On accepte l'idée qu'un homme sans valeur peut gagner de l'argent, mais qu'un homme de valeur parvienne à s'enrichir, on ne lui pardonne pas !
Il n'y a qu'une réussite : pouvoir vivre comme on l'entend.
À force de lire on finit par comprendre qu'à force de lire on finit par comprendre.
Ce n'est pas à toute oreille percée que l'on met des anneaux d'or.
La folie humaine... Au nom de l'amour, on se plonge dans toutes les misères !
Que peut-on faire sur la femme dans la société ? Rien ! Dans la solitude ? Tout !
En milieu hospitalier, on traite beaucoup mieux les moribonds que les nourrissons. En tant que père, ça énerve, mais en tant que futur mort, ça rassure.
On peut dire n'importe quoi n'importe comment : c'est toujours coupé. La conversation est un jeu de sécateur, où chacun taille la voix du voisin aussitôt qu'elle pousse.
Au premier coup son, on ne prend la caille.
On ne demande pas à quelqu'un qui se noie s'il a envie d'être secouru : on se jette à l'eau.
Qui ment se casse les dents, et quelle fille voudra de toi avec des dents cassées ? Ne sais-tu pas qu'on ne peut prétendre à rien sans charme de mâchoire ?
Quand arrive la religion, arrivent les différences, arrivent les disputes, et on n'est plus capable de s'entendre.
Quand on dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on ne dit rien. Car les mêmes choses ne se reproduisent jamais - et d'ailleurs on ne peut jamais connaître toutes les causes.
On ne bâtit un bonheur que sur un fondement de désespoir. Je crois que je vais pouvoir me mettre à construire.
Les deux phrases les pires au monde sont : "Il faut que je te parle" et "J'aimerais qu'on reste amis".
Tous ceux qui ont escaladé les cimes connaissent les impressions spéciales qu'elles font naître ; là où cesse la vie, là où il n'y a plus que des rochers et des glaciers dans l'azur sans limite, on éprouve comme un [...] ► Lire la suite
Celui qui sait aimer peut seul savoir combien on l'aime.
Le baby-blues, c'est quand on montre l'enfant à la mère et qu'elle s'aperçoit qu'il a quatre mains.
Quand on prend du galon, on n'en saurait trop prendre.
La chasse aux femmes est un sport passionnant. Les ennuis commencent dès qu'on en a attrapé une.
L'inconscience est l'apanage de la jeunesse, mais elle ne se justifie que dans la mesure où le but vaut le risque qu'on encourt.
La jeunesse, c'est quand on ne sait pas ce qui va arriver.
Les poches sous les yeux, c'est franchement inutile : on ne peut rien mettre dedans !
Dans le malheur, pour autant qu'on le peut, le courage tient lieu de soleil.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous font espérer.
Le talent n'est presque rien et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail.
On ne vit pas comme on veut, mais comme on peut.
Le mal seul fait remarquer et apprendre et permet de décomposer les mécanismes que sans cela on ne connaîtrait pas.
Elle avait un nez si grand que lorsqu'on l'embrassait sur les deux joues, on avait plus vite fait de passer par derrière.
Dieu est comme le vent qui passe : on le sent partout et on ne le voit nulle part.
La joie de voir s'élever une construction console l'architecte d'ignorer le sort qu'on lui réserve.
On ne met pas impunément plusieurs coqs dans une même basse-cour.
Quand on se croit obligé d'exprimer sa gratitude, on perd la moitié de sa joie.
Vivre pour mourir n'est déjà pas amusant, mais vivre en sachant qu'on mourra prématurément, c'est complètement idiot.
Pour faire du commerce, il faut, de nos jours, être américain ; mais si on se contente d'être intelligent, on peut aussi bien être français.
En serait-il des sentiments du coeur comme des bienfaits ? Quand on n'espère plus pouvoir les payer, on tombe dans l'ingratitude.
On n'invite pas la mort, elle s'impose.
Carte du Tendre : On ne va d'Amour en Amitié, lieux qui paraissent voisins, qu'en repassant par l'abîme l'indifférence, si verdoyant que, la plupart du temps, on y reste.
Quand on a peur de la joie, il reste la douleur.
L'esprit dans lequel la réorganisation de la société a été conçue jusqu'à présent par les peuples et par les rois étant démontré vicieux, on doit nécessairement en conclure que les uns et les autres ont mal procédé à la formation [...] ► Lire la suite
Rien n'est miraculeux. Si l'on apprend ce que sait le magicien, il n'y a plus de magie.
Celui qui prétend que dans la vie professionnelle, on s'occupe de faits et non de fiction n'a jamais vu de vieilles projections à cinq ans.
C'est quand on est vaincu qu'on devient chrétien.
Si tous ceux qui font le serment de dire la vérité observaient leur serment, il n'y aurait plus de procès, plus d'avocat, plus de juge ; les palais de justice seraient déserts, car qu'est-ce qu'on viendrait y faire ?
N'est profond, n'est véritable que ce que l'on cache. D'où la force des sentiments vils.
Si les gens n'abusaient pas de leur pouvoir, il n'y aurait pas de guerre, de crime, d'enfant violenté... et on ne traiterait pas si mal sa secrétaire.
Avoir sa belle-mère en province quand on demeure à Paris, et vice versa, est une de ces bonnes fortunes qui se rencontrent toujours trop rarement.
La récompense des grands hommes, c'est que, longtemps après leur mort, on n'est pas bien sûr qu'ils soient morts.
On ne saurait faire le feu si bas que la fumée n'en sorte.
On se trouve toujours des excuses pour vivre.