Idéal : modèle qu'on se compose, en vue de l'admirer et de l'imiter. L'idéal est toujours nettoyé d'un peu de réalité qui ferait tache.
Les souvenirs restent dans nos têtes, imprimés, et si on trouvait une technique pour qu'ils resurgissent ?
On n'est jamais du bon côté d'une porte fermée.
Sur la plage, à marée basse tout ce qu'on ramasse bouge.
On dérange toujours un homme qui cause avec une femme.
Mon mari et moi, on hésite entre faire un enfant ou acheter un chien. On ne sait pas encore si on veut ruiner nos vies, ou seulement nos tapis.
Personne ne te fera de mal, à moins que tu n'y consentes ; le mal ne viendra que lorsque tu jugeras qu'on te fait du mal.
On peut pas rester ici, c'est le pays des chauves-souris !
C'est plus facile de se priver de quelque chose que l'on aime que de supporter quelque chose que l'on n'aime pas.
Quand tourne le vent on accuse les girouettes.
L'amour-propre est un ballon gonflé de vent dont il sort des tempêtes quand on y fait une piqûre.
Dans la vie, il faut être heureux avec ce que l'on a sans s'en contenter.
On fait des reproches à un amant ; mais en fait-on à un mari, quand on n'a qu'à lui reprocher de n'avoir plus d'amour ?
L'eau, si on sait l'entendre, si on en apprend la langue, ouvrira toute la connaissance des êtres et des choses.
On ne change pas les dimanches de novembre, on les pleure goutte à goutte, lentement, avec chaque minute qui coule.
Le plaisir est comme une fleur : on le cueille et il meurt au bout de quelques heures.
Ma consolation est qu'à cette heure je suis sûre que quelque part on fait l'amour.
Avec la culpabilité, le malheur est la chose la plus démocratique du monde. On y a tous droit à un moment ou à un autre.
Etre grand-père ? C'est ce qui arrive quand on est vieux.
L'important est qu'à tous les degrés, de l'adolescent à l'homme mûr, on travaille à répandre l'esprit sportif fait de loyauté spontanée et de désintéressement chevaleresque.
On essaie toujours de retenir les choses. Surtout quand elles nous ont filé entre les doigts. Comme du sable. De l'eau.
Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination !
La révolution, c'est toujours la même chose, on choisit de couper la tête à un roi qui n'en avait pas.
On ne peut pas gagner tout le temps. On trouve toujours autour de soi des gens meilleurs.
Vivre pour mourir n'est déjà pas amusant, mais vivre en sachant qu'on mourra prématurément, c'est complètement idiot.
Le titre est le point de vue où l'on met le public pour juger l'oeuvre.
On peut dire n'importe quoi n'importe comment : c'est toujours coupé. La conversation est un jeu de sécateur, où chacun taille la voix du voisin aussitôt qu'elle pousse.
Sous le couvert d'un langage qu'on prend soin d'épurer de manière qu'il n'y soit plus nommé directement, le sexe est pris en charge, et comme traqué, par un discours qui prétend ne lui laisser ni obscurité ni répit.
On marche plus vite seul ; mais le temps, on le retient ensemble.
Le bonheur est une cible mouvante qui s'éloigne lorsque l'on s'en approche.
En suivant le fleuve, on parvient à la mer.
Les chinois ? Qu'est-ce qu'ils vont nous mettre comme coups de pieds au cul ! L'ennui, c'est qu'ils ont plus de pieds qu'on a de culs.
Comme on fait la guerre avec le sang des autres, on fait fortune avec l'argent d'autrui.
Le péché c'est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l'aide divine. C'est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l'on peut accéder au salut par soi-même.
La chasse aux femmes est un sport passionnant. Les ennuis commencent dès qu'on en a attrapé une.
Le meilleur moment des amours N'est pas quand on a dit : je t'aime ; Il est dans le silence même A demi rompu tous les jours.
On s'est mis d'accord pour considérer qu'avoir beaucoup de critiques, c'est un succès.
C'est avec des principes qu'on arrive à s'organiser une existence utile et bien remplie.
Les chiffres : à force de les additionner, de les soustraire, de les multiplier et de les diviser, on peut leur faire dire absolument n'importe quoi.
Jeune, on est beau comme un coeur. Vieux, on est beau comme un pacemaker.
Les poches sous les yeux, c'est franchement inutile : on ne peut rien mettre dedans !
L'année sabbatique, au détour de chaque décennie, devrait être obligatoire régulièrement inscrite dans la loi nouvelle. Ainsi, on ne travaillerait pas pour vivre mais pour exister.
Que l'on fasse l'amour ou du bricolage, le calme et le silence améliorent la réflexion et la qualité de l'expérience.
Le succès de la plupart de nos réussites dépend bien souvent de la volonté qu'on y met.
L'inaccessible, on le fabrique soi-même.
Les métiers sans ennuis sont les métiers qu'on ne fait pas.
La mémoire diminue à moins qu'on ne l'exerce.
Il n'existe pas de recette unique au bonheur : chacun possède la sienne ! Faute de le savoir, on s'évertue à copier celle dont le voisin détiendrait le secret.
Sait-on ce que c'est qu'écrire ? Une ancienne et très vague mais jalouse pratique dont gît le sens au mystère du coeur.
Dieu a créé l'homme à son image. Ensuite, l'homme a évolué. Dieu, lui, on ne sait pas...