Toutes les histoires d'amour sont des projections. A travers l'autre on est amoureux d'une partie de soi qu'on n'a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
N'oublie pas qu'on écrit avec un dictionnaire et une corbeille à papier. Tout le reste n'est que litres et ratures.
Quand on ne peut pas apprécier ce qu'on a, il vaut mieux avoir ce qu'on peut apprécier.
Quand on serre trop l'anguille, on la laisse partir.
On ne rit pas pour rire mais pour être applaudi.
Ma femme ne s'arrête pas aux feux rouges. Elle prétend que quand on en a vu un, on les a tous vus.
On ne peut penser à être acceptable aux yeux des autres avant de l'être pour nous-mêmes.
Même quand l'oiseau marche on sent qu'il a des ailes.
Pendant douze ans on a fait chambre commune mais rêve à part.
On obtient ce qu'on veut des femmes à condition de ne pas les décourager.
Si je doute, ce doute ne vise pas tant les faits eux-mêmes que l'extrême degré de croyance qu'on a en eux.
La santé, c'est l'état de grâce caduque qui fait oublier qu'on est depuis notre naissance en péril.
Le paradoxe du travail, c'est que l'on ne travaille, en fin de compte, que pour le supprimer.
La plus juste comparaison que l'on puisse faire de l'amour, c'est celle de la fièvre.
L'amour n'est pas un objet, un bien matériel qu'on négocie ; c'est un échange, un cadeau qu'on donne et qu'on reçoit.
Les gens gueulent : « j'ai voté pour celui-là, et au lieu de mettre de l'argent dans les écoles, il met de l'argent dans les prisons ». Si y'a une chose de sûre, quand on est ministre, c'est qu'on retournera pas à l'école, tandis qu'en prison, faut voir...
On voyage pour changer, non de lieu, mais d'idées.
On dirait que la vie n'est qu'une immense dérision.
On ne peut sonner les cloches et aller à la procession.
On ne peut pas entretenir une relation d'amitié avec une personne qu'on admire.
Le destin est-il autre chose qu'un tissu d'événements insignifiants qu'on ne remarque guère et dont le merveilleux enchaînement n'est perceptible qu'avec le recul du temps ?
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
Il n'est pas bon de suspendre le cours d'un rêve ; on risque de brouiller le message.
Quand on a perdu une chose importante, quelle qu'elle soit, on peut pratiquement perdre tout le reste. Et le reste, ce n'est pas grand-chose.
Dans toute action qu'on entreprend, il y a quelque chose qui finit, à la longue, par vous déformer.
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
Pourvu qu'on ait la santé ! On peut toujours se pendre après.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panorama culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie.
Si on laisse tomber la Bretagne, c'est toute la France qui va mourir.
Il faut s'entendre sur le mot "réussir", moi je crois qu'on réussit une seule chose, on réussit ses rêves.
Le pire danger qu'il y a à tromper autrui, c'est qu'on finit toujours par se tromper soi-même.
On n'échappe pas à l'obéissance à Dieu que pour choir dans la servitude.
On apprend plus de ses propres défaites que des défaites des autres.
Le plus important n'est pas l'argent mais la manière dont on le dépense.
Le démocrate exige que tous les citoyens prennent le départ sur la même ligne. L'homme de droite estime qu'on devrait en arrêter quelques-uns en route. L'homme de gauche voudrait qu'ils finissent tous premier.
La critique ne doit pas s'écrire : on la parle. A quoi bon écrire ce qui est fait ? Seule, l'oeuvre d'art se fait plume en main.
La richesse est un instrument dont on use, et non un dieu que l'on vénère.
On apprend à aimer un tableau dur, alors que des oeuvres plus légères se fanent vite.
On peut être vieux à trente ans, et jeune à quatre-vingts.
La montagne est un décor intéressant dans la mesure où on ne contrôle plus entièrement sa vie.
Les imbéciles manquent d'amour pour voir et pour entendre, c'est à ce manque qu'on les reconnaît.
Le bonheur est si fragile qu'on risque de le perdre rien qu'en en parlant.
On n'a jamais cru à autant de choses que depuis qu'on ne croit à rien !
Si on portait ses chaussures à la main plutôt qu'aux pieds, elles s'useraient moins vite.
Le monde est bien mal fait : c'est justement pendant les nuits les plus noires qu'on ne voit pas la lune !
L'argent n'est utile que pour qu'on l'oublie, mais c'est aussi quelque chose dont il faut se souvenir.
Certaines ont défini l'homme comme "un animal qui rit". Ils pourraient aussi le définir justement comme un animal dont on rit.
On respecte un homme qui se respecte lui-même.
Si l'Equateur, les tropiques et les frontières n'étaient pas des lignes imaginaires, on se prendrait sans cesse les pieds dedans, on tomberait et on se ferait très mal.