Prétendre contenter ses désirs par la possession, c'est compter que l'on étouffera le feu avec de la paille.
Il faut être plus avare de son temps que de son argent ; cependant on prodigue cet inestimable trésor si pitoyablement.
Quand on peut se regarder souffrir et raconter ensuite ce qu'on a vu, c'est qu'on est né pour la littérature.
L'amitié est une chose merveilleuse à partir du moment où l'on peut se taire ensemble sans malaise.
Quand le peuple ne subit pas, quand il veut discuter, c'est l'épaisse poussière de la bêtise qui s'élève. On lui fait des discours, on ne cause pas avec lui.
On n'invite pas la mort, elle s'impose.
Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Ou démontée s'il est urgent qu'on en répare la serrure.
Quand un artiste dit qu'on ne lui a pas donné sa chance, il devrait aussi compter le nombre de fois où la chance s'est déplacée pour rien.
On accepte l'idée qu'un homme sans valeur peut gagner de l'argent, mais qu'un homme de valeur parvienne à s'enrichir, on ne lui pardonne pas !
L'amour-propre est un ballon gonflé de vent dont il sort des tempêtes quand on y fait une piqûre.
Un drapeau qu'on cache dans sa poche, ce n'est pas un drapeau, c'est un mouchoir.
C'est un talent de savoir se moquer de ce qu'on n'a pas.
Il y a un véritable agacement à essayer de trouver le mot précis pour les pensées que l'on a.
L'érotisme tient dans ce sein qu'on ne saurait voir.
J'ai plein de défauts. Je suis pas ce qu'on appelle un type bien. Mais avec toi... avec toi, je jouais pas.
Trouver quelqu'un qu'on aime et qui nous aime, ces chances sont minuscules.
La mort est le compagnon fidèle de l'alpiniste. On y pense sans cesse, on la côtoie, il faut s'y habituer.
En suivant le fleuve, on parvient à la mer.
On s'est mis d'accord pour considérer qu'avoir beaucoup de critiques, c'est un succès.
Y'a pas plus timide qu'un joueur de foot. Dès qu'on lui donne de l'argent, vite il va l'enterrer dans le jardin.
Il est important de prendre du recul par rapport aux lubies des autres, car on a déjà assez de mal comme ça à garder son propre cap.
Tous les toreros savent que, dans chaque arène, il y a un mètre carré de terrain où on est sûr de se faire tuer. Hélas, aucun ne sait où c'est.
Il faut toujours, en toute circonstance, même si l'on est démenti, avoir le courage d'aimer.
Nous admettons qu'il peut y avoir non seulement un droit, mais un devoir de ce qu'on appelle les races supérieures, revendiquant quelquefois pour elles un privilège quelque peu indu, d'attirer à elles les races qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de civilisation.
Une rose n'a d'épines que pour celui qui ne sait pas s'y prendre avec elle et c'est ainsi pour les femmes, quand on veut être gentleman.
On est toujours reconnaissant envers les gens qui ne s'effarouchent pas devant la part de soi qui sombre.
On ne peut le saisir : le bonheur a des ailes.
On ne fait pas toujours ce qui convient et choisir l'erreur en connaissance de cause ne manque pas de charme.
On peut haïr le péché et aimer le pécheur.
Ici-bas, on ne peut jamais vivre son rêve, la vie est si petite et le rêve si grand.
La folie humaine... Au nom de l'amour, on se plonge dans toutes les misères !
On n'est pas homme tant qu'on se laisse dominer par la colère.
L'argent, si concret quand on en manque ou quand on en a peu, devient léger, quasiment gazeux, aussitôt qu'il se trouve rassemblé en grande quantité.
L'enfance et la vieillesse se ressemblent, dans les deux cas, pour des raisons différentes, on est plutôt désarmé.
Si le pouvoir ne signifie pas avoir l'opportunité de travailler avec les gens qu'on aime, cela signifie qu'on n'en possède aucun.
Tout a son endroit et son envers. La meilleure chose blesse si on la prend à contresens ; au contraire, la plus incommode accommode si elle est prise par le manche.
Quand on n'est pas intelligible, c'est qu'on n'est pas intelligent.
La révolution, c'est toujours la même chose, on choisit de couper la tête à un roi qui n'en avait pas.
On ne peut être juste si l'on est humain.
Il n'existe pas de recette unique au bonheur : chacun possède la sienne ! Faute de le savoir, on s'évertue à copier celle dont le voisin détiendrait le secret.
On ne peut pas gagner tout le temps. On trouve toujours autour de soi des gens meilleurs.
Les responsabilités nous envahissent, c'est vrai. Mais, sans elles, qu'est-ce qu'on s'ennuie.
Dans les moments de grande tension, l'esprit se fixe sur un détail sans importance dont on se souvient parfaitement bien longtemps après, comme si l'anxiété nous l'avait à jamais gravé dans le cerveau.
La réalité ne pardonne pas qu'on la méprise ; elle se venge en effondrant le rêve, en le piétinant, en le jetant en loques dans un tas de boue !
Dans un schéma classique, on passe du stade oral au stade anal : moi, je suis resté bloqué entre les deux, au stade nombril
Les affaires humaines ne sont pas sérieuses mais on doit les prendre au sérieux.
À chaque instant, quelque part dans le monde, un heureux événement naît. Comment le sait-on ? On le voit à travers le feu d'artifice.
On ose me demander à moi qui ai un chien, un chat, une tortue, deux enfants, une femme et plusieurs belles-mères si j'aime les animaux.
Moins on parle plus on se sent insignifiant. Le silence confronte l'être à sa nullité.
On est plus à l'abri d'un véritable ennemi que d'un faux ami.