Quand on aime, on aime toujours trop.
Une fois qu'on a donné son opinion, il serait logique qu'on ne l'ait plus.
Les opinions sont comme les modes, belles quand on les prend, laides quand on les quitte.
Peu d'hommes sont capables du naturel. On écrit, on parle le plus souvent plus haut qu'on ne pense
Je trouve le confort dangereux. Et le bonheur qu'on nous propose, très normé.
On est des animaux, même dans ce qui nous donne la plus haute idée de notre humanité.
Depuis longtemps, on a dit : omne vivum ex ovo et on a assimilé la graine des végétaux à l'oeuf des animaux. Cette assimilation n'est pas tout à exacte ; en réalité, pour trouver l'équivalent de l'oeuf, il faut remonter jusqu'à l'ovule.
Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours.
Quand on est belle, on reste trop concentrée sur ses produits, ses extensions, ses ongles pour avoir le temps de penser à autre chose. C'est le privilège des moches, elles n'ont que ça à faire
On ne peut dire du mal que de ses amis.
Il y a une dignité à vieillir comme on a vécu.
La vérité jette, lorsqu'elle est à un certain carat, une manière d'éclat auquel l'on ne peut résister...
Je ne comprends toujours pas pourquoi on félicite et récompense ceux qui ont des beaux enfants, comme si c'était leur faute. Pourquoi, alors, ne pas punir et mettre des amendes à ceux qui ont des enfants handicapés ?
Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n'y a pas de quoi, et on n'est pas là pour ça. Vos vies dans l'ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
Apprendre l'amour, c'est d'abord apprendre à parler d'amour et on ne l'apprend jamais aussi bien que chez les poètes, les romanciers, les philosophes.
La musique contemporaine est le prix ennuyeux auquel on achète au présent un visa pour le passé.
On s'y évade de la règle de trois, des participes vraiment passés. On se conjugue plutôt dans le futur... mentir, voler, arnaquer, maquereauter...
On ne tamise pas pour un sot.
C'est toujours le problème quand on est dans la lune, on peut toujours en tomber sur le dos et se casser le nez.
Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.
Être l'ami de quelqu'un signifie qu'on le comprend au-delà des apparences.
Et il ne croyait pas que l'amour soit plus fort que la mort, c'était bon pour Walt Disney. Non, on ne peut pas s'aimer dans une bulle ou sous le parapluie de Mary Poppins.
Plus les femmes sont belles, plus elles ont tendance à se foutre de nous, et plus on en redemande.
En toute chose on est plus ardent à la poursuite qu'à la jouissance.
Il est difficile d'être athée, de se passer du petit zeste sacré, car on a toujours un Dieu quelque part.
Désert : endroit où l'on récolte du pétrole.
On est quelquefois aussi différent de soi-même que des autres.
A la façon dont il nous a traitées, on voit bien que Dieu est un homme !
On gouverne avec le cerveau et avec les fesses, jamais avec les poings.
La révolte, c'est le moment où l'on ressent la honte d'être un homme.
C'est terminé, le vieux monde. Qu'est-ce qu'on a besoin d'éduquer des gens dont on a plus besoin sur le marché de l'emploi ?
C'était un pays charmantC'était un pays comme il fautElle dit, elle dit maintenantMaintenant on prendQuelques photos des mourantsAu lieu de leur donner de l'eauElle dit pas ça méchammentPour l'instant...
J'étais pas si fou qu'on a voulu l'dire, parce que j'avais du talent.
Je pense en ce moment à la vanité de mon entreprise. On s'intéresse à un homme, disparu depuis longtemps. On voudrait interroger les personnes qui l'ont connu mais leurs traces se sont effacées avec les siennes. Sur ce qu'a été [...] ► Lire la suite
On ne peut être patriote en ayant l'estomac vide.
Du commencement on peut augurer la fin.
Quand on refuse tout, on peut se permettre tout.
Plus on est chiant, plus on se fait respecter.
Les hommes ont l'avantage que l'on ne regarde pas leur poitrine quand on leur parle.
L'on peut dire, s'il m'est permis de m'exprimer ainsi, que M. de Voltaire valait seul toute une Académie.
Le monde est rempli de personnes aux croyances abracadabrantes, dont on pourrait croire en les rencontrant qu'elles sont censées.
Or, connaître ce qui existe dans une matière individuelle, mais non en tant qu'elle existe dans telle matière, c'est abstraire de la matière individuelle la forme que représentent les images. Et c'est pourquoi on doit dire que notre intelligence connaît les réalités matérielles en les abstrayant des images.
On ne dit jamais « Danger de vie » et pourtant !
Comment peut-on savoir de quoi est faite une tempête avant de l'avoir sur le dos ?
On ne peut juger de la Littérature sans une certaine idée préalable de l'Homme et de l'Histoire, du Bien, du Mal, de la Société, etc.
On peut déchirer plus d'étofle en un instant qu'on n'en raccommode en un an.
Quand on est jeune, on a de la sève.
Par rapport aux carrières qu'on fait, on n'a pas beaucoup de fric à la retraite.
On s'imagine que Rabelais blasphème, alors qu'il ridiculise les superstitieux et les crédules,non la vraie foi.
J'écris comme on lit. Je commence dans le présent, et je me pose des questions en rapport avec le passé et la mémoire.