On acquiert rarement les qualités dont on peut se passer.
C'est lorsque l'on donne du peu que l'on a, que l'on donne vraiment.
Privilège de l'âge mûr. On récolte. Alors qu'auparavant, on semait.
Il est plus facile de lire que d'écrire. Mon père prétend que je lis trop vite et qu'une lecture précipitée n'a pas beaucoup de valeur. Il faut prendre le temps de s'interroger sur ce que l'on vient de lire. Une lecture dépourvue de réflexion équivaut à engloutir une soupe claire.
Quand on côtoie la mort au quotidien, le sexe devient un sujet défouloir.
Travailler sans en avoir envie, ça n'est pas un travail qu'on fait, c'est une besogne. Et c'est à ces moments-là qu'on se rend compte à quel point l'on a peu de mérite à faire les choses qui vous plaisent.
Le commencement et le déclin de l'amour se font sentir par l'embarras où l'on est de se trouver seuls.
L'homme compense le poids du mal dont on lui a écrasé l'échine par la masse de sa haine.
On est toujours ingrat pour le don du nécessaire, jamais pour le don du superflu. On en veut à qui vous donne le pain quotidien, on est reconnaissant à qui vous donne une parure.
On ne doit jamais donner d'ordre à une femme que lorsqu'on est bien sûr d'avance d'être obéi.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
Si l'on retranchait du patriotisme de la plupart des hommes la haine et le mépris des autres nations, il resterait peu de choses.
On ne joue pas du temps. C'est lui qui se joue de nous.
Les cocktails, dans les soirées, c'est ce qu'on a inventé de pire depuis l'huile de foie de morue !
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il faut être vivant.
Si les hommes étaient assez malheureux pour ne s'occuper que du présent, on ne sèmerait point, on ne bâtirait point, on ne planterait point, on ne pourvoîrait à rien : on manquerait de tout au milieu de cette fausse jouissance.
On tolère mal la paix qui se fonde sur la liberté.
C'est à ce signe qu'on distingue les vrais héros : ils ne se plaignent jamais de leur sort.
La femme ne voit jamais ce que l'on fait pour elle : elle ne voit que ce que l'on ne fait pas.
Je suis belge et je reconnais que l'on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze
Je ne peux pas oublier Melina Mercouri en robe noire dans 'Never on Sunday'.
Je suis persuadé d'une chose, c'est qu'il faut toujours dire « Je t'aime » aux personnes qu'on aime.
L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
Le repentir seul ne sert à rien, on ne peut acheter la grâce par le repentir, on ne peut pas l'acheter du tout.
Toute vie mérite qu'on s'y attache.
On est toujours trop prêt quand on a du courage.
Quand on désire pénétrer dans ses sources profondes une oeuvre dramatique, il faut d'abord se demander pour quel public elle a été composée.
Entre l'argent et les idées, ces dernières ont rarement le dessus et bien vite on n'a plus qu'une idée : avoir plus d'argent !
On ne trace pas de message sur une vitre propre.
C'est dans le malheur que l'on reconnaît ceux qui nous estiment.
On n'apprend pas l'eau, ni la nage au jeune caïman.
La vie est un pur phénomène du hasard : on peut calculer le nombre de possibilités existant dans l'ordre des chromosomes, mais qui peut prévoir les chances qui s'offrent à un nouveau né ?
A la demande d'un ami, on ne répond pas "plus tard".
Il ne suffit pas d'etre heureux, encore faut-il savoir qu'on l'est.
L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond.
On s'aperçoit qu'on s'aime, le jour où l'on apprend qu'on ne pourra jamais plus s'aimer.
Il est difficile d'avoir de l'indulgence pour des crimes qu'on ne comprend pas.
On rirait aujourd'hui de celui qui n'oserait pas toucher la main d'un lépreux. Pauvre type !
Il y a déjà longtemps qu'on a dit : « Du jour où les Romains ont cessé de croire aux poulets sacrés, c'en a été fait de l'Empire romain. »
Vivre, ce n'est pas seulement faire pour soi, mais aussi ce que l'on fait pour les autres.
Que vos promesses soient conformes à la justice et vous pourrez tenir parole ; que votre courtoisie soit conforme aux rites, et vous serez à l'abri de toute insulte. Le plus sûr soutien est celui que l'on trouve chez ses proches.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage. On engage la personne aimée, on engage aussi ceux qui nous aiment sans qu'on les aime, et ceux qui l'aiment sans qu'elle les aime.
On ne trouve guère d'ingrats tant qu'on est en état de faire du bien.
On me reproche le goût de la solitude. Je suis plus accoutumé à mes défauts qu'à ceux d'autrui.
Malade, on voulut lui faire venir un médecin et il déclara : non, je veux un fossoyeur, car je déteste les intermédiaires.
Il y a plus d'honnêtes femmes qu'on le croit, mais pas tant qu'on le dit.
On ne doit jamais avoir honte de ses lettres d'amour, mais parfois de l'adresse.
A vingt ans on ne doute de rien, surtout pas de soi-même !