On parle tant du langage, alors qu'il n'y a personne pour entendre.
Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid.
C'est une sorte d'avidité que de parler de tout sans vouloir rien écouter.
Mon expression préférée est : Quand tu montes à la cloche, sonne-la ? ou ne montez pas à la cloche.
Parce qu'une langue est semblable au vent, elle poursuit sa fin mêlée de toutes les saveurs du monde et meurt vidée d'elle-même jusqu'à son renouvellement.
On ne saurait conserver longtemps les sentiments qu'on doit avoir pour ses amis et pour ses bienfaiteurs, si on se laisse la liberté de parler souvent de leurs défauts.
La survie de la langue passe par celle de la Culture qu'elle véhicule.
Dès qu'elle est proférée, la langue entre au service d'un pouvoir.
Mais la langue doit non seulement exprimer l'âme singulière de la nation, mais aussi répondre aux nécessités quotidiennes, nationales et internationales.
Il ne faut pas parler de corde devant un pendu.