Il faut être nomade, traverser les idées comme on traverse les villes et les rues.
La pire saloperie que puisse vous faire un cauchemar, c'est de vous donner l'illusion de sa propre conscience et de continuer à en être un !
Ce qui fait le succès de quantité d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
Le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard.
Il n'est pas en matière de littérature une seule opinion qu'on ne combatte aisément par l'opinion contraire.
Les grandes idées ne sont pas charitables.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
La conscience n'est pas la lumière qui éclaire l'esprit et le monde, mais c'est la lueur ou le flash qui éclaire la brèche, l'incertitude, l'horizon.
La plupart des hommes sont incapables de se former une opinion personnelle mais le groupe social auquel ils appartiennent leur en fournit de toutes faites.
C'est fou comme les gens ont de moi cette image de femme sophistiquée, glaciale. C'est une telle erreur, c'est tellement mal me connaître.
La joie de la vie procède d'une conscience pure et nette.
La conscience n'est jamais assurée de surmonter l'ambiguïté et l'incertitude.
Nous tenons de notre famille aussi bien les idées dont nous vivons que la maladie dont nous mourrons.
- J'ai réussi à éviter l'oeil de lynx de K-C. - J'apprécie l'effort et de te voir ici en petite tenue mais tu ne devrais pas être en train de me dénoncer ? - Dorotha fera patienter les dames du conseil [...] â–º Lire la suite
La passion est mieux guidée par la lumière du sentiment que par des idées suivies.
La volonté de profiter pleinement dès à présent du monde et de ce qu'offre la vie, de chercher le ciel ici-bas sans se laisser arrêter par le moindre scrupule. Cette vision des choses est entrée pour une grande part dans [...] â–º Lire la suite
Un écrivain croit parler de beaucoup de choses, mais ce qu'il laisse s'il a de la chance, c'est une image de lui.
Chaque année, après les tempêtes de neige du coeur de l'hiver, survient une nuit de dégel où le tintement de l'eau qui goutte traverse le pays, réveillant sur son passage les créatures assoupies pour la nuit et d'autres qui dormaient depuis le début de l'hiver.
Dieu est l'ombre de la conscience projetée sur le champ de l'imagination.
Le psychologue se nourrit exclusivement dans la conscience : moi, je ne veux qu'une inconscience impossible à acclimater.
La conscience de l'ignorance est le commencement du doute, lequel conduit à la sagesse.
L'âme est conscience et respect avant tout, conscience de l'être, respect de l'être, avec ses composants : compassion, liberté, vérité.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Quelque libertin et quelque abandonné qu'il puisse être, il y a toujours de secrets reproches de la conscience qui le troublent.
Ce n'est pas aux lecteurs de cet ouvrage que je croirai jamais devoir prouver que les idées gouvernent et bouleversent le monde, ou, en d'autres termes, que tout le mécanisme social repose finalement sur des opinions.
Il ne faut pas en vouloir aux gens lorsqu'ils agissent de manière à confirmer la mauvaise opinion que nous avons d'eux.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
L'ethnographie n'est-elle pas une tentative de rachat et un symbole d'expiation de l'Occident ?
Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l'instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître.
Je suis libre d'avoir une opinion - et c'est déjà très beau - mais je voudrais bien être libre aussi de n'en pas avoir.
La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient.