On ne fait pas toujours ce qui convient et choisir l'erreur en connaissance de cause ne manque pas de charme.
Je n'ai rien contre les étrangers. Le problème, c'est que d'une part, ils parlent pas français pour la plupart... Et selon le pays où on va, ils parlent pas le même étranger.
On apprend tous les jours que l'homme est superflu.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
Droits d'auteur, culture et onanisme sont inaliénables, on peut même en jouir en prison.
Rien ne peut être vendu, à l'exception de ce que l'on peut emporter avec soi.
Savoir se retirer à temps indique déjà une grande clairvoyance mais conserver l'estime de ses amis et de ses rivaux quand on est plus au pouvoir, c'est à ce signe qu'on reconnaît les gens dignes de gérer votre destin.
Lorsqu'on fait une fable il est avant tout préférable d'avoir quelque chose à y raconter !
Les gens sont étonnants : ils veulent qu'on s'intéresse à eux !
Pourquoi porte-t-on un toast avant d'être beurré ?
Acheter une maison à crédit: c'est le crédit qui est cher, pas la maison. La preuve, c'est que quand on a fini de payer, si on pouvait vendre le crédit, on se ferait plus de pognon qu'en vendant la maison.
?- Et ça, c'est le nain « insuffisant mental » ! - Oui, moi je sais pas pourquoi on m'a appelé comme ça mais ma mère elle a choisi ça. Sûrement parce que ça doit rimer avec « firmament astral » ou bien « picotement anal »... en tout cas c'est joli !
Qu'est-ce qu'un don sincère ? Celui pour lequel on n'attend rien en retour.
Même quand l'oiseau marche on sent qu'il a des ailes.
Veut-on savoir ce qui se passe dans les montagnes, il faut interroger ceux qui en viennent.
À défaut d'autre chose, on peut toujours acquérir de l'expérience.
Pour écrire, il faut se reprendre, soi. Etre capable d'entendre rire les pierres si l'on veut saisir sa propre voix.
A quoi cela sert-il d'avoir des souvenirs si on n'a personne à qui les raconter ? A quoi bon vivre si on ne le fait pour personne ?
Comment peut-on s'élever si ce n'est lentement, d'échelon en échelon ? Et à quoi bon le succès passager, mais si malhabile qu'il interdirait tout lendemain ?
On ne discute pas avec un voleur. On le cambriole.
C'est toujours dans la nuit, et en catimini, qu'on quitte le pays dans lequel on a été accueilli en richissime, quand la pauvreté et l'endettement vous assaillent.
Pour s'aimer bien, Il existe de tendres liens Qui font goûter les moments exquis, La minute douce où l'on dit : Je n'aime que toi, chéri...
On a peur, on s'imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
La société dans laquelle on est ressemble à une espèce d'avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit et qu'à l'arrière on continue soit à boire le champagne soit éventuellement à se quereller.
Echarde : Pièce de tissu qu'on se met autour du cou quand il fait un froid piquant.
Souvent, vous le savez, on dit d'un grand artiste : à côté de son génie, c'était une vieille bête qui avait les idées les plus étroites.
Avoir fait fortune, c'est posséder un peu plus d'argent que les gens qu'on fréquentait la veille. Juste assez pour pouvoir les laisser tomber.
Adolescent, j'étais pyromane. On m'a placé dans un foyer.
La vie est une chose fabuleuse, étonnante, incroyable, créatrice, que l'on trivialise et banalise en la réduisant en des jeux de molécules.
C'est un grand art quelquefois de vouloir ce que l'on est assuré de désirer.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Au zoo : c'est peut-être pour amuser les bêtes qu'on nous permet de défiler devant leurs cages.
On n'enseigne pas aux forces de l'ordre la protection du citoyen mais la protection du pouvoir.
Dommage qu'on ne sache pas toujours les sentiments qu'on inspire ; ou l'importance que prend pour les autres ce que l'on dit ou ce que l'on fait.
Lorsqu'on sourit à la vie, elle vous rend ses sourires.
C'est une erreur de croire qu'en parlant bas à l'oreille de quelqu'un qui travaille on le dérange moins.
En Belgique, on n'a peut-être pas beaucoup de champions du monde, mais dans le monde, ils n'ont pas autant de champions de Belgique que chez nous.
Plus on légifère, moins il y a de dialogue social.
Il y a trop de lacets dans les routes de montagne. Pourquoi ne fait-on pas des routes à boutons ?
Quand on est vieux tout notre corps nous fait souffrir, et ce qui nous fait pas souffrir ne fonctionne plus.
La grâce est un présent car, dans ces moments-là, on n'a ni passé ni avenir. On devient un paysage.
On aime mieux à mesure qu'on a vécu, et c'est la vie elle-même qui sépare de l'amour.
La vie est très, très compliquée; donc on devrait pouvoir faire des films tout aussi complexes.
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.
Lorsqu'il faut choisir entre liberté et érudition, qui ne dira que l'on doit mille fois préférer la première à la seconde ?
Il faut bien de la force pour dire en mourant les mêmes choses qu'on dirait en bonne santé.
A force de cracher dans l'assiette, on finit par y trouver du potage.
De quelque manière qu'on envisage les événements, on arrive à la même évidence : nous sommes tous partis pour y rester.
On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde.
Notre liberté est menacée par le besoin de sécurité et la sécurité elle-même est menacée par le souci obsédant qu'on en a.