On salue tous les connards, qui sont nombreux.
Chez la plupart des gens qui bossent, on sent une somnolence de fonctionnaire. C'est le genre : "Réveille-toi, c'est l'heure d'aller se coucher !"
Si on comprenait, on ne pourrait plus juger.
Pucelage. Petit oiseau qui n'a pas de queue. Quand on lui en met une, il s'envole.
Tout le secret de l'art est peut-être de savoir ordonner des émotions désordonnées, mais de les ordonner de telle façon qu'on en fasse sentir encore mieux le désordre.
En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins.
Le premier signe de l'ignorance, c'est de présumer que l'on sait.
C'est peut-être ça, l'amour : un visage autour de soi, qui se multiplie, alors qu'on est seul !
Quelque étrange que la chose puisse paraître, nous devons considérer comme vrai que quiconque demande reçoit, et qu'on ouvre à celui qui frappe.
En politique, on ne s'entendra jamais. Mais c'est peut-être ce que demandent les partis. C'est peut-être le jeu des partis.
Comment croire en Dieu quand on voit sa justice.
Il y a dans l'homme assez de beautés pour provoquer l'extase, comme on y trouve assez de laideurs pour vouloir le supprimer.
On n'est responsable que par-devers soi. On ne peut pour les autres que ce que l'on peut pour soi.
On n'a jamais cessé de jouer les anciennes comédies, mais on les a tournées autrement.
L'homme de vraie gloire, c'est celui qu'on connaît et dont on n'a jamais rien lu. Les "trompettes de la Renommée" ne nous ont clamé que son nom.
Les idées sont comme les femmes. Si on ne les lève pas quand elles passent, on les perd de vue.
C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant ?
On ira tout en haut des collinesRegarder tout ce qu'octobre illumineMes mains sur tes cheveuxDes écharpes pour deuxDevant le monde qui s'incline.
La féminité est l'arme ultime quand on sait comment l'utiliser.
Qu'on l'aime notre maman... Et même si parfois elle nous embête, elle nous gronde et nous agace, c'est comme ça, on l'aime.
Chaque jour appuie ma conviction du peu de confiance qu'on peut accorder aux apparences du mérite et du bon sens.
Par sa cohérence, je pense que l'on peut apparenter mon travail à une forme d'expression artistique.
Quelque soit la file d'attente que l'on choisisse, ce sera toujours la plus lente même si sa longueur ne le laissait pas présager.
L'intelligence est le levier avec lequel on remue le monde.
C'est trop aimer quand on en meurt.
On est tous les jours dans le cas de se laisser enseigner des choses que l'on sait par des gens qui les ignorent.
On apprenait à Sacha le décès d'un de ses amis. Sacha déclara : Quelle terrible chose ! Quand je pense combien il m'admirait !
On peut se demander aujourd'hui si Marx ne s'est pas trompé, et si ce n'est pas plutôt l'opium qui est devenu la religion du peuple.
Les immeubles capitalistes, c'est des jambes, des pieds. La tête ? On la voit pas. La tête du capitalisme, c'est invisible. C'est comme Dieu.
On n'écrit pas ce qu'on veut mais bien ce qu'on peut.
Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu !
Le téléspectateur est un concept de statisticien, un être mathématique opérationnel dont notre époque use et abuse, et auquel on donne volontiers la plénitude d'une personne.
Sans contrainte, on tourne en rond.
Je pense être en mesure de me soumettre à n'importe quel régime pourvu que l'on me laisse la sauce.
Il faut supporter aussi bien que possible le lot que la destinée nous assigne et savoir qu'on ne peut lutter contre la force de la nécessité.
Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c'est alors seulement qu'il paraît vouloir ce qui est mal.
Seuls les tout petits chefs jouissent de leur pouvoir - au-dessus, on ne connaît que la peur de se faire poignardes dans le dos, la rage des trahisons et le poison des fausses promesses.
On n'est malheureux que parce qu'on a une idée trop nette sur le bien et le mal.
Les premières phrases : La vertu du catch, c'est d'être un spectacle excessif. On trouve là une emphase qui devait être celle des théâtres antiques.
La langue est un porc sauvage ; on ne peut la dompter.
Il n'est point d'amitié que l'on doive rompre.
Ce qu'on ne voit pas chez lui, c'est qu'il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d'appât de [...] ► Lire la suite
On a l'âge de son traumatisme.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
Les moralistes sont toujours bouffons, et souvent comiques quand on regarde ce qu'ils sont eux-mêmes.
Pour garder ce qu'on aime, il faut sauver ce qu'on déteste.
Quand on se tient avec les loups, on hurle.
Le merveilleux, on s'y habitue plus vite qu'à des godasses trop courtes.
La richesse c'est comme le bonheur, ça doit se gagner. Autrement, on regrette qu'elle nous enlève ce qu'on ne lui a pas disputé.
On naît livré au hasard et c'est en se créant qu'on se livre, en créant sa vie.