On ne peut plus rien dire qui n'ait été dit avant nous.
Si on définit l'intelligence comme la faculté d'apprendre des choses nouvelles, de trouver des solutions à des problèmes se présentant pour la première fois, qui donc est plus intelligent que l'enfant ?
On demande homme-tronc pour fondation arbre généalogique.
On s'est longuement interrogé sur les causes du sommeil. La principale est l'envie de dormir.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
On ne se met pas en travers de l'inévitable, c'est courir après la mort.
On choisit l'âge de faire des enfants suivant le temps que l'on est prêt à passer avec eux.
Quand on s'y arrête, la vie n'est-elle pas faite de coïncidences ? S'il fallait toujours s'y arrêter ?
On s'habitue petit à petit à la routine quotidienne.
Les historiens arrivent à tirer plusieurs volumes d'un personnage dont on ne sait pas grand-chose. C'est une manière de contempler l'univers dans une bulle de savon.
Est-il possible d'apprécier la vie quand on n'a que soi-même à aimer ?
On ne peut rien améliorer sans respecter l'homme, même le pire.
On n'a jamais vu personne se repentir d'une bonne action.
La femme est la dernière chose que Dieu a faite. Il a dû la faire le samedi soir. On sent la fatigue.
Le courage est souvent l'effet d'une vue peu nette du danger qu'on affronte ou de l'ignorance entière du même danger.
Je crois qu'on devient adulte à travers un objet d'amour : un être humain, Dieu, les autres, en fait tout ce qui vous sort de vous-mêmes.
Il est des enfants qu'on ne peut espérer corriger sans leur administrer de temps à autre la fessée. Certains adultes conservent le naturel de ces enfants.
Avez-vous remarqué que, lorsqu'on fait rétablir une conversation téléphonique coupée, on s'aperçoit qu'on s'était tout dit.
Echarde : Pièce de tissu qu'on se met autour du cou quand il fait un froid piquant.
Avoir fait fortune, c'est posséder un peu plus d'argent que les gens qu'on fréquentait la veille. Juste assez pour pouvoir les laisser tomber.
Peut-on traverser la vie sans passer par cette zone de souffrance, différente pour chacun, mais comme inévitable même quand on n'a aucun goût pour elle.
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
Le purgatoire est doux car on y souffre pour l'amour de Dieu.
On ne peut ni se protéger ni se défendre contre la critique il faut la braver.
Si vous ne voulez pas qu'on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d'être lues ou faites, des choses qui valent la peine d'être écrites.
Rien ne doit compter en dehors de l'être qu'on aime, rien ne doit exister, l'amour doit donner des ailes, vous transporter au-dessus de la terre.
C'est bien plus souvent dans les petites choses que dans les grandes que l'on connaît les gens courageux.
Les hommes ont peut-être découvert le feu, mais les femmes ont découvert qu'on pouvait jouer avec.
Il faut passer par beaucoup de choses pour se connaître. Et encore ! Chaque expérience vous amène à une nouvelle frontière de vous-mêmes. Par-delà la barrière, qui sait ce qu'on trouvera.
Plus on prête attention aux coïncidences, plus elles se produisent.
On meurt de ce qu'on ne dit pas.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez.
La Gaieté a des exigences de grande dame qu'on ne sert pas avec des pattes sales et qui s'accommode assez mal d'être logée dans un intérieur mal tenu.
Ce n'est jamais quand on croit être en état de séduction qu'on séduit.
Plus on manifeste un désaccord sur le fond, plus on doit être attentif à la forme.
On est toujours le monstre de quelqu'un.
L'homme qui sait "comment" on fait quelque chose trouvera toujours un patron pour l'employer. L'homme qui sait "pourquoi" on fait cette chose, sera le patron.
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde.
Avez-vous remarqué que dans un escalier, si l'on monte, on a l'état d'âme des amoureux ; si l'on descend, celui des gens mariés.
Les masses affamées ne réclament qu'un seul poème : de la nourriture réconfortante. On ne doit pas la leur donner en aumône. Il faut qu'elles la gagnent à la sueur de leur front.
La mort n'est qu'un banal incident qui ne dure qu'un instant. Une affaire où l'on a plus de peur que de mal.
Peu importe de faire des fautes de français quand on ne sait pas la langue ; mais, quand on la sait, pourquoi s'entêter ? Les fautes voulues n'ont pas de valeur.
On peut commencer n'importe où, même par le commencement.
On ne s'accuse de la rage que pour faire croire que l'on sait mordre.
On pourrait comparer le plaisir de jouer à l'état amoureux.
Vous savez, je ne parle pas des personnages que je joue. Il y a des années, j'étais un peu timide à ce sujet et j'ai eu un peu tort quand on m'a demandé : 'Pourriez-vous nous dire quelque chose sur [...] ► Lire la suite
Quand on vieillit, le regard intérieur se fait myope. On rêve moins. On devient plus avide et plus avare. On vieillit quand on commence à se retourner.
On disait que nous étions un peuple indiscipliné, et voilà que nous respectons des règles, des disciplines parmi les plus rigoureuses jamais imposées à notre peuple en temps de paix.
On signe son arrêt de mort si on commence à se préoccuper du public.