A quoi bon remettre à demain ce qu'on peut faire avec ses pieds.
On peut être sobre sans être délicat ; mais on ne peut jamais être délicat sans être sobre.
Et ne vaut-il pas mieux quelque orage endurer, Que d'avoir toujours peur de la mer importune ? Par la bonne fortune on se trouve abusé, Par la fortune adverse on devient plus rusé.
On ne fait rien de grand sans le fanatisme.
On dit d'une maison sans intérêt qu'elle a de beaux placards, comme on dit d'une femme laide qu'elle a de beaux yeux.
On se donne en donnant.
En démocratie, on a le droit d'avoir tort.
Quand on emprunte, on ne choisit pas.
Celui qu'on n'ose recevoir hésite souvent à donner.
La vraie pitié est toujours celle que l'on éprouve pour soi-même.
L'histoire est semée de mots dont on dit qu'ils ont fait fortune !
La démesure en mûrissant produit l'épi de l'erreur et la moisson qu'on en lève n'est faite que de larmes.
Si les souris qui restent prennent d'assaut l'éléphantesque République et que celle-ci fuit en appelant sa mère, on aura perdu. La laïcité a le fessier suffisamment large pour s'asseoir sur cette vermine et l'écrabouiller.
Je sais qui vous êtes. Je sais ce que vous avez fait. Tu m'as pris mon fils ! Tu l'as laissé mourir dans cet endroit ! Tu as simulé sa mort ! On a eu des funérailles. On l'a enterré. Et maintenant vous me demandez mon aide ? Va au diable.
J'ai eu le sentiment que les États-Unis devaient prendre la tête de la lutte anti-terroriste afin d'enrayer ce fléau et faire en sorte que les pays du monde libre se rallient à l'autorité américaine, comme un train que l'on attelle à une puissante locomotive.
On ne va plus au cinéma pour s'échapper, mais pour voir la vraie vie.
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent ; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
On peut considérer la langue de l'homme, dans le mécanisme de la parole, comme la corde qui lance d'elle-même la flèche qu'on y a ajustée.
On aime tant Dieu, quand on a besoin de lui !
Quand on a de l'argent il faut se garder de le dire à sa maîtresse : elle se mettrait à vous adorer.
Les mensonges n'ont d'importance que si l'on se fait prendre.
On ne modifie pas la société par décret.
Les parlements, académies, assemblées ont beau se dégrader, ils se soutiennent par leur masse, et on ne peut rien contre eux. Le déshonneur, le ridicule glissent sur eux, comme les balles de fusil sur un crocodile.
Aucun cheval de course n'est capable de filer aussi vite que l'argent qu'on a misé sur lui.
Le vrai jaloux, c'est celui qui a une femme très laide et qui a toujours peur qu'on la lui prenne.
Les contraintes excessives que l'on fait peser sur l'artisan, sur la petite entreprise, nous exaspèrent. Et le mot "entreprise" entraîne chez les français une adhésion remarquable, très au dessus du mot " syndicat". L'entreprise et l'idée de liberté, c'est de la valeur humaine.
Tant de rencontres, dans une vie. On peut être avec beaucoup de gens, et pourtant, il n'y a qu'une seule personne au monde qui vous chavire.
Quand on veut, on peut
"Bac" : trois lettres magiques à qui l'on prête le pouvoir de transformer le plomb en or. Illusion.
Je pense que l'on peut avoir une personnalité, mais qu'il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
ça nous arrive à tous de vivre des événements particuliers et de savoir que ces instants resterons inoubliables au moment où on les a vécu. J'ai vécu un de ces moments ce soir.
Il est parfois mieux de vivre avec ce que l'on aime, plutôt que de vivre avec ceux qu'on aime, car le premier ne nous trahit jamais.
Je me méfie de ceux qu'on dit visionnaires : les voyants vont vers leur plaisir en vision comme tout homme vers ses amours.
On instruit toujours mal le lecteur, lorsqu'on le fait bailler.
L'ingéniosité en amour, c'est comme la poésie en littérature. On peut s'en passer, mais c'est dommage.
Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
Il n'y a qu'une chose certaine dans la vie, c'est qu'on la perd.
On est jusqu'à vingt ans petit pour sa nourrice.
Avec le temps, certaines célébrités deviennent comme la Sibérie : on sait qu'elle existe mais personne ne veut y aller.
Ce qu'il y a de plus dur dans la vie, c'est d'être obligés de se détacher de ce qui nous est le plus précieux, ce pour quoi on donnerait tout. Comment continuer à vivre ?
Bien pauvre est le martyre où l'on s'offre sans ardeur.
L'amour, on y puise toutes nos forces mais on y concentre toutes nos faiblesses.
La mariage est comme le restaurant : à peine est-on servi qu'on regarde dans l'assiette du voisin.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
L'action directe est, en fin de compte, l'insistance provocante à agir comme si l'on était déjà libre.
On n'imagine pas combien un simple plat de lentilles, de pois chiches, de courgettes ou de soja peut être grand.
On ne fait pas ce qu'on fait pour l'argent... on le fait pour la musique.
Aujourd'hui, les djihadistes sont en guerre. On ne peut pas éviter d'aller aux racines profondes d'une telle barbarie, pour comprendre et agir.
Est-ce qu'il faut tuer ce qu'on ne comprend pas ?
Il vous vient quelquefois un dégoût d'écrire en songeant à la quantité d'ânes par lesquels on risque d'être lu.