La notion du vieillissement, du temps qui passe, c'est un truc qu'on n'a pas jusqu'à vingt ans.
Rien ne vaut d'être dit en poésie que l'indicible, c'est pourquoi l'on compte beaucoup sur ce qui se passe entre les lignes.
Si je porte des lunettes noires sur scène, ça n'est pas pour jouer au vieux rocker. C'est que je ne veux pas être distrait par tout ce qui se passe autour de moi. Sans ces lunettes, j'ai l'impression d'être tout nu au beau milieu d'une épicerie, avec des miroirs au plafond.
J'ai pris un cours de lecture rapide et j'ai pu lire "Guerre et Paix" en vingt minutes. Ça parle de la Russie.
La terre est le berceau de l'Humanité, mais on ne passe pas sa vie dans un berceau.
La conscience est le tribunal de la pensée, c'est le juge intérieur qui prononce sur la moralité des actes ; témoin inévitable de tout ce qui se passe en nous, elle est la voix dénonciatrice de nos secrets penchants.
La véritable histoire d'un être n'est point dans ce qu'il a fait, mais dans ce qu'il a voulu faire.
Si un chemin peut conduire au meilleur, il passe par un regard attentif sur le pire.
On passe sa vie à se déniaiser et on meurt quand même comme des vieux cons.
L'épervier passe la journée à voler quand la brousse est en feu.
Chaque homme est une histoire qui n'est identique à aucune autre.
Le reniement du passé est une funeste attitude. Et pour lutter contre le présent et créer de l'avenir, le passé est souvent l'arme la plus efficace.
Je dois être entré dans la phase de cristallisations des souvenirs, dont parte Stendhal. Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur n'est pas très sur, je préfère conjuguer l'irréel du présent.
C'est bien joli d'avoir 20 ans et la cuisse longue, mais ça ne suffit pas pour vous donner du talent !
La jouissance passe par l'image : voilà la grande mutation.
L'amour, quelle histoire ! Pourquoi faut-il à moitié en mourir ? Pourquoi faut-il y survivre ?
Je n'ai pas peur d'avoir 80 ans et j'ai beaucoup de choses à faire. Je n'ai pas le temps de mourir.
Quand je chante ma volonté de protéger la planète, c'est mon histoire mais c'est aussi l'histoire de tout le monde.
De vingt à quarante ans, on voudrait avoir. De quarante à soixante, on voudrait être. De soixante à quatre-vingts, on voudrait ne pas avoir été.
L'homme ne vit pas cent ans et se fait du souci pour mille.
Monsieur, vous avez fait un faux numéro, mais je vous passe ma femme. Elle se fera un plaisir de vous faire la conversation.
À présent qu'on parle de carrière, il peut y avoir de la place pour l'imprévu. Se faire plaisir, créer la surprise, c'est aussi la beauté du sport. Des choses peuvent arriver qui changent vos plans ; il est impossible de prédire ce que je ferai dans les vingt prochaines années.
Quand on met le vêtement d'académicien, il se passe quelque chose...
Je jette les dés, et j'écris le livre. Qu'il soit lu par des hommes du présent ou du futur importe peu. Il peut attendre d'être lu pendant cent ans, puisque Dieu a bien attendu six mille ans pour que quelqu'un vienne l'étudier.
L'adolescence c'est quand on passe un samedi soir à la maison assis à ne rien faire et que, lorsque le téléphone sonne, on espère que ce ne soit pas pour nous.
En prison, la mort ne fait pas peur. Ce qui fait peur, ce sont les vingt ans à passer dans une cellule.
C'est la plus belle histoire du monde. Un jours tu as dix-sept ans et tu planifies pour plus tard. Et puis tranquillement et sans s'en rendre compte... plus tard c'est aujourd'hui... puis plus tard devient hier... et c'est ta vie.
En consacrant sept, huit ou dix heures de sa journée à son emploi, un individu passe à côté de l'essentiel de sa vie, sauf dans les cas très rares où cet emploi lui permet de développer pleinement ses capacités et ses désirs.
Le problème avec moi est, je suppose, la façon dont je m'exprime, il faut être avec moi 50 ans avant de pouvoir comprendre ce dont je parle.
Le troisième empereur de la vingt et unième dynastie, à qui on apporta des pierres précieuses trouvées dans une mine, la fit fermer, ne voulant pas fatiguer son peuple à travailler pour une chose qui ne pouvait ni le nourrir ni le vêtir.
S'appuyer sur l'expérience du passé devrait suffire à démontrer que la plupart des révolutions technologiques sont issues de recherches dont la seule motivation était le progrès de la connaissance.