La peur, c'est une théorie, une idée qu'on se fait.
On parle moins des crimes commis pour l'humanité.
Tout ce qu'on ne comprend pas se résout avec l'amour.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec de l'argent, pourtant nécessaire. Si on n'y met pas l'âme, si les Africains n'aident pas [en engageant leur responsabilité personnelle], on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs: au contraire, ils augmentent le problème.
Mais si on m'avait donné des sous avant, j'aurais débuté plus tôt! Je n'avais pas le choix. Avant, j'empruntais la caméra Super 8 de ma tata. L'armée m'a permis d'obtenir des moyens et a fait basculer ma vie. J'aimais ce [...] ► Lire la suite
Bien que cet endroit dégageât un subtil parfum de vulgarité, on veillait à en exclure rigoureusement le comble du mauvais goût : la mort et l'échec.
Il faut être jolie quand on n'est pas riche.
Sans avoir vraiment du chic, on est quelqu'un quand on est de la capitale.
L'on croit s'assembler au spectacle, et c'est là que chacun s'isole ; c'est là qu'on va oublier ses amis, ses voisins, ses proches, pour s'intéresser à des faibles.
Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre.
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
Les jeunes feraient sûrement moins de bêtises si on leur montrait qu'en les commettant, ils n'inventent rien.
Certains mots sont si grands et si vides qu'on peut y garder captives des nations entières.
Guidé par l'amour, on ne peut pas se tromper.
Plus nous nous rabaissons extérieurement, plus on nous élève en effet.
On oublie que l'amour est le domaine de la déraison et que plus une chose est déraisonnable, mieux elle s'allie avec l'amour.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
D'autres mots, vite, si on s'arrête de parler le malheur s'introduit.
Ah ! la guerre !... En chaque foyer, on lui donne deux sens distincts : calamité ou rédemption dépendant du bord où l'on s'est placé pour la considérer.
Celui qui se sait coupable croit toujours qu'on parle de lui.
Quand on est pauvre, on n'a que la ressource d'être sage.
Les hommes veulent bien qu'on rit de leur esprit, mais non de leur sottise.
On n'est pas tenté de chercher des dessous à une oeuvre qui a de trop beaux dessus.
On aime ou on n'aime pas. Aimer, c'est désirer. Désirer, c'est agir déjà.
Avant un plaisir, il faut se méfier de la représentation, se représenter le poids du regret d'y avoir cédé et en contrepartie le caractère éphémère de ce plaisir. Si le plaisir paraît toujours tentant, on peut alors s'y adonner.
C'est tout ce que je pense de la religion : quand au départ on n'est pas quelqu'un de bien, ça vous rend deux fois pire. On se repent, on se croit pur et, grâce à la bonne conscience, on retombe encore plus bas.
On garde tout. Les gens, les bêtes, les choses qu'ont aimait sont là dans notre corps, nous attachent au-delà des mots.
Il n'existe que deux espèce de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Il pousse dans un jardin, plus de choses que l'on y a semé.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
On est en progression à tous les niveaux par rapport aux années précédentes. C'est ce qu'on recherche.
Il faut avancer et refuser le refus. On m'a souvent dit non et je ne l'ai jamais accepté.
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
Les contraires, lorsqu'on les pousse aux extrêmes, en viennent à se ressembler.
On n'est pas homme si on n'est pas libre et pas libre si on ne jouit pas de sa liberté, si on ne s'en sert pas, pour décider, se constituer, puis lutter pour se garder et pour grandir.
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.
Les prédictions d'événements inattendus sont toujours plus précises si on ne les a pas rédigées auparavant.
Rappelez-vous une chose à propos de la démocratie. On peut avoir tout ce qu'on veut et en même temps, on finit toujours avec exactement ce qu'on mérite.
J'ai écrit tous ces livres, et on se souviendra de ma cravate tricot.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
Quand on veut amuser les autres, on se doit d'être douloureux soi-même.
On me dit souvent que mes idées sont impossibles à réaliser, mais je montre toujours que si, elles le sont.
On dit que les gens ne peuvent pas fuir leurs problèmes. Et bien, ils ne courent pas assez vite.
Ce qu'on appelle violence, ce n'est rien. La séduction est la véritable violence.
On ne trahit que ceux qu'on aime.
L'accent du pays où l'on est né demeure dans l'esprit et dans le coeur, comme dans le langage.
Il y a des femmes qui vous rendraient heureux si on les laissait faire !
Quand on est incinéré, on peut plus se retourner dans sa tombe.