Il y a aussi ceux qui disent : L'enfant handicapé est un cadeau du ciel. Et ils ne le disent pas pour rire. Ce sont rarement des gens qui ont des enfants handicapés. Quand on reçoit ce cadeau, on a envie de dire au Ciel : Oh ! fallait pas...
Il peut sembler étonnant que l'attitude de l'antisémite s'apparente à celle du négrophobe. C'est mon professeur de philosophie, d'origine antillaise, qui me le rappelait un jour : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous.
On dit que, lorsqu'une ville est prise, ses dieux eux-mêmes l'abandonnent.
Il était parfois difficile de se présenter aux autres tel qu'on était, sans tricher car alors on s'exposait à leurs critiques. C'était un peu comme marcher dans la rue avec une cible dans le dos.
Or, connaître ce qui existe dans une matière individuelle, mais non en tant qu'elle existe dans telle matière, c'est abstraire de la matière individuelle la forme que représentent les images. Et c'est pourquoi on doit dire que notre intelligence connaît les réalités matérielles en les abstrayant des images.
Le cheval, le cocher et Lang furent écrabouillés. On ramassa deux, trois écuellées de petits débris et les quelques gros morceaux furent noués dans une toile de tente.
Au bout du petit matin, l'incendie contenu du morne, comme un sanglot que l'on a bâillonné au bord de son éclatement sanguinaire, en quête d'une ignition qui se dérobe et se méconnaît.
Rameau, notre grand compositeur du XVIIIe siècle, dont les oeuvres ont tenu longtemps une si grande place sur notre scène française, était presque oublié : quelques pièces pour clavecin, le délicieux choeur En ces doux asiles, c'est à peu près [...] ► Lire la suite
La flatterie est une arme précieuse quand on a affaire à des jeunes...
On est ici pour servir la musique et non pour que la musique serve notre carrière ou je ne sais quelle mise en scène.
On n'aime pas une idée pour sa beauté et sa bienfaisance, mais simplement, comme une personne, parce que c'est elle.
On devient cinéaste quand on croise son propre regard avec le regard des autres.
Du commencement on peut augurer la fin.
La moitié de la journée on la passe à rien faire, c'est beaucoup dans une vie. On devrait être payé.
Quand on n'a pas eu de chance, il faut avoir le physique de l'emploi, prendre l'air malheureux, c'est une question de savoir-vivre.
C'est vrai que je suis considéré comme un homme très sociable, bavard intarissable, toujours en train de rire avec les amis. Mais le brouillard, finalement, m'empêche aussi de voir les autres, dont on sait, depuis Sartre, que c'est l'enfer !
Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n'y a pas de quoi, et on n'est pas là pour ça. Vos vies dans l'ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
C'est terminé, le vieux monde. Qu'est-ce qu'on a besoin d'éduquer des gens dont on a plus besoin sur le marché de l'emploi ?
Comment peut-on savoir de quoi est faite une tempête avant de l'avoir sur le dos ?
Depuis longtemps, on a dit : omne vivum ex ovo et on a assimilé la graine des végétaux à l'oeuf des animaux. Cette assimilation n'est pas tout à exacte ; en réalité, pour trouver l'équivalent de l'oeuf, il faut remonter jusqu'à l'ovule.
Du temps qu'on l'aimait, lasse d'elle-même,Elle avait juré d'être cet amour,Elle en fut le charme et lui le poème,La terre est légère aux serments d'un jour.
Une façon de prendre, qui seraitDe cesser d'être soi dans l'acte de prendre,Une façon de dire, qui feraitQu'on ne serait plus seul dans le langage.
Elle n'avait pas de tête, elle n'avait pas,L'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à coudre,Mais pour l'amour on ne demande pas,Aux filles d'avoir inventer la poudre.
J'ai l'impression de ressembler à un rocher qu'on vient de dynamiter
Un romancier est souvent un somnambule, tant il est pénétré par ce qu'il doit écrire, et l'on peut craindre qu'il se fasse écraser quand il traverse une rue.
On se souvient des chefs de file, mais on ne connaît pas forcément ceux qui ont contribué à faire de ces chefs de file de grandes et hautes personnalités.
Il n'existe pas une chose que l'on ne fasse avec la richesse : aussi l'homme sensé ne doit-il faire ses efforts que pour acquérir des richesses.
La dernière illusion est de croire qu'on les a toutes perdues.
Il est difficile, dit-on, de se faire au bâton ; mais à la liberté, c'est beaucoup plus facile.
Avec le matelas multispire, on peut dormir à côté de la dame aux camélias.
La vérité jette, lorsqu'elle est à un certain carat, une manière d'éclat auquel l'on ne peut résister...
Les sentiments empruntés aident les jeunes gens à franchir le terrain psychique si dangereusement mouvant de ces années où l'on voudrait tant être quelqu'un alors qu'on n'en a pas encore les moyens.
Il semble que l'amour ne cherche pas les perfections réelles ; on dirait qu'il les craint. Il n'aime que celles qu'il crée, qu'il suppose ; il ressemble à ces rois qui ne reconnaissent de grandeurs que celles qu'ils ont faites.
On peut tout. On peut tout ce qu'on croit.
Aujourd'hui, on cherche partout à répandre le savoir ; qui sait si, dans quelques siècles, il n'y aura pas des universités pour rétablir l'ancienne ignorance ?
Lorsqu'on les avait voués à servir Dieu, ils s'élevaient dans les grades ecclésiastiques grâce à l'oncle chanoine, abbé ou évêque ; lorsqu'ils étaient chevaliers, ils partaient combattre dans l'équipe de l'oncle banneret, sûrs de trouver dans son entourage chaude amitié, ferme soutien et les chances les plus assurées de faire fortune.
Passé un certain âge, on ne se sépare plus des morts, on reste dans leur temps, en leur compagnie.
Le principal organe de la vision, c'est la pensée. On voit avec nos idées.
Quand on ne travaille pas, non seulement on ne gagne rien, mais on dépense plus.
La meilleure des choses à faire, n'est-ce pas, quand on est dans ce monde, c'est d'en sortir ? Fou ou pas, peur ou pas.
On peut rendre son affection jamais on ne rend son estime.
Quand on est convaincu que quelqu'un se trompe, que cette personne refuse de discuter, d'apporter des preuves en alléguant que tout un chacun a le droit de penser comme il veut - on ne peut pas être tolérant. Liberté de pensée ne signifie pas liberté d'errer et de divaguer.
On peut mesurer ce que l'on vaut en voyant qui essaie de se mesurer à soi.
Chez moi, on rit sans préservatif !
C'est cela l'amour, une élection : lorsque l'on se choisit l'un l'autre, sans autre raison que l'amour.
Quand on met le vêtement d'académicien, il se passe quelque chose...
Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche.
Si ton coeur ne peut contenir les secrets qu'on t'a confiés, comment celui d'autrui les contiendrait-il ?
Il y a des êtres chez lesquels on sent la réalité du Christ tellement vivante qu'il n'est pas permis de douter.
Qu'il est doux d'avoir bien vécu, lorsqu'on est sur le point de mourir !