Où est le risque d'en appeler à la postérité : on n'y est jugé que par contumace.
On s'accommoderait aisément des chagrins, si la raison ou le foie n'y succombait.
Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l'égalité s'est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d'automates ; d'hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd'hui, égalité signifie "similitude" plutôt que "singularité".
On ne peut pas tout se permettre quand on tient compte du monde des autres.
Lorsque l'on n'a rien, on a rien à perdre.
Ce qui m'a un peu embêté pendant le confinement, c'est cette idée qu'on a fonctionné au ralenti.
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
Une petite flamme de folie, si on savait ce que la vie s'en éclaire !
Le cinéma, on peut l'acheter lui, se le procurer pour une heure ou deux, comme un prostitué.
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
Du bâton que l'on tient on est souvent battu.
La nouvelle génération n'ose plus dire qu'elle fait des chansons : on fait des "titres". Je ne sais pas s'ils sont cotés en Bourse !
Avant de changer d'idée, s'assurer qu'on en a déjà une.
On devrait élever une statue au silence.
On ne venge jamais un autre que soi.
On appelle faiblesse les fautes des femmes qui ont une bonne réputation. Elles s'appellent scandales pour les autres.
On ne règle à l'amiable que ce qu'on règle sans s'aimer.
On rit faute de mieux, parfois.
Dans la salle d'attente, Bill avait l'impression de vivre un cauchemar. Il alla voir Lily juste avant qu'on la monte au bloc opératoire. Il se pencha pour l'embrasser sur le front et les larmes qu'il ne pouvait plus retenir tombèrent sur le visage de sa fille.
À chaque fois qu'il y a eu dans une colonie un supplicié, un torturé, une fillette violée, et qu'en France on accepte, il y a une régression universelle qui s'opère, un poison instillé dans les veines de l'Europe et le progrès lent de l'ensauvagement du continent.
Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé.
Il est indécent de se vanter soi-même, surtout de ce qu'on n'a pas fait.
A table, on oublie les ennuis.
Est-ce qu'il faudra les durcir, est-ce qu'il faudra le (confinement) prolonger ? Vraisemblablement. Est-ce qu'il faudra y revenir à d'autres moments ? Sans doute parce qu'on ne sait pas combien de vagues on aura et comment le virus va se comporter, comment on va l'absorber.
Il y a un paradoxe chez tous mes confrères, moi compris : On rêve d'être reconnus, et en même temps, que personne ne nous emmerde.
ça nous arrive à tous de vivre des événements particuliers et de savoir que ces instants resterons inoubliables au moment où on les a vécu. J'ai vécu un de ces moments ce soir.
On n'a plus besoin de chimie, on a besoin de voyager dans le temps !
En renonçant à la distinction, on se vautre dans l'approximation, car la paresse articulatoire cache une paresse intellectuelle.
Je t'aime, tu t'aimes, on sème.
Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu'on se repose ou qu'on va se reposer mais c'est juste une petite espérance qu'on a, on sait bien que ça n'existe pas, ce n'est qu'une chose qu'on dit quand on est fatigué.
C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un.
Quand on défie la mort on ne gagne qu'en perdant définitivement.
Attention, immortel, on ne l'est que pour la vie.
Toute femme se croit volée de l'amour qu'on a pour une autre.
On ne dure en France que dans l'opposition et le seul moyen d'échapper au changement, c'est de le réclamer tous les jours.
On imagine les autres comme on est soi !
Quand on donne le Goncourt à un écrivain, est-ce qu'il est obligé de le lire ?
Ils sont plus honnêtes - et c'est naturel - ceux qui recherchent la simplicité de préférence à l'abondance ; car mieux on se contente de ce que l'on a, et moins on convoite le bien d'autrui.
Les fans ont été une partie intégrante de notre travail sur les films, on pensait à eux chaque jour de tournage.
Mais on ne peut pas faire deux choses à la fois : être heureux et le constater.
D'habitude, je vais à Cannes pour un film ou pour remettre un prix : on fait un petit tour et on s'en va.
Faire l'amour est la seule activité sportive où l'on préfère s'entraîner que marquer un but.
Il vous vient quelquefois un dégoût d'écrire en songeant à la quantité d'ânes par lesquels on risque d'être lu.
On ne tue pas les idées.
On ne peut juger de la beauté de la vie que par celle de la mort.
On n'essaie pas d'aimer. On aime ou on n'aime pas.
Corde. Instrument que l'on utilisait pour rappeler à l'assassin qu'il était également mortel.
Avant, on parlait de malade ; le terme de patient n'est venu que dans les années 80. "De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou".
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
De nos jours, on ne sait plus, on ne se rend plus compte de tout le bonheur de l'anthracite anglais ! Comment il nous réchauffait couilles et miches et pognes pendant ces hivers terribles. Aujourd'hui, rares ceux qui se souviennent... quelques édentés crachoteux en leur grabat.