant que tu ne parles, on doit pouvoir lire sur ton visage ce que tu vas dire.
A trop se donner on s'abandonne.
Etre grand, c'est quand on commence à ne plus pouvoir mettre en ordre les choses qui nous arrivent.
On est toujours faible devant la souffrance qu'on prévoit chez ceux qu'on aime.
Pourquoi faut-il qu'on oublie ses rêves ? Le temps vient où on aurait le temps de les réaliser, on les a oubliés.
Il est des gens qui crient très haut qu'ils n'ont jamais voulu se vendre ; c'est peut-être qu'on ne se serait jamais soucié de les acheter.
On dit : la nuit tous les chats sont gris. Faux : tous les chats dorment.
La vie, c'est un tiroir-caisse, on y trouve ce que l'on y met.
À l'époque, on ne savait rien de la vie privée de Batman. J'ignore même si le mépris de mon père était dû à la possibilité que Batman fut une tapette ou à une intuition plus profonde et cruelle.
D'ailleurs, on ne prend pas un baiser à une femme à moins d'être une brute, un goujat, ou bien à moins d'être un novice.
Ceux que j'aimais et qui sont déjà partis sont ailleurs. On verra qui me rejoindra par la suite.
La légitimité du succès d' un restaurant, ça reste quand même quotidiennement ce que l' on sert dans l' assiette.
Le sentiment positif, la réalité, c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.
La paresse ne peut se passer de travail ; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer.
L'amour, cette lampe que l'on déplace pour trouver une ombre nouvelle.
D'aimer son mari, c'est un fournisseur que l'on paie. Mais son amant, c'est comme de donner aux pauvres.
On est tous un peu écrivains, et on a tous commencé quelque chose qu'on ne finit jamais.
On passe presque toute sa vie déguisé en adulte.
On peut défaire n'importe quel bonheur avec un grain de bonne volonté.
La vie nous donne ce qu'on en attend, mais ailleurs, autrement, et à contretemps.
Cueillez la grappe pendant qu'elle pend, on ne fait pas toujours vendange.
Je suis tombé très très amoureux de Brigitte Bardot, pour la première fois de ma vie. Je pense que ça ne m'était jamais arrivé. Je suis tombé amoureux d'elle comme on le fait à 18 ans. Ça a duré très très peu, ça a duré une semaine. C'est tout.
On ne se jette pas dans des bras croisés: leur dédain me dispensait de toute formalité. Même assoiffé d'affection, on n'embrasse pas les oursins.
Je ne suis pas emballé par les chasseurs. Je suis un dingue des animaux. Je hais la chasse mais je ferme ma gueule. Les chasseurs, c'est une tradition. J'espère qu'on va les limiter mais je ne vais pas me mettre à leur dire : vous êtes tous des fachos. Je suis végétarien.
Fais ce que doit sans te soucier De ce qu'on peut dire de toi. N'est pas encore venu au monde Celui qui fait ce qui plaît à chaque fou.