Il faut être nomade, traverser les idées comme on traverse les villes et les rues.
Les idées folles se prennent comme les maladies et celui qui en attrape une, les attrape généralement toutes.
Le privilège de l'âge est de pouvoir subordonner sa manière de vivre à ses idées au lieu d'asservir ses idées à un genre de vie imposée.
Je ne suis pas pour autant dans la retenue, je fais juste attention à ce que je dis, afin que le fond de ma pensée soit recevable.
Le génie a horreur du consensus parce que, lorsque le consensus est atteint, la pensée s'arrête.
La pensée qui est parvenue à la véritable profondeur est humble. Sa seule préoccupation est que la flamme qu'elle entretient brûle du feu le plus ardent et le plus pur, et non de savoir jusqu'où pénètre sa vérité.
Les idées sont comme les âmes : fragiles et éternelles.
La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien.
Or il n'est pas de grande pensée qui ne puisse se résoudre, pour la commodité de la circulation et pour le besoin des applications vulgaires, en une certaine quantité d'idées tout simplement utiles.
Les droits de l'homme, fourre-tout simpliste mais avantageux, constituent le degré zéro de la pensée politique contemporaine.
Être moi, c'est, par-delà toute individuation qu'on peut tenir d'un système de références, avoir l'identité comme, contenu. Le moi, ce n'est pas un être qui reste toujours le même, mais l'être dont l'exister consiste, à s'identifier, à retrouver son identité [...] â–º Lire la suite
Y a rien de pire que d'avoir 20 ans et des idées : tout le monde les trouve mauvaises.
Le génie de la France est une source où, de tout temps, puisa la pensée des peuples libres.
Qu'est-ce qu'une grande vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l'âge mûr ?
Invite la philosophie pour la soirée mais ne la laisse pas coucher chez toi.
Toute vie fait partie d'une relation complexe dans laquelle chacun dépend des autres, prenant, donnant à et vivant avec tous les autres.
Pour l'expérimentateur physiologiste, il ne saurait y avoir ni spiritualisme ni matérialisme. Ces mots appartiennent à une philosophie naturelle qui a vieilli, ils tomberont en désuétude par le progrès même de la science.
Il faut avoir peur, c'est salutaire. La peur aujourd'hui est bonne conseillère : elle fait voler en éclats les idées reçues, les conditionnements de masse, le culte du chef.
La philosophie d'un siècle est le sens commun du suivant.
Un romancier est souvent un somnambule, tant il est pénétré par ce qu'il doit écrire, et l'on peut craindre qu'il se fasse écraser quand il traverse une rue.
Plus le corps est faible, plus la pensée agit fortement.
Le courage, c'est de traverser tout nu un village de cannibales.
Penser conduit l'homme à la connaissance. Il peut voir et entendre, lire et apprendre, autant qu'il le veut; il n'en saura jamais rien, si ce n'est ce qu'il a pensé, ce qui en pensant qu'il a fait la propriété de [...] â–º Lire la suite
La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.
Toute philosophie est d'une certaine façon, la fin de l'histoire.
Que les fidèles éloignent de leurs coeurs la pensée de dire que le destin est quelque chose. Le Créateur, qui donne aux hommes la vie, s'en réserve à lui seul l'administration.
Les surprises de la pensée sont comme celles de l'amour : elles s'usent.
Le grand amour apporte toujours avec lui des idées de mort et de séparation.
La pensée est immortelle, à condition qu'on la fasse perpétuellement renaître.
Où la pensée se raffermit, l'épithète se raréfie.
Vous pouvez obliger un âne à traverser l'eau, mais vous ne pouvez pas l'obliger à en boire.