L'amour vrai suscite la haine. On le reconnaît à cela.
L'âge qu'on veut avoir gâte celui qu'on a.
La nuit, toute chose prend sa forme et son vrai aspect. De même qu'on ne distingue que la nuit les étoiles du ciel, on aperçoit alors sur la terre bien des choses qu'on ne voit pas le jour.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X ; si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi.
On n'aime point parce que l'on veut être aimé. On aime parce que l'on aime. Chemin faisant, l'on voudrait être payé de retour.
On ne pleure pas un mort qui n'a pas laissé de richesses.
En amour, il n'y a ni vice ni vertu. C'est un combat où l'on sort toujours à la fois vainqueur à la fois vaincu. Mais ce qu'il y a de plus terrifiant lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
Si tu veux connaître l'essence d'une civilisation ou d'une époque, vois comment on y assassine son prochain.
Qu'importe le bonheur quand on n'a point la joie !
Peut-on haïr sans cesse ? Et punit-on toujours ?
Il faut des châtiments dont l'univers frémisse ; Qu'on tremble en comparant l'offense et le supplice.
Je voudrais qu'on pût librement ouvrir partout des boutiques d'argent, des bureaux de prêt et d'emprunt, comme on ouvre boutique de souliers ou de comestibles.
Si l'on suivait les voies ferroviairesQui aurait le pied marin ?Si l'on sifflait les fonds de théièresOu si l'on ne sifflait plusQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
C'est avec le temps qu'on découvre une cicatrice aux fesses.
Casino : Pour qu'il n'y ait pas confusion entre les enseignes, les grandes surfaces ferment à l'heure où ouvrent les établissements de jeux. Dans le premier cas, on en repart les poches vides et le Caddie plein. Dans le second, pas plus riche mais condamné à mourir de faim.
On fait des phrases parce qu'on n'a pas d'idées.
On ne choisit pas d'être écrivain, ça arrive un jour, comme ça.
C'est étrange comme on se sent tiré vers l'avant sans savoir d'abord où l'on va.
Les lois sont comme les proverbes : on en trouve toujours une qui justifie la violation de l'autre.
Divorcer, c'est comme être renversé par un camion. Si on en réchappe, on regarde bien à gauche et à droite avant de s'engager de nouveau.
C'est surtout en prison qu'on croit à ce qu'on espère !
Quelque jeune qu'on soit, quand on a su bien vivre, on a toujours assez vécu.
On ne se suicide pas parce que la vie est absurde, ou parce qu'on est abandonné. Ces raisons-là viennent après.
- De quoi est-il mort ? - De toute façon, on ne savait déjà pas de quoi il vivait.
Après l'enfance, en même temps qu'on prend possession de la vie, elle nous quitte...
Si vous avez des opinions, on risque de vous perdre... Si vous n'en avez pas, on vous blâme !
Ne peut-on pas dîner chez les gens et ne leur trouver aucun talent ?
En start-up, on apprend à gérer de manière très créative et économe...
Quand on chérit le plaisir, il ne faut pas philosopher pour le diminuer.
Les vengeances tardives n'ont pas la saveur qu'on leur imagine, parce qu'elles ont moisi.
Pourquoi vouloir maîtriser ce que l'on fait malgré soi.
Qui inventera jamais la lecture qu'on ne lit pas ! La lecture qui s'imprime directement dans le cerveau, et surgit au moment bien choisi, quand on discute à table.
On pardonne tout à la femme qu'on aime. C'est cela qui rend l'amour si étouffant.
En guerre, tout ce qu'on ne fait pas en pleine connaissance de cause, avec une détermination totale, est voué à l'échec ; Par manque d'assurance le général et donc son armée ne vivent que dans l'angoisse et les sombres pressentiments, qui en conséquence ne tardent pas à se vérifier.
Si franc qu'on le suppose, le rire cache une arrière-pensée d'entente, je dirais presque de complicité, avec d'autres rieurs, réels ou imaginaires.
Aimer d'abord, il sera bien temps, ensuite, de savoir pourquoi on aime.
Une femme doit toujours s'habiller pour qu'on se souvienne d'elle, pas simplement pour qu'elle se fasse remarquer.
Lycée. 1/ Ecole antique où l'on s'entretenait de philosophie. 2/ Ecole moderne où l'on discute de football.
On se toucherait bien, mais on n'arrive qu'à se donner des coups.
Tout sentiment qu'on n'éprouve plus est un sentiment dont on n'admet point l'existence.
La honte que cause l'amour est comme sa douleur : on ne l'éprouve qu'une fois. On peut encore la feindre après ; mais on ne la sent plus. Cependant le plaisir reste, et c'est bien quelque chose.
On dessine pour se trouver et on rencontre les autres.
A traîner son mal avec soi, on finit par ne plus savoir le guérir.
On ne se résigne jamais. On décide de se taire, c'est tout.
J'aime mieux être de ces écrivains dont on se demande pourquoi ils ne sont pas de L'Académie, qu'un de ceux dont on se demande pourquoi ils en sont.
L'âme et la vie intérieure, c'est ce qu'il y a de plus profond et donc de plus difficile à exprimer. C'est inépuisable. On ne se voit pas tel que Dieu nous voit.
N'est-il pas évident qu'à chaque fois qu'on se force on s'affaiblit.
Les mots bonne journée sont des mots qu'on a usés, qui n'ont plus de sens, plus de goût, comme les escalopes de dinde industrielle du supermarché.... Si vous avez envie que je passe une bonne journée, ne dîtes rien. Souriez-moi.
Dans l'univers Barbie, on séduit avec son corps plus qu'avec ses mots. Et dans le nôtre ?
Toute cause semble attrayante à un coeur juvénile, aucune n'est claire si l'on prend le moindre recul.