Ce qui vaut la peine d'être fait vaut la peine qu'on demande à quelqu'un d'autre de le faire.
On fâche toujours les gens en leur disant qu'ils ressemblent à quelqu'un : ils se trouvent toujours mieux.
A notre époque, on fait d'autant mieux sa pelote qu'on est plus ficelle.
La pire injustice qu'on peut faire aux gens, c'est de les prendre pour des anges.
La beauté maternelle est trop sainte et trop pure Pour qu'on puisse la peindre en des mots profanés.
Les censures faiblissent, les interdits craquent. On ne sait plus à quelle répression se vouer pour être heureux.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
Qui leur apprendra qu'on ne doit pas attendre d'être mort pour appeler le médecin ?
Par ma foi, je crois que la vérité est le plus terrible projectile avec lequel on puisse nous lapider.
À 50 ans, on s'autorise à penser qu'on n'a pas une seule vie, mais plusieurs.
Quand on veut gouverner les hommes, il ne faut pas les chasser devant soi. Il faut les faire suivre.
On ne construit pas une société forte sur des choix mous.
Dans ce monde d'aujourd'hui, on ne peut dissocier le sentiment et la politique.
Au zoo. Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.
Le temps qui vole souvent comme un oiseau se traîne d'autres fois comme une tortue ; mais il ne semble jamais plus agréable que lorsque l'on ne sait s'il va vite ou lentement.
Il faut être bien féroce, ou bien loyal envers soi, pour n'être pas égalitaire quand on est riche.
Tout prend, à mesure qu'on vieillit, l'allure du souvenir, même le présent. On se considère soi-même comme déjà passé.
Une théorie ne vaut rien quand on ne peut pas démontrer qu'elle est fausse.
On aime d'ordinaire les belles femmes par inclination, les laides par intérêt et les vertueuses par raison.
Une femme qui ne m'aime pas, je ne l'aime pas. Je n'aime pas qu'on ne m'aime pas.
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l'écart du mouvement précipité de l'histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n'y être pas seul, de faire bloc.
Elle essaya d'imaginer à quoi ressemble la flamme d'une bougie après qu'on l'a soufflée.
Celui qui voit un besoin et attend qu'on lui demande de l'aide est aussi méchant que s'il l'avait refusée.
À long terme, on ne progresse qu'à condition d'avoir autour de soi des gens d'exception.
Oui : ce seul mot qui cimente tous les mariages n'est peut-être si court que parce qu'on craint la réflexion.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.
De nos jours, la différence entre le mal et le bien est très mince : le mal c'est lorsque l'on se fait prendre !
Tenir un journal. Une manière comme une autre de récapituler, de savoir où on en est rendu. Ça aide des fois à trouver la solution plus vite.
Rien ne vaut l'expérimentation quand on se met à douter du réel ce qui revient, assez paradoxalement, au même qu'à douter de la fiction.
On ne fraye jamais avec un homme célèbre, une personnalité comme ils disent, sans être tenté d'en profiter un peu.
C'est trop facile de s'appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.
Avoir un avenir tout tracé, ça ne sert à rien quand on n'a nulle part où l'écrire.
On dit que même un caniche a l'âme d'un loup.
En cultivant l'amour, on aide chaque âme dans l'univers.
La mère est toujours la première femme qu'on aime.
D'un enfant, d'un amourL'absence est la mêmeQuand on a dit je t'aimeUn jourLe silence est le même...
Je deviens une véritable tombe lorsqu'on vient à me parler de ma vie privée. Je n'en lâche pas la moindre parcelle de poussière.
Ce que l'on voit est toujours décevant. Il faut croire à ce que l'on mange.
Lorsque le coeur est satisfait, on oublie le pour et le contre.
De quelque manière qu'on s'y prenne on s'y prend toujours mal.
Nous vivons de l'ombre d'une ombre. De quoi vivra-t-on après nous ?
Le courage existe seulement où il y a du bon sens et non l'emportement irraisonné d'un moment. Dans un coup de tête, on ne peut accomplir une action d'éclat, mais le vrai courage exige de la patience et du renoncement.
Les lois suivent toujours la vie, elles ne la précèdent jamais. Quand on les sanctionne, le mal est fait.
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
On ne réfléchit au passé et à l'avenir que pour gâter le présent.
Peut-on changer l'humanité sans la perdre ?
On ne peut pas être différent tout seul.
L'amour est une conversation... L'amour c'est lorsqu'on ne parle qu'à l'autre. Et lorsque l'autre ne parle qu'à toi.
C'est en allant doucement qu'on attrape le singe dans la brousse.