On n'enseigne pas à réussir. Réussir est un art ; comme tous les arts, il suppose des dons. On apprend une technique ; on n'apprend pas à être un grand peintre.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
On est tout surpris, un beau soir, de trouver la satiété où l'on cherchait le bonheur.
On ne s'introduit pas impunément pendant un siècle du Verdi ou du Wagner dans les oreilles sans que l'organe auditif ne s'en ressente.
Quand on s'en va, les gens qu'on laisse continuent de vivre... Ils n'attendent pas qu'on revienne.
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
Quand on reste immobile, la peur pousse mieux.
Il n'entend pas ce qu'on lui dit, à force d'écouter ce qu'il va dire.
Toute faute qu'on fait est un cachot qu'on s'ouvre.
Quand on tombe, on ne tombe jamais bien.
Apprendre à mourir ! Et pourquoi donc ? On y réussit très bien la première fois !
On ne se prépare pas plus à la mort qu'on ne s'était préparé à vivre.
Artistes, poètes, écrivains, si vous copiez toujours, on ne vous copiera jamais.
On n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
Rien n'intrigue davantage d'un certain langage, et l'accent qu'on met dedans.
Quand on sait qu'il suffit d'appuyer sur la commande de la télé pour qu'un lave-vaisselle apparaisse à la place de votre tête, ça vous donne le sens du relatif.
Plus les plaisirs vous sont petits et rares, moins on se résigne à les lâcher.
On ne regrette que ce qu'on a connu.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
On doit avoir la droiture de ne pas remarquer certaines choses, et avoir pitié de nous-mêmes, et passer l'éponge, et avoir le tact de ne pas comprendre - si on veut empêcher qu'un moment de compréhension ne nous cristallise et que la vie devienne autre.
Bientôt, ils n'avancèrent plus qu'en titubant. On avance très bien en titubant, moins bien évidemment qu'en ne titubant pas, moins vite surtout, mais on avance.
Ceux qui ont fréquenté l'université savent qu'on y raconte beaucoup de sottises; et le dire tout haut suscitera des protestations qui ne viendront que confirmer l'affirmation.
Quand le sort est heureux et le coeur bon, on est riche et honoré jusqu'à la vieillesse.
À celui qui ne veut pas porter la selle, qu'on lui mette le bât sur le dos.
Les chinois sont extrêmement nombreux, on peut evaluer leur nombre à beaucoup !
Les téléspectateurs n'aiment pas que ça soit toujours la même chose et, en même temps, ils détestent quand on change trop. Ils aiment retrouver leurs repères.
- Comment tu t'appelles ? - M. Eko. - M. Echo ? - Oui. - Quand on te crie dessus, ça résonne ?
On a les branchies qui bougonnent ?
Dans une société harmonisée par la courtoisie, on ne traitera plus l'autre de con mais de distrait.
Je t'aime, tu t'aimes, on sème.
Il faut savoir beaucoup pardonner quand on gouverne les hommes.
De même qu'il n'est pas juste de se suicider parce qu'on a la fièvre, de même, jusqu'au souffle, il ne faut jamais désespérer.
Bien qu'on vante la solitude, A la longue elle fait bâiller.
Le bonheur, il est en soi, paraît-il. On le fait soi-même.
On a bien de la peine à avoir du plaisir.
Remplir sa journée, remplir son devoir conjugal, on sait précisément ce que sait. Mais remplir sa vie ?
Il ne faut pas imiter ce qu'on veut créer.
Quand tu es en danger, ne te soucis pas du quand dira-t-on.
Ma première pole au Canada en 2007, c'est le sentiment le plus fort que j'ai jamais éprouvé. On ne peut comparer cela au sexe, mais savez-vous ? Je dirais que c'est encore meilleur. Ça l'est !
C'est la première fois que l'on a une cagole ministre de l'Intérieur.
On devrait toujours s'habiller comme une colonne de marbre.
Ma grand-mère m'a appris qu'on n'a pas besoin d'avoir beaucoup d'argent pour avoir du style.
Il n'y a que Dieu qui ait un assez grand fond de gaieté pour ne pas s'ennuyer de tous les hommages qu'on lui rend.
C'était par-dessus tout un opiniâtre. Il se servait de la méditation comme on se sert d'une tenaille ; il ne se croyait le droit de quitter une idée que lorsqu'il était arrivé au bout ; il pensait avec acharnement.
Il n'y a rien de mal à imiter, l'essentiel est de savoir pourquoi on le fait.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
Il est facile d'aimer une république dont on est le président.
L'on est toujours assez riche, quand on est content de peu.
On peut toujours assembler des mots. La difficulté commence quand il s'agit de faire marcher ensemble les choses représentées par ces mots.