Celui qui excelle dans son art pour le porter au plus haut degré de perfection dont il est capable, on peut dire qu'il le dépasse en quelque sorte : ses productions transcendantes n'admettent aucune appellation.
Un jour, j'ai réalisé que je vivais dans un pays où j'avais peur d'être noir. Ce n'était qu'un pays pour les blancs. Pas noir. Alors je suis parti. J'avais étouffé aux États-Unis... Beaucoup d'entre nous sont partis, pas parce qu'on voulait partir, mais parce qu'on n'en pouvait plus... Je me sentais libérée à Paris
Quand on méprise l'orgueilleux, les ailes lui tombent.
Les chinois sont extrêmement nombreux, on peut evaluer leur nombre à beaucoup !
Quand on reste immobile, la peur pousse mieux.
On se demande, en voyant certains livres : qui peut les lire ? - En voyant certaines gens : que peuvent-ils lire ? - Puis ça finit par s'accrocher.
On ne doit pas changer d'opinion si l'on ne peut changer de conduite.
Quand on applique la sévérité où il ne faut pas, on ne sait plus l'appliquer où il faut.
Rien n'intrigue davantage d'un certain langage, et l'accent qu'on met dedans.
Etant riche, on est tout.
On ne se moque bien que de ce qu'on aime.
Ma grand-mère m'a appris qu'on n'a pas besoin d'avoir beaucoup d'argent pour avoir du style.
Ce qui est imprimé a une valeur de vérité définitive. Et cette valeur de vérité perdure au-delà de tout ce qu'on peut imaginer.
Quand on s'en va, les gens qu'on laisse continuent de vivre... Ils n'attendent pas qu'on revienne.
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
On aime le rêve, on aime la féerie, on n'aime pas la vie ; tant pis, la vie en revanche, nous vole ce qu'on aime.
Quand on défie la mort on ne gagne qu'en perdant définitivement.
L'accent du pays où l'on est né demeure dans l'esprit et dans le coeur, comme dans le langage.
On n'est pas tenté de chercher des dessous à une oeuvre qui a de trop beaux dessus.
Pendant longtemps, je n'écoutais que ce qu'on me disait. C'est en écoutant ce qu'on disait aux autres que je me suis senti concerné.
Plus les plaisirs vous sont petits et rares, moins on se résigne à les lâcher.
L'on est toujours assez riche, quand on est content de peu.
La mariage est comme le restaurant : à peine est-on servi qu'on regarde dans l'assiette du voisin.
On ne peut pas faire ce métier si on est normal. Il y a longtemps que je ne me sens pas comme les autres. Il faut que j'aille mal pour savoir que je pourrais aller bien.
Lire, c'est oser le vertige. On peut lire, comme on s'incline, révérencieux, ébloui par la fulgurance d'un bel esprit. Aveuglement ! Qui ne me guide pas me perd ! Or, je veux seulement trouver mon chemin. Qu'on nous laisse donc un oeil ouvert !
- Quand t'es invité, c'est ringard de demander si t'apportes le champagne et le dessert. Maintenant, tu demandes si t'apportes la coke et les pailles...- Merde ! j'ai dit qu'on apportait le champagne et les pailles ! Triple plouc !
On écoutait Charlie Parker et John Coltrane. Leur souffrance me donnait du sens.
Je me souviens des journaux qui mouraient comme des papillons géants. On n'en voulait plus. Ça ne manquait plus à personne.
On leur fait des conférences, des symposiums, paraît-il, on les éduque... ça ne doit tout de même pas être facile de les rendre sucre, miel et sourire, compatissantes et secourables.
On me reproche deux choses : de dire quelquefois la vérité et de tenir des propos en dessous de la ceinture. Je dirai au contraire que pour la vérité on fait ceinture, et on est toujours en dessous de la vérité.
D'autres mots, vite, si on s'arrête de parler le malheur s'introduit.
Dans la tristesse, on se met à poil.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
On apprend à se faire à tout dans le monde, à la misère comme à la jouissance.
Le bonheur, il est en soi, paraît-il. On le fait soi-même.
On a bien de la peine à avoir du plaisir.
On ne fait jamais rien pour une seule raison.
Quand on a 20 ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.
Tout homme à qui on ferme l'accès aux fonctions supérieures devient jaloux de ceux qui les covahissent, et souvent haineux pour eux.
J'ai aimé une femme, une enfant, disait-on,Je lui ai donné mon coeur mais elle voulait mon âme,Mais n'y pense plus, tout est bien.
Remplir sa journée, remplir son devoir conjugal, on sait précisément ce que sait. Mais remplir sa vie ?
Mais dans son pays, même si l'on ne voulait rien leur donner, on parlait gentiment aux mendiants. Dans son pays, on n'enseignait pas aux enfants à jeter des pierres à ceux qui imploraient la pitié.
J'étais jadis ton ivrogne préféré,Bon pour une rigolade de plus,Puis on a tous deux manqué de chance,Or la chance c'est tout ce qu'on avait.
Quand tu es en danger, ne te soucis pas du quand dira-t-on.
Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec de l'argent, pourtant nécessaire. Si on n'y met pas l'âme, si les Africains n'aident pas [en engageant leur responsabilité personnelle], on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs: au contraire, ils augmentent le problème.
On fait chanter des grenouilles et des tortues, on va faire chanter des spermatozoïdes mais vous, non.
Michel Houellebecq est devenu un provocateur breveté, un faiseur qui n'agit qu'en fonction de ce qu'on attend de lui.
La France est une petite chose dont on ne parle plus.
On ne jette pas une ampoule quand elle éclaire encore.
Vieillir offre du moins un avantage: c'est que l'on ne mourra pas d'un seul coup, mais peu à peu, bout par bout.