C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
Ecrire, c'est rendre compte de quelque chose que l'on a vécu et qui mérite de sortir du cadre personnel. En ce sens, beaucoup d'écrivains d'aujourd'hui n'ont aucune légitimité. Ils devraient arrêter d'écrire.
Les petits, on les pend ; les grands on les laisse courir.
Si une tartine tombe toujours du côté beurrée, et qu'un chat retombe toujours sur ses pattes, que se passe-t-il si on laisse tomber un chat sur le dos duquel on a attaché une tartine beurrée ?
En start-up, on apprend à gérer de manière très créative et économe...
On rit par occasion ; mais on n'est pas rieur par état.
Le bonheur c'est ce qu'on cherche quand on s'aime beaucoup soi-même et qu'on ne sait plus quoi se faire pour se faire plaisir.
Il y a déjà longtemps qu'on a dit : « Du jour où les Romains ont cessé de croire aux poulets sacrés, c'en a été fait de l'Empire romain. »
Tout ce qu'on fait dans un seul jour !Et comme on allonge le temps !Plus de trois fois par jour...
Je suis belge et je reconnais que l'on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze
Le premier baiser est l'effleurement des lèvres de la rose par les doigts délicats de le brise où l'on entend la rose pousser un long soupir de soulagement et un et un doux gémissement.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n'est pas si important que ça.
Je ne peux pas oublier Melina Mercouri en robe noire dans 'Never on Sunday'.
On ne pardonne pas à un homme les idées qu'il défend, à une idée les hommes qui la défendent.
Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop.
L'amour est comme la rougeole, plus on l'attrape tard, plus le mal est sérieux.
A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
C'est sur les vitres qu'on grave les mots ineffaçables.
On peut se demander si la politique ne favorise pas essentiellement des travers masculins chez les femmes.
Aimer, c'est un jeu si subtil quand on se connaît à peine, soi-même...
Il y a des livres si audacieux, qu'on ne devrait les publier qu'avec un cache-texte.
Il ne se fait pas plus long récit que ce qu'on nomme un résumé.
On ne pense pas à tous les frais que nous avons, nous autres bigames. Deux mariages, vous savez, ça vaut un incendie.
La première découverte que l'on fait quand on voyage, c'est que l'on n'existe pas.
On ne se méfie jamais assez de son passé.
A quoi arrive-t-on, si l'on arrive : pour le peu de temps qu'on y passera.
Les relations humaines sont bizarres. J'veux dire, on est avec quelqu'un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l'aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c'est fini.
Nous nous étions fait don de l'innocence,Elle a brûlé longtemps de rien que nos deux corps,Et nos pas allaient nus dans l'herbe sans mémoire,Nous étions l'illusion qu'on nomme souvenir.
Tout ce qu'on remarque en disant "comme c'est joli !", c'est déjà trop à mes yeux.
Au fond, y a que dans les adieux qu'on peut être parfaits.
Un film, c'est comme un voyage. On plonge, on s'imbibe et l'on finit par s'apercevoir que certaines choses sont plus fortes que d'autres.
La mémoire est vraiment bizarre : elle nous permet de nous souvenir de ce qu'on n'a pas vécu.
L'union avec plus puissant que soi est un grand danger, sauf au moment où l'on est attaqué par un ennemi.
L'ennui quand on est tolérant, c'est que les gens pensent qu'on ne comprend rien au problème.
Avouer qu'on a eu tort, c'est prouver modestement qu'on est devenu plus raisonnable.
C'est trop aimer quand on en meurt.
Il y a plus d'honnêtes femmes qu'on le croit, mais pas tant qu'on le dit.
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
On ne peut pas aimer l'humanité. On ne peut aimer que des gens.
Même si on nous promettait le paradis nous le refuserions. Car nous voulons le prendre.
On ne ressuscite pas un amour moribond.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
Quand on use ses jours à écrire, c'est qu'on y est contrainte par je ne sais quelle force occulte. On est sommée de continuer sa mémoire comme si on était déjà morte.
Il y a les femmes à qui on peut dire la vérité et il y a les autres. Cela ne change rien à l'amour qu'on leur porte. Cela ne change que les conversations.
On n'est jamais vraiment vaincu que le jour où l'on croit l'être.
Plus on a du succès, plus on devient timide.
De profession à profession, on se devine, et de vice à vice aussi.
Le monde est ce qu'il est, mais pas comme on voudrait.
Une fois que l'on a mangé le gruyère, que deviennent les trous ?
Les lois de l'humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés... moi je dis : de qui se moque t-on ?