Quand on lit certains hebdomadaires populaires, on se demande le genre d'articles que le directeur de ces feuilles peut bien jeter à la poubelle.
La justice, c'est quand on gagne le procès.
Il est impossible de se déplacer plus vite que la lumière, et ce serait idiot car on perdrait son chapeau en route.
Quand un sentiment est inexprimable, dupé par le désir que l'on a de l'autre, c'est de l'amour, n'est-ce pas ?
Si un homme ne fait que ce qu'on exige de lui, il est un esclave. S'il en fait plus, il est un homme libre.
La porte la plus sûre est celle que l'on peut laisser ouverte.
Il y a toujours deux chances pour ne pas retrouver l'ami que l'on quitte : notre mort ou la sienne.
La différence entre la chasse et la guerre, c'est qu'à la chasse on ne fait pas de prisonniers.
Il ne sert à rien de montrer les dents lorsqu'on est édenté.
A l'hôte que doit-on ? Bon accueil s'il demeure, congé s'il veut partir.
Retraite à cinquante-cinq ans : s'il faut accorder à tous les français la même chose qu'aux routiers, on va tous se retrouver avec un calendrier de gonzesses à poil.
On n'est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait.
On a toujours associé la campagne à l'amour et l'on a bien fait : rien n'encadre la femme que l'on aime comme le ciel bleu, les senteurs, les fleurs, les brises, la solitude resplendissante des champs ou des bois.
Au bal on doit danser même si on n'est pas masqué.
C'est petit à petit qu'on réalise de grandes choses.
Je m'effondre. Place Vendôme à sept heures du matin. Une fille à genoux qui mord sa main ensanglantée. Et qui hurle. Qui hurle une plainte incohérente. Comme si le désespoir avait pris forme. La forme d'un cri. Je crie la [...] ► Lire la suite
Quand on est jeune, on aime en fou ; Quand on est vieux, qui aime est fou.
Quoi qu'elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l'homme pour qu'on en pense autant de bien. Heureusement, ce n'est pas difficile.
On ne peut jamais plaire à tout le monde, et je pense qu'il vaut mieux ne pas le faire.
Les mots qu'on reçoit, c'est comme des parfums qu'on respire.
Le propre de toute morale est de considérer la vie humaine comme une partie que l'on peut gagner ou perdre, et d'enseigner à l'homme le moyen de gagner.
La mort semble bien moins terrible, quand on est fatigué.
Ce qu'on fait n'est jamais compris mais seulement loué ou blâmé.
La vie enseigne qu'on n'est jamais heureux qu'au prix de quelque ignorance.
On a toujours le choix. Et quand on aime il est encore plus facile de choisir.
On a voulu, à tort, faire de la bourgeoisie une classe. La bourgeoisie est tout simplement la portion contentée du peuple.
On peut nouer un fil rompu, mais il y aura un noeud au milieu.
Sans responsabilités, on se sent le corps léger.
La pauvreté, on s'en remet. La misère, c'est cette chose atroce, qui coupe les jambes et la tête. La misère, elle, est tragique.
Quand on a mangé salé, on ne peut plus manger sans sel.
Pour que l'événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu'on se mette à le raconter.
C'est au moment de payer ses impôts qu'on s'aperçoit qu'on n'a pas les moyens de s'offrir l'argent que l'on gagne.
On ne s'ennuie pas quand on a des ennuis.
Le développement de l'économie réelle n'a rien à voir avec la science économique. Bien qu'on les enseigne comme s'il s'agissait de mathématiques, les théories économiques n'ont jamais eu la moindre utilité pratique.
Il ne faut pas juger parce qu'on n'est jamais dans le coeur des autres, même s'ils nous sont très intimes.
La lettre qu'on ne reçoit pas fait tellement plus mal que celle que l'on reçoit... quel qu'en soit le message.
On va toujours trop loin pour ceux qui vont nulle part.
Cantona m'a dit un jour alors que je lui annonçais qu'il était remplaçant : "On ne met pas Canto sur le banc". Je lui ai répondu : "Prends une chaise et assieds toi à côté alors.
L'on se repent rarement de parler peu, très souvent de trop parler ; maxime usée et triviale que tout le monde sait, et que tout le monde ne pratique pas.
On devient vieux quand les jeunes nous abandonnent.
Il faut savoir ménager la chèvre et le chou quand on est bouc émissaire.
Certains savent comme moi qu'y a des regards qu'on oublie pas.
A la Pentecôte, fraises on goûte. A la Trinité, fraises au panier.
Au lieu de faire que ce qui fut juste fut fort, on a fait que ce qui fut fort fut juste.
Le monde change, et avec lui les hommes et la France elle-même. Seul l'enseignement français n'a pas encore changé. Cela revient à dire qu'on apprend aux enfants de ce pays à vivre et à penser dans un monde déjà disparu.
Le but, c'est d'être heureux. On n'y arrive que lentement. Il y faut une application quotidienne. Quand on l'est, il reste beaucoup à faire : à consoler les autres.
C'est difficile d'être pointé du doigt en termes de goûts et qu'on dise qu'on est le meilleur. Y'a des précédents prestigieux, je crois que Woody Allen n'est jamais allé chercher ses Oscars. C'est pas de l'arrogance ni du dédain, je [...] ► Lire la suite
Quand on est plus de quatre on est une bande de cons. A fortiori, moins de deux, c'est l'idéal.
Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir.
L'adolescence : la dernière période de la vie où vous êtes fou de joie d'apprendre qu'on vous demande au téléphone.