Que c'est intéressant la guerre ! On peut être fier de la civilisation !
Lorsque l'on aime, ou bien l'on n'a point de peine, ou bien l'on aime jusqu'à sa peine.
On excuse les fautes qui se commettent sans y penser, quoique s'en soit une grande de ne pas y penser.
On nous montre comment, avec les détergents actuels, on peut enlever des taches de sang. Mais il est probable qu'avec un t-shirt couvert de sang, notre soucis premier ne soit pas de faire partir la tache mais de trouver un endroit pour cacher le corps.
La mort ne donne la clé de rien. Des clés, on n'en trouve que dans la vie.
Pour la Leche League, la bonne mère est celle qui allaite. L'envers de la médaille est évidemment la culpabilisation de toutes celles qui ne s'y retrouvent pas. On stigmatise les mères qui préfèrent donner le biberon.
Là où on brûle les livres, on finit par brûler les hommes.
Je suis le seul animateur qu'on emmerde avec les questions de pognon, alors que je suis un de ceux qui gagnent le moins !
Je me demande pourquoi les paysages sont tellement plus beaux quand on y est seul.
Lorsqu'on ne souhaite pas être convaincu d'une chose, on trouve toujours des raisons d'en douter.
Ayez du talent, on vous reconnaîtra peut-être du génie. Ayez du génie, on ne vous reconnaîtra jamais du talent.
On ne saurait aimer trop de choses et trop peu de gens.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
On peut se douter du doigt de Dieu, car il se l'est mis dans l'oeil indiscutablement en créant le monde.
En se plaignant du peu qu'on a on ne l'augmente pas. On se le gâte, on le perd.
Il est impossible d'être totalement libre si on n'est pas seul.
Comment penser le monde si on ne sait pas le rêver ?
Comment peut-on empêcher une grosse dame de chanter quand on a oublié sa mitraillette ?
Quand on est enfant, ce que l'on dit est enfantin, ce que l'on pense est enfantin, ce dont on parle est enfantin. Mais quand on est adulte, on tue l'enfant qui est en nous.
Ca alors, dès qu'il se passe quelque chose de pas très ordinaire ou de profondément extraordinaire, on pense : "comme au cinéma".
Doit-on savoir qui est gay et qui est hétéro ? Ne pouvons-nous pas simplement aimer tout le monde et les juger par la voiture qu'ils conduisent ?
If I go the turkish bath, I risque, I risque énormément. But if I reste ici, I risque encore plus... So, I risque on the two tableaux !
La vie est une chose précieuse, à condition qu'on puisse la dépenser à quelque chose ou à quelqu'un.
Le bonheur est un hôte discret, dont on ne constate souvent l'existence que par son acte de décès.
On ne se doit qu'à l'enfant qu'on a été.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
Quand on connaît le défaut d'un homme à qui l'on veut plaire, il faut être maladroit pour n'y pas réussir.
Dans les meetings, jadis, j'expliquais que 2 x 2 égale parfois 5. Quelquefois, lorsqu'on se trompe, ça peut faire 3.
Tout n'est pas perdu quand on a fait une grosse bêtise. Il reste a en tirer vanité.
Le vice est un goût que l'on ne partage pas.
Moins on s'y attend, plus on a de chances de prendre un but.
Quand il gèle et qu'on n'a pas de gants, on supporte l'alliance.
C'est toujours très curieux ce qui se passe quand on se meurt d'amour et qu'on n'a personne pour se jeter dedans, follement.
On ne lit pas pour être inspiré. On lit pour se tranquilliser l'esprit, pour trouver pire que ce qu'on est...
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
Les yeux des femmes posent toujours la même question : est-ce qu'on me désire ?
Dès que l'on parle de poux, tout le monde cherche à les attraper, si l'on craint soi-même d'en être un, comment faire ?
En doutant, on atteint la vérité.
Je me vante d'avoir grandi, mûri, vieilli dans la familiarité du vin ; à le tutoyer dès l'enfance, on perd l'esprit d'intempérance et de gloutonnerie ; on acquiert, on forme son goût personnel.
Les questions auxquelles on répond par oui ou par non sont rarement intéressantes.
Il est étonnant comme le temps passe vite quand on ne fait rien. Pourvu qu'on ne soit pas libre. Je veux dire pourvu qu'un "devoir" vous force à rester en place. Autrement, ça ne tient plus.
Avec de la paresse et de l'entêtement, on est toujours sûr d'arriver à quelque chose.
Ce n'est pas si difficile que cela. C'est comme une douleur avec laquelle on apprend à vivre, quand on a mal au dos par exemple.
Le sexe est la chose centrale. Tout tourne autour : les fringues, les cheveux courts, être bien foutu, le matos, les trucs qu'on prend, l'alcool qu'on boit, les trucs qu'on lit, le trucs qu'on bouffe.
Le même discours dans la bouche d'un homme obscur, ou dans celle d'un homme qu'on considère, produit des impressions bien différentes.
La pierre précieuse redouble d'éclat quand on la frotte.
Au fond, on ne sait que lorsqu'on sait peu ; avec le savoir croît le doute.
On ne fait pas le droit, il se fait. Cette brève formule contient toute son histoire.
Peu importe que nous disions le vrai ou le faux, on contredira l'un et l'autre.