Si vous ne voulez pas qu'on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d'être lues ou faites, des choses qui valent la peine d'être écrites.
S'il y a des mecs qui ont du pognon et qui sont emmerdés parce que l'argent ne fait pas le bonheur, ils n'ont qu'à le dire : on trouvera toujours des pauvres assez cons pour le leur piquer.
Ce qu'on aime c'est ça... JOUER.
Mon frère passe par des moments difficiles ces derniers temps. J'aimerais pouvoir faire plus pour l'aider. Le fait, qu'on s'entende bien c'est nouveau pour nous. Mais je suppose que c'est comme ça que se comportent des frères.
On ne peut plus rien dire qui n'ait été dit avant nous.
Je veux qu'on soit sincère, et qu'en homme d'honneur, On ne lâche aucun mot qui ne parte du coeur.
On est bien fort quand on a le nombre ; invincible, quand on a la ruse.
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
Il y a des orateurs si terriblement soporifiques qu'on n'a même pas le temps de s'en aller avant de s'endormir.
On efface le passé pour mieux détruire l'avenir.
On n'a jamais aussi soif qu'après avoir traversé un désert qui n'existe pas.
On n'attrape pas de lièvre avec un tambour.
La seule crainte, si l'on est en bonne santé, est celle de la faiblesse intellectuelle. Or je me sens en pleine capacité. Plus riche même, de l'expérience.
Quand on ne rêve plus, on n'est plus.
Et je crois qu'on devrait affliger aux enfants qui essayent de tuer leur mère... une fessée. En fait on devrait même les tuer !
Jamais les hommes de deviennent plus tendres, plus attachés, que lorsqu'on leur a pardonné une petite infidélité de passage.
Mon pauvre oncle disait souvent : "Il faut toujours tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler." Que devrait-on faire avant d'écrire ?
Quand on peut tout ce que l'on veut, il n'est pas aisé de ne vouloir que ce que l'on doit.
Le sexe représente une force trop immense pour que l'on en fasse bon marché ou mauvais usage.
Il faut parfois se rendre au bord du précipice pour comprendre à quel point on n'a plus envie de sauter.
Quelle audace, vouloir analyser les hommes, quand on n'ose pas s'analyser soi-même de peur de découvrir que ce qui nous manque est à jamais inaccessible.
Une fois que l'on a commencé à voir, nous ne pouvons que chercher le courage de voir plus.
Le plus beau voyage est celui qu'on a pas encore fait.
Si l'on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ?
On ne déteste vraiment ses défauts que lorsqu'on le voit en action chez autrui.
Il est sans comparaison plus facile de faire ce qu'on est, que d'imiter ce qu'on n'est pas.
Trouver une place pour sa voiture n'est pas si difficile qu'on le croit. Comptez le nombre de personnes qui ont réussi à le faire avant vous.
Mais la liberté est comme la vérité : presque personne ne l'aime pour elle-même, et cependant, par l'impossibilité des extrêmes, on y revient toujours.
La puissance est le signe que nous donne la vie pour nous prévenir que l'on est en train de vieillir.
Plus on veut se souvenir du détail d'une image lointaine, plus le temps nous prouve que l'on a déjà oublié.
Le public consensuel qui dort pendant les représentations et applaudit à tout rompre à la fin... Comment appelle-t-on ça ? Feindre l'orgasme ?
On doit, au théâtre, faire, avec du faux, plus vrai que le vrai.
La vie c'est comme une multiplication : même si on a beaucoup de chances, si on est à "zéro", rien ne sert.
On est toujours plus vieux que sur la photo.
Etre bête offre cet avantage, et aussi ce danger, que soi-même on ne s'en aperçoit pas.
Il ne faut pas que les enfants reçoivent la religion, il faut qu'ils l'attrapent de leur entourage, comme on attrape la rougeole.
Si on laisse tomber la Bretagne, c'est toute la France qui va mourir.
Une fois qu'on a à manger, on veut à boire ; une fois qu'on a où s'asseoir, on veut s'allonger.
Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne.
On signe son arrêt de mort si on commence à se préoccuper du public.
Comment on peut passer 30 ans dans une cellule minuscule et en sortir prêt à pardonner à ceux qui vous ont mis là ?
L'amour à sens-unique n'a pas de sens. L'amour est fait de deux morceaux, de deux parties égales que l'on rassemble pour former un tout, une boule ronde, une pomme.
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
Chez tous les philosophes, voire les plus fameux, on retrouve ce même point faible : leur croyance à la philosophie.
L'amour physique est la clef de presque toutes les vies. On le sait, on n'ose le dire, de peur de passer pour un obsédé sexuel.
Qui enfonce les portes ouvertes n'a pas à redouter qu'on lui casse les vitres.
Certains croient, à tort, qu'il faut penser avant de parler, d'autres qu'on pense en parlant, que c'est du pareil au même.
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.
On meurt de ce qu'on ne dit pas.
Il faut attaquer l'opinion avec ses armes : on ne tire pas des coups de fusil aux idées.