Plus on proclame que l'on est collectivement pauvre, plus on le devient, et c'est navrant.
Il faut savoir ménager la chèvre et le chou quand on est bouc émissaire.
On ne tombe amoureux que lorsqu'on a mesuré la profondeur des eaux dans lesquelles on va plonger.
La notion du vieillissement, du temps qui passe, c'est un truc qu'on n'a pas jusqu'à vingt ans.
La vie enseigne qu'on n'est jamais heureux qu'au prix de quelque ignorance.
On doit être une oeuvre d'art ou porter une oeuvre d'art.
Tout portrait qu'on peint avec âme est un portrait non du modèle, mais de l'artiste.
Un combat entre une jolie fille et une jeune philosophe débutant est un combat inégal. Cruche et pierre, comme on dit, ne vont pas ensemble.
Je m'appelle Richard. Qu'est ce que vous voulez savoir de plus ? Ma famille, d'où je viens ? Tout ça ? Ça n'a aucune importance. Ça ne compte plus quand on a traversé l'océan et qu'on a tout largué, pour quelque chose de [...] ► Lire la suite
Si je touche la flamme d'une chandelle, je n'ai aucune douleur, si on m'enfonce un couteau je n'ai pas peur. Je sais qu'elle a un coeur qui bat et que tout est mort en moi. J'ai pourtant cette douleur, qui me dit que ce n'est qu'un leurre, qu'il me reste encore une larme à verser.
Nous ne devons épouser que de très jolies femmes, si nous voulons qu'on nous en délivre.
Ce soir là j'ai découvert que la plupart des êtres qu'on pense méchants ou malfaisant sont tout simplement très seuls... Et manquent de savoir vivre.
A l'impossible nul n'est tenu et on est bien ténu devant le possible.
Le soleil n'est jamais si beau qu'un jour où l'on se met en route.
Je les entends rire comme je râle, Je les vois danser comme je succombe, Je pensais pas qu'on puisse autant S'amuser autour d'une tombe.
L'amour, c'est comme l'électricité. On allume le poêle sans penser au prix.
On ne peut pas porter deux melons d'eau dans la même main.
La pauvreté, on s'en remet. La misère, c'est cette chose atroce, qui coupe les jambes et la tête. La misère, elle, est tragique.
La vocation est un torrent qu'on ne peut refouler, ni barrer, ni contraindre. Il s'ouvrira toujours un passage vers l'océan.
Si l'on vend son âme au Diable, c'est que Dieu n'en est pas toujours acquéreur.
Une gare est le plus bel endroit pour des retrouvailles, parce que c'est normalement le lieu des séparations. En se retrouvant dans une gare, on a l'impression de conjurer le mauvais sort.
Il y a un âge pour se raconter sans trop de mensonges : la quarantaine. Avant on enjolive ; après on radote.
Si un homme ne fait que ce qu'on exige de lui, il est un esclave. S'il en fait plus, il est un homme libre.
Quand on travaille pour des hommes, on en met un coup ; quand c'est pour des cons, on fait semblant.
Se fier à une voix, c'est parfois comme suivre une femme dont on n'a vu que le dos.
On s'aperçoit qu'on vieillit quand on se dit qu'on ferait mieux de respecter les limitations de vitesse.
Sans Contrefaçon, c'est quelque chose qui est dans mon esprit depuis très longtemps. C'est quand j'étais adolescente, on me prenait vraiment pour un garçon. Et j'ai ce souvenir précis d'un gardien d'immeuble qui m'a rencontrée et qui m'a dit : [...] ► Lire la suite
On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur.
Son absence a envahi tout mon horizon, comme si on avait percé un trou béant dans ma poitrine...
Les serments d'amour sont comme les voeux des marins, on les oublie après l'orage.
Tout travail est noblesse que l'on accroche à une étoile.
Quand on a de la viande on déteste le gras, quand on n'a rien on mangerait même la peau.
Il faut avoir une haute idée, non pas de ce qu'on fait, mais de ce qu'on pourra faire un jour ; sans quoi ce n'est pas la peine de travailler.
On n'a que le plaisir qu'on donne.
Il ne faut pas juger parce qu'on n'est jamais dans le coeur des autres, même s'ils nous sont très intimes.
Qu'on écrive un roman ou un scénario, on organise des rencontres, on vit avec des personnages ; c'est le même plaisir, le même travail, on intensifie la vie.
L'amour est un oiseau rebelle Que nul ne peut apprivoiser, Et c'est bien en vain qu'on l'appelle S'il lui convient de refuser.
Quand on est jeune, on aime en fou ; Quand on est vieux, qui aime est fou.
On veut la liberté aussi longtemps qu'on n'a pas la puissance ; mais si on a la puissance, on veut la suprématie.
Il faut aussi accepter de passer par des moments où l'on est incapable d'être créatif. Plus on l'accepte sincèrement, plus ces moments passent vite.
Quand je lève les yeux vers vous on dirait que le monde tremble.
Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami.
La fatigue n'est pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit...
Quand on fait de grandes choses, il est difficile de plaire à tout le monde.
Un coup de pied au derrière fait souvent plaisir. Surtout quand on le donne.
- Ma vie est vraiment pourrie. Tu ferrais quoi si ta vie était foutue toi ? - Je mangerais plus jusqu'à ce qu'on me conduise aux urgences.
Le propre de toute morale est de considérer la vie humaine comme une partie que l'on peut gagner ou perdre, et d'enseigner à l'homme le moyen de gagner.
On a voulu, à tort, faire de la bourgeoisie une classe. La bourgeoisie est tout simplement la portion contentée du peuple.
Un Tiens vaut, se dit-on, mieux que deux Tu l'auras : L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.
On n'a jamais raison d'avoir tort, mais on peut très bien avoir tort d'avoir raison.