Je remontais dans ma mémoire jusqu'à l'enfance, pour retrouver le sentiment d'une protection souveraine. Il n'est point de protection pour les hommes. Une fois homme on vous laisse aller.
On juge les filles honnêtes dès qu'on les voit instruites dans l'art de se taire et de mentir.
Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.
Tout s'arrange en dînant dans le siècle où nous sommes Et c'est par des dîners qu'on gouverne les hommes.
On s'aperçoit de ce qu'on cherchait après qu'on a trouvé ce qu'on ne cherchait pas.
La grandeur du sacrement, c'est de s'agenouiller, de s'accuser, de recevoir l'absolution et d'apprendre en même temps, dans ce petit claquement sec du guichet, qu'on n'est jamais absout.
Qu'est-ce qu'on sent, quand on ne se sent pas bien ?
C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
Quand on est sur le point d'abandonner, c'est le moment de continuer.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
Si l'on savait à quoi l'on s'expose, on n'oserait jamais être heureux.
Se méfier des gens qui promettent des millions et dont on est forcé de régler les consommations.
L'être avec qui on meurt est aussi important que l'être de qui on naît.
Devant un escalier... Au départ on a les marches dans la tête. À la fin on les a dans les jambes.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
La charité intégrale ne consiste pas à partager avec les autres ce qu'on possède mais ce qu'ils ne possèdent pas.
Quand on cherche vraiment la vérité, ce que l'on trouve, c'est Dieu.
Je me méfie de ceux qu'on dit visionnaires : les voyants vont vers leur plaisir en vision comme tout homme vers ses amours.
Le mariage c'est la robe. Après, évidemment, on a le mari !
On peut beaucoup plus largement se passer des hommes que des femmes, c'est pourquoi c'est eux qu'on sacrifie dans la guerre.
Dire qu'on a eu vingt ans, qu'on ne les a plus, qu'on ne les r'aura plus jamais !
Qui on épouse n'a guère d'importance : le lendemain matin, on trouvera toujours que c'est quelqu'un d'autre.
On croit devenir myope, on est déjà aveugle.
Je souhaite qu'on me délivre des livres...
Il est fort aisé de se tromper soi-même, on pense comme l'on est affecté.
Sans y prêter attention, comme l'oreille s'habitue à un tic-tac d'horloge, on entend le canon. Quand ce sont les 75 de la gare qui tirent, on dirait que leur miaulement traverse la place.
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce qu'on fait.
On peut accepter la misère pour soi. La préférer à l'opulence si telle vous parait la voie qui vous conduira au but, car ce ne sont pas toujours les routes les plus faciles qui mènent où on veut aller.
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.
Je suis moins sombre qu'on ne le croit.
Si l'homme a été fait, comme le dit la Bible, à l'image de Dieu, alors on comprend tout : car ce Dieu est souvent atroce.
C'est bien vrai que les choses tournent rarement comme on l'imaginait... Surtout la voiture qui roulait devant vous et que vous vous apprêtiez à doubler !
Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables et qu'on n'a pas remplacés.
C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un.
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
Dire que l'on peut naître sénile !
On est porté à s'attrister quand on se regarde sérieusement.
L'argent ne vaut que parce que, de son fait, on peut posséder.
On ne doit jamais acheter un bonnet sans l'avoir essayé.
On perd le crédit que donnent les richesses, à proportion qu'elles diminuent.
La carrière artisitique a ceci de particulier qu'elle mord autant qu'elle caresse surtout si on l'embrasse.
On croit les choses parce qu'on a été conditionné à les croire.
Est-ce que ce n'est pas incroyable de rencontrer quelqu'un et de se dire : avec cette personne, je suis bien ? J'aime être avec toi parce que je ne m'ennuie jamais. Même quand on ne se parle pas, même quand on ne se touche pas....
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
Quand on a pas d'imagination, mourir, c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.
- Il avait ce qu'on appelle un micro-pénis- Il aurait pu se faire opérer...- C'est ce qu'il a fait ! Il s'est fait greffer des micro-doigts.
On ne bâtit plus à Marsal, et qu'une maison brûle, on ne la relève pas. De-ci de-là, le long des rues, je vois des ruines recouvertes d'orties.
La convention citoyenne, j'ai trouvé ça formidable. Vous avez des gens d'une humilité totale, qui passent leur temps à s'excuser d'être là, et qui ont sorti des mesures extraordinaires. Je crois beaucoup à l'individu, on peut parler à un supporter du PSG, c'est dur de parler à un stade.
Tant de rencontres, dans une vie. On peut être avec beaucoup de gens, et pourtant, il n'y a qu'une seule personne au monde qui vous chavire.
Je sais qui vous êtes. Je sais ce que vous avez fait. Tu m'as pris mon fils ! Tu l'as laissé mourir dans cet endroit ! Tu as simulé sa mort ! On a eu des funérailles. On l'a enterré. Et maintenant vous me demandez mon aide ? Va au diable.