Quand on n'a rien à dire, on prend le temps d'observer, et l'on écrit alors beaucoup.
On ne réfléchit au passé et à l'avenir que pour gâter le présent.
La seule chose que l'on peut obtenir à temps des artisans, c'est un cercueil.
Etre dans son lit serait une expérience à la fois parfaite et sublime si l'on pouvait avoir un crayon assez long pour dessiner sur le plafond.
Ne sait-on pas que la morale est pour les prêtres ce que l'hygiène est pour les médecins ?
Le brouillard est un danger. Mais relatif : au moins, on voit qu'on n'y voit rien.
Peut-on apprendre réellement avec la télévision et Internet ?
Avec la femme est né l'amour et avec l'amour la femme, et c'est pourquoi on ne comprend pas l'un sans l'autre. À celui qui veut comprendre la femme sans l'amour et l'amour sans la femme, arrive ce qui arriva aux [...] ► Lire la suite
Depuis le temps qu'on est sur pilote automatique,Qu'on fait pas nos paroles et pas notre musique.
Etre heureux, c'est regarder où l'on va, et non d'où l'on vient.
On n'est pas des manouches il me semble... Un coup de balai une fois de temps en temps ça t'arracherai la gueule !?
Le talent est comme un robinet. Quand il est ouvert, on peut écrire. L'inspiration est une farce que les poètes ont inventée pour se donner de l'importance.
Faute de boeuf, on fait labourer par son âne.
Le bonheur ne se monnaye pas, il ne se thésaurise pas. De tous les biens de la vie, il est le plus précaire. On croit le posséder quand déjà il nous échappe.
Dans toute idée, il faut chercher à qui elle va et de qui elle vient ; alors seulement on comprend son efficacité.
On peut détruire le souvenir avec des mots, mais non la beauté de ce souvenir.
Pour parvenir à pardonner à la raison le mal qu'elle fait à la plupart des hommes, on a besoin de considérer ce que serait l'homme sans sa raison.
Emprisonné dans chaque homme gras, un homme maigre fait des signes désespérés pour qu'on le libère.
Évitez les procès. Ils ressemblent à un feu qu'on a de la peine à éteindre, quand une fois il est allumé.
On peut séduire n'importe qui avec des mots tracés pour lui sur une feuille de papier. C'est un pouvoir extraordinaire, phénoménal, monstrueux, quoique peu usité : la lettre d'amour est d'une efficacité redoutable, mais méconnue.
La réalité est reçue de manière passive, mais en même temps active puisque l'on cherche à la capter, à se la réapproprier à travers un imaginaire.
Le comble de la bonté d'âme : Ne pas vouloir qu'on batte les cartes... Ni qu'on pende... la crémaillière.
La plus grande saleté qu'on puisse faire à un homme qui vous a pris votre femme, c'est de la lui laisser !
Le romancier donne à voir par le trou de la serrure ce qu'on ne pourrait pas voir autrement.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. D'ailleurs ils pourraient les prendre, mais ils n'viennent pas les chercher... J'sais pas c'qu'ils foutent.
Il y a une folie d'écriture qui est en soi-même, une folie d'écrire furieuse mais ce n'est pas pour cela qu'on est dans la folie. Au contraire.
Selon mon expérience, on ne peut, sous quelque forme que ce soit, dépendre des relations humaines pour obtenir une récompense durable. C'est seulement un travail qui satisfait vraiment.
On a mal regardé la vie, quand on n'a pas aussi vu la main qui tue en gant de velours.
On continue quand même, peut-être parce qu'on sait qu'il faut continuer, même si on ne comprend plus pourquoi.
On ne doit pas solliciter comme une faveur ce qui est dû comme une récompense.
Les chats semblent avoir pour principe que ça ne peut pas faire de mal de demander ce qu'on veut.
Ce que l'on dit à l'être à qui l'on dit tout n'est que la moitié de ce qu'on lui cache.
Quand on cesse d'aimer ses parents, parce qu'ils ne nous sont plus nécessaires, on cesse d'aimer sa patrie.
Quand on veut défendre les libertés, on est bien obligé de constater que l'on va à contre-courant de l'histoire.
La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté.
On commence par vouloir le plus grand bien, on finit par souhaiter le moindre mal.
Il n'est pas de limite, de frontière, de garde-fou que l'on puisse imposer au temps.
Demande-t-on au grand théâtre autre chose : nous représenter ce qui, dans le chemin unique d'un homme d'exception, rejoint l'aventure universelle ?
Les illusions sur une femme qu'on a aimée, cela ressemble aux rhumatismes : on ne s'en défait jamais complètement.
Il y a des gens qui sont tellement laids qu'on devrait les traiter comme des meubles en été : il faudrait leur mettre des housses.
A propos du voyage : on peut très bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-même, s'attardant encore là depuis la dernière fois.
Quand on parvient, par la poésie, par la langue, à transgresser la durée pour faire lien avec le temps, l'existence est enrichie.
On dit le malaise des banlieues. Mais si c'étaient les banlieues, le malaise.
La vraie lecture commence quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
C'est une drôle de chose que la vie - ce mystérieux arrangement d'une logique sans merci pour un dessein futile. Le plus qu'on puisse en espérer, c'est quelque connaissance de soi-même - qui vient trop tard - une moisson de regrets inextinguibles.
On n'est heureux qu'avec une bonne femme ! ou avec un bon mari.
- À quoi on joue ? - Ça s'appelle « est-ce que dieu existe ? »
- D'où venez-vous comme ça ? - Du singe si on en croit les démocrates.
On ne voit rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat.
Ce qu'on appelle une oeuvre sincère, est celle qui est douée d'assez de force pour donner de la réalité à une illusion.