- Quand t'es invité, c'est ringard de demander si t'apportes le champagne et le dessert. Maintenant, tu demandes si t'apportes la coke et les pailles...- Merde ! j'ai dit qu'on apportait le champagne et les pailles ! Triple plouc !
Bientôt, ils n'avancèrent plus qu'en titubant. On avance très bien en titubant, moins bien évidemment qu'en ne titubant pas, moins vite surtout, mais on avance.
On ne brûle pas la dictature, c'est elle qui brûle.
J'ai écrit tous ces livres, et on se souviendra de ma cravate tricot.
Quand on est candidat à la fonction suprême, on n'est pas là pour faire des sketches.
Quand on voyage beaucoup, quand on revient, on est beaucoup moins arrogant.
On abîme la vie en acceptant n'importe quoi à la place du meilleur.
Les problèmes ? on ne les résout guère. Les problèmes, il faut les vivre...
N'être pas dans le vent. A force d'être dans le vent on finit par attraper des rhumes.
Si tant de nos généraux ont une intelligence médiocre, on peut penser que c'est parce qu'ils ont été colonels.
Quand on défie la mort on ne gagne qu'en perdant définitivement.
La faiblesse est le seul défaut que l'on ne saurait corriger.
On peut douter de la valeur d'une vie vertueuse qui se termine dans le vice autant que d'une vie de péché qui finit bien.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le quotidien, c'est ce qu'il y a de plus difficile à partager.
Les questions du type « Qui suis-je réellement ? » ou « Que fais-je exactement ? » ont toujours été un frein tant à l'existence qu'à l'activité. En bref, l'exercice de la vie implique une certaine inconscience qu'on pourrait définir comme une insouciance du « Quant à soi ».
J'étais jadis ton ivrogne préféré,Bon pour une rigolade de plus,Puis on a tous deux manqué de chance,Or la chance c'est tout ce qu'on avait.
Tant que l'on n'est pas prêt à affronter éventuellement la contrariété des autres, ce n'est jamais le moment pour s'affirmer...
On ne va pas me forcer à chanter La Marseillaise.
Un jour, j'ai réalisé que je vivais dans un pays où j'avais peur d'être noir. Ce n'était qu'un pays pour les blancs. Pas noir. Alors je suis parti. J'avais étouffé aux États-Unis... Beaucoup d'entre nous sont partis, pas parce qu'on voulait partir, mais parce qu'on n'en pouvait plus... Je me sentais libérée à Paris
Les chinois sont extrêmement nombreux, on peut evaluer leur nombre à beaucoup !
On est en progression à tous les niveaux par rapport aux années précédentes. C'est ce qu'on recherche.
En Inde, l'homme est roi ; en France, on vit dans une société libre où des femmes peuvent sortir, fumer... Dans mon pays, même actrice et même à Bombay, tout cela ne m'est pas permis.
Un pays où on peut se moquer des politiques, des religions, des races et des sexualités est mieux armé qu'un autre contre l'extrême droite.
On ne trahit que ceux qu'on aime.
On ne s'aime jamais comme dans les histoires, tout nus et pour toujours. S'aimer, c'est lutter constamment contre des milliers de forces cachées qui viennent de vous ou du monde.
Il est plus difficile de dissimuler les sentiments que l'on a que de feindre ceux que l'on n'a pas.
Quand on est pauvre, on n'a que la ressource d'être sage.
Tout est trop cher quand on n'en a pas besoin.
Quand on est né couillon, on couillonne.
Quelle chose étonnante que la lecture qui abolit le temps, transvase l'espace vertigineux sans pour cela suspendre le souffle, ni ravir la vie au lecteur ! On est emporté sur un tapis volant.
Ma première pole au Canada en 2007, c'est le sentiment le plus fort que j'ai jamais éprouvé. On ne peut comparer cela au sexe, mais savez-vous ? Je dirais que c'est encore meilleur. Ça l'est !
Quand on est élu, on devrait avoir plus de devoirs que les autres.
Il ne faut pas chercher le bonheur absolu, il vaux mieux se contenter de petit bonheur en petit bonheur, qui feront au final un grand bonheur. Et qui seront au final mieux que si on avait chercher le bonheur absolu lui-même.
À force de parler de religion, on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup d'enfants qui trouvaient normal qu'on assassine des dessinateurs.
On prend pour des amis de simples connaissances ; et que de repentirs suivent ces imprudences !
Je ne veux pas qu'on me voie sourire, m'amuser ou manger.
Quand on veut amuser les autres, on se doit d'être douloureux soi-même.
On oublie, en lisant Tolstoï, qu'Anna Karénine porte des robes de 1870 tant elle nous est proche après un siècle et demi.
À cause de cette couche, de cette masse d'oubli qui recouvre tout, on ne parvient à capter que des fragments du passé, des traces interrompues, des destinées humaines fuyantes.
Michel Houellebecq est devenu un provocateur breveté, un faiseur qui n'agit qu'en fonction de ce qu'on attend de lui.
Il n'y a que Dieu qui ait un assez grand fond de gaieté pour ne pas s'ennuyer de tous les hommages qu'on lui rend.
On sourit aux distractions des mathématiciens. On frémit en songeant à celles que pourrait avoir un chirurgien.
On aime beaucoup mieux ceux qui tendent à nous imiter que ceux qui tâchent à nous égaler. Car l'imitation est une marque d'estime et le désir d'être égal aux autres est une marque d'envie.
Sans avoir vraiment du chic, on est quelqu'un quand on est de la capitale.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
Plus on est jeune, plus on touche au mystère de la joie.
Les livres disent ce qu'on veut leur faire dire.
Les éditeurs, si gentils quand on ne publie pas chez eux !
Ce qui compte dans la vie, c'est l'idée qu'on s'en fait ! Crois-tu que quelqu'un puisse s'en faire une à ta place ?
La seule différence entre ce qu'on appelle un homme véridique et ce qu'on appelle un menteur, c'est que le premier ment comme il respire, naturellement et sans savoir, alors que les mensonges du second portent la marque d'un effort créateur. Ils sont plus construits, plus cohérents, et certainement plus efficaces.