On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres.
On pense avec précipitation et on s'exprime avec soin, avec étude, avec effort. C'est un défaut du siècle.
Ce qui vaut la peine d'être fait vaut la peine qu'on demande à quelqu'un d'autre de le faire.
De nos jours, la différence entre le mal et le bien est très mince : le mal c'est lorsque l'on se fait prendre !
Le sommeil diurne est comme le pêché de la chair : plus on en a eu, plus on le voudrait.
On croit parfois que la vie change les êtres. Non, elle ne fait que les révéler.
Le pouvoir se perd vite : quand on en possède un, il faut en user le plus vite possible, faute de quoi, il s'envole.
On n'avoue rien si l'on est innocent Les mots sont vains, les mystères indulgents.
La Gaieté a des exigences de grande dame qu'on ne sert pas avec des pattes sales et qui s'accommode assez mal d'être logée dans un intérieur mal tenu.
Quand on demandait à Blaise Pascal sa carte d'identité, il sortait un billet de 500 francs.
On ne cherche pas l'amour, on le trouve.
On peut réinventer chaque jour le luxe et le banal, la démesure et le commun.
En chaque enfant, on l'ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d'être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu'on ait à son égard le comportement et le respect que l'on a vis-à-vis d'un adulte. Il a raison.
On n'est pas toute sa vie à l'école, vient l'âge où il faut mettre en pratique.
Les lettres qu'on écrit à ses amis puis qu'on décide, à la réflexion, de ne pas poster, sont peut-être plus intéressantes que celles qu'on envoie.
Écrire est une souffrance, car l'on est confronté sans cesse à soi.
On n'est jamais si malheureux qu'on croit, ni si heureux qu'on l'avait espéré.
Quelque grief qu'on ait conter le mariage, on ne saurait lui refuser d'être une expérience.
Dans les jeunes étreintes on a peur de donner la vie ; dans les dernières, on redoute de donner la sienne.
On peut toujours construire un trône avec des baïonnettes. Mais il est difficile de rester longtemps assis dessus.
Le langage de l'amour a une si douce musique qu'on n'est pas exigeant pour les paroles.
Le grand espace éloigne les êtres. On ne vit une intimité complète que dans le cercle restreint d'un lieu aimé.
La beauté maternelle est trop sainte et trop pure Pour qu'on puisse la peindre en des mots profanés.
On est toujours un peu étranger dans la vie et très seul.
Si l'on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
Dieu veut-il qu'à toute heure on prie, on le contemple ?
Il y a des prix qu'on reçoit, il y a ceux qu'on mérite.
Je conçois que l'on ait envie d'être serpent boa, lion ou éléphant ; mais que l'on ait envie d'être homme, c'est ce qui me dépasse tout à fait.
Elle essaya d'imaginer à quoi ressemble la flamme d'une bougie après qu'on l'a soufflée.
Anniversaire : Le plus désolant n'est pas d'avoir l'âge qu'on annonce mais de penser qu'on n'aura plus jamais moins et qu'à partir d'un certain âge on dit n'importe quoi sur l'âge.
On se shooterait à la vitamine C si cela avait été illégal...
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
La culture est plus orgueilleuse et plus modeste que tout ce que l'on pourrait imaginer.
La racine de la vie est la femme qu'on aime.
Vous faites bien d'amasser de l'argent pendant votre vie : on ne sait ce qui arrivera après la mort.
On appelle "mauvaise foi" les convictions d'autrui qu'on ne partage pas.
Le "Qu'est-ce que ça veut dire ?" est le reproche qu'on fait au poète qui n'a pas su vous émouvoir.
Le golf ? Un sport où l'on doit tenter de contrôler une balle avec des outils tout à fait inadaptés à cet effet.
On dit que le temps, c'est de l'argent, mais peu importe l'argent tant qu'on a le temps.
L'on est plus sociable et d'un meilleur commerce par le coeur que par l'esprit.
Tenir un journal. Une manière comme une autre de récapituler, de savoir où on en est rendu. Ça aide des fois à trouver la solution plus vite.
Le bonheur humain est toujours fugace. On espère toujours des choses qui ne se produisent jamais ; si elles se produisent, elles nous déçoivent.
Ce qu'on fait sur scène est intransmissible. Les chanteurs n'ont pas d'héritiers.
En amour, il ne faut se permettre d'excès qu'avec les gens qu'on veut quitter bientôt.
Quand on aime on a tort, on est stupide, on est sourd.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
Une fois que les mots ont passé vos lèvres, on ne peut pas les ravaler.
Nous allons être à perpète cette poussière d'os dans une boîte bien fermée, si bien fermée qu'allez, on n'en sortira jamais.
Selon mon expérience, on ne peut, sous quelque forme que ce soit, dépendre des relations humaines pour obtenir une récompense durable. C'est seulement un travail qui satisfait vraiment.
Celui qui loue fait semblant de rendre, mais, en vérité, il veut qu'on lui donne !